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Tome premier. A - K.
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ÉTAU. s. ni. Petite machine dont les Serru-riers et quelques autres ouvriers se servent,pour tenir fermes et serrées les pièces qu’ilstravaillent.

ÉTAYEMENT. s. m. Action d’étayer, oul’état de ce qui est étayé.

ÉTAYER, v. a. (U se conjugue commePayer.) Appuyer avec des étais, Etayei- unemaison , upe muraille. On a bien etaye ce bâ-timent, il ne tombera pas.

On le dit aussi figurément. Sa fortune chan-celle , elle a besoin à être efayee,

Éxaïé j ée. participe.

ETE

ÉTÉ, *. m . des quatre saisons de

l'année, qui est la plus chaude, et qui com-mence au solstice dû Juin, et finit à l’équinoxede septembre. Bel été. Eté chaud, brûlant. Etépluvieux. Jours d'été. Ilabit d’été. Logementd'été. Appartement d’été. Fruits d’élé. Chaleursd’été. Solstice d’été. L’été passé. L’été prochain.Nous étions en été.

Les Poètes et les anciens monumens person-nifient VElé. G’est un Génie tenant une fau-cille, couronné depis, etc. Chez les Poètes.Plusieurs étés , signifient, Plusieurs années. Ilsprennent la partie pour le tout.

Quelquefois le mot Eté comprend la plus]>clle moitié de l’année. Semestre d'hiver. Se-mestre d'été.

On dit figurent. d’Un homme encore jeune,Tl est dans son été.

On appelle Eté Saint-Denis, Été Saint*•Martin, Les huit ou dix jours qui précèdentou qui suivent ces fêtes, parce qu’ils sont quel-quefois assez beaux.

ÉTEIGNOIR. s. m. Instrument creux enforme d’entonnoir, pour éteindre la chandelle.Eteignoir de fer-bianc. Eteignoir d’argent.

ÉTEINDRE, v. a. (Il se conjugue commeTeindre.) Il se dit Du feu qu’on fait mourirqu’on étouffe, dont on fait cesser l’action. Ëteignez ce feu. Eteindre un cierge, un flambeauEteindre la lumière. Eteindre un incendie. Lefeu êtoit à cette maison , mais on l’a éteint Lejeu est éteint

On dit, Eteindre les couleurs, les lumièresd’un tableau , pour dire, ÀffbibUr les couleurs,les lumières.

U se met aussi avec le pronom personnelCe feu s’éteint

On dit aussi d’Une personne, rpiElles'eteint «pour dire, qu’Elle safîbiblit très-sensiblement,comnïe touchant à sa fin; et on dit qu’t/nepersonne est éteinte, Lorsqu’elle est dans untel abattement, quelle paroit n’avoir plus deressort.

Il signifie aussi, Amortir, détruire, tempé-rer la chaleur sensible ou cachée qui est enquelque chose. Eteindre de la chaux. EteindreVardeur de la jièvre. Cela éteint la chaleur na-turelle. '

On dit, Eteindre la soif , pour dire, Désal-térer.

On dit figurément, Eteindre, pour dire,Tome 1.

ETE '

Faire cesser. La guerre étoit si allumée, qu’onne croyoit pas gu'il fût possible de l’éteindresitôt. Eteindre la rébellion.

U se dit figurément De quelques passionsvives. Les jeûnes éteignent le feu de. la con-cupiscence. Eteindre sti fureur, sa flamme.

On dit aussi figurément : La vieillesse éteintle feu de l’imagination. L'ûgc éteint le feu despassions. La jouissance éteint les désirs.

Éteindre, signifie aussi, Abolir, faire quele souvenir d une chose sc perde entièrement.Eteindre et abolir un crime. On en veut étein-dre la mémoire. Son ressentiment ne s étein -cb'a gu avec sa vie.

On dit aussi, Eteindre une race, pour dire,L’exterminer entièrement.!/ faut éteindre cettemalheureuse race.

On le dit aussi Des Maisons rt des Dignitésqui finissent. CetteMaison est près de s’éteindre.Cette Pairie est éteinte par la mort d’un tel.

On ‘dit aussi, Eteindre une rente, pour dire,La faire cesser par le remboursement du prin-cipal. Eleinih'C et amortir une rente. Eteindj-eune dette.

Éteint, einte. participe.

On dit qu’!7n homme a les yeux éteints,pour dire, qu’il a les yeux sans feu et sansvivacité; et qu’/Z a la voix éteinte , pour dire,qu’On a peine à l’entendre parler, tant il a lavoix foible.

ÉTENDÀGIÎ. s. m. Terme d’imprimerie.Assemblage de cordes tendues d’un mur àl’autre, à peu de distance du plancher supé-rieur d’une chambre, sur lesquelles les Impri-meurs font sécher les feuilles imprimées. Cèpapier va sc piquer, il devroit être sur l’éten-dage.

li se dit aussi, dans les manufactures enlaine, d’Une opération qui se fait sur les lainesavant de les employer.

ETENDARD, s. m. Enseigne de la Cavalerie.Se ranger sous l'étendard. Porte-étendard.

Il se dit aussi pour les Galères. On appelleEtendard sur les galères, ce qu’on appelle Pa-villon sur les vaisseaux ; et dans ce sens on dit,Gardes de l’étendard.

Il se dit aussi figurément, De toutes sortesd’Enseignes de guerre, soit pour J a Cavalerie ,soit pour l’Infanterie. Déployer , arborer, plan-ter un étendard.

On dit figurément, Suivre les étendards de.quelquun, se ranger sous les étendards, com-battre sous les éteiidards de quelqu'un , pourdire, Embrasser son parti. Et l'on dit, Leverl’étendard, pour dire, Sc déclarer chef d’unparti, d’une faction.

On dit aussi, Ai borer Vétendai'd de. ... pourdire, Faire profession, faire parade de.... !/ aarboré l’étendard de la dévotion.

ETENDOIR. s. m. Terme d’imprimerie. Es-pèce de petite pelle à long manche, qui sert àplacer les feuilles imprimées sur l étcndage.

Il sc dit aussi, en termes de Papetier et deChamoiseur, De l’endroit où l’on étend lesfeuilles de papier, et les peaux.

ETENDRE, v. act. Allonger, faire qu’une

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chose acquière ou plus de surface ou plus devolume, soit en la rendant plus mince, soit en/a dilatant. On étend l’or sous le marteau.Etendi c du beurre sur du pain. Etendre de lacire. Etendre du drap, du parchemin. La ra-réfaction etend le volume d’air.

On dit aussi, Etendre scs troupes, son armée,pour aire, Leur donner plus de terrain, plusde front.

On dit en Peinture, Etendre la lumière,pour dire, Grouper ensemble plusieurs partiesqui naturellement reçoivent la lumière, et dontles objets ne sont séparés que par des demi-teintes adoucies.

Etendre, signifie aussi, Déployer en longet en large. Etendre un linge pour le sécher.Eteiuhe de la toile sur l’herbe pour lablanchir.Etendre son manteau par terre pour se coucherdessus. Etendez ce tapis.

On dit d’Un oiseau qui déploie ses ailes pourvoler, qu’!Z étend scs ailes ■ et l’on dit aussi,Etendre le bras, étendre les bras, pour dire,Les déployer de leur long. Et l’on dit d'U;thomme couché, qu’il est étendu de son long.Tl s'étendit tout de son long sur l’heibe.

En parlant De la Passion de Notre-SeignenfJésus- Christ , on dit, qu’/Z a été étendu surl’arbre de la Croix pour nos péchés. En parlantDe quelques Martyrs, on dit, qu’lis ont étéétendus sur le chevalet.

On dit aussi, Etendre un homme sur Zecarreau , pour dire, Le tuer, le renverser mortpar terre.

On dit figurément, Etendre la clause d'unCo7ifrat, les termes d’un Arrêt, d'une Loi , lasignification d’un mot , pour dire, Porter lesens d’une Loi , d’un Contrat, d'un Arrêt au-delà de ce que les termes signifient précisément.

On dit aussi figurément et familièrement.Etendre le parchemin, pour dire, Faire delongues écritures dans une affaire pour aug-menter les frais; Etendre la courroie, pourdire, Étendre le profit, les droits, les pouvoirs,etc. et les pousser au-delà de ce qu’ils devraient:être.

Etendre, signifie aussi, Augmenter, agran-dix*. Etendre son Empire. Etendre les limi sade son Royaume. Il a étendu son parc, étendusa terre jusqu'à un tel endroit.

s’Etendre, Tenir un certain espace. S<«Terre , ses Etats, sa Juridiction , s'étendentjusqu’à un tel endroit.

On le dit figurément Des personnes, enparlant De leur propriété. Ce Seigneur s’esifort étendu de ce cote-la. Il ne peut s’étendrede ce cotè-là , parce qu’il est borné par d’autre*Seigneurs.

U se dit figurera. De plusieurs autres choses.Son pouvoir ne s’étend pas si avant. Son crédits etend jusque-là. Sa réputation , son nom, sagloire, s'étendent par toute l'Europe.

On dit, que La vue d'un homme s'étendplus ou moins loin , suivant qu’il peut voir lesobjets plus ou moins éloignés. Sa vue s’étendjusqu'à .... De celte terrasse on voit aussi loinque la vue peut s’étendre.

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