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Tome premier. A - K.
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On dit aussi De la voix, II a une voix fortequi s'étend bien loin. Tant que la voix se peutétendre.

On dit familièrement , Tant qu'une sommepourra s’étendre , pour dire, qu’On ne veut dé-penser que cette somme-là.

On dit figurément , S'étendre sur quelquesujet, pour dire, En parler au long. S'il mè-toit permis de m'étendre sur cette matière. Ondit aussi en ce sens, iS’étembe sur les louange;,sur les bonnes ou mauvaises qualités de quel-qu'un.

s’étendre, signifie aussi Durer. La vie deVhomme ne s’étend guère au-delà de cent ans .Il travaille tant que la journée peut s'étendre.

Étendu, ue. participe. Pouvoir fort elendu.Connoissanccs fort étendues. La vue est icifort étendue.

ÉTENDUE, s. f. Dimension d’une chose enlongueur, largeur et profondeur. En ce sens iln’est guère d’usage que dans le didactique.«Selon quelques Philosophes , l'étendue est l’es-sence de la matière. L’étendue appartient aucorps, et la pensée à l'esprit.

U se dit aussi pour signifier Une ou deuxdes trois dimensions. L'étendue d’une ligne ,'d’une surface.

Dans le discours ordinaire , Étendue ne sedit que par rapport à la superficie d’une chose.Vans toute l'étendue du Royaume. Une plaine ,un parc de grande étendue. L’étendue de sesT’erres. Cela n’a pas assez d’étendue. Paysd'une grande, étendue.

Étendue, se dit aussi Du temps. Dans l’é-tendue de tous les uges, de tous les siècles. Lavie de Vhomme n'est pas d'une longue étendue ,est d’une com te étendue.

Il se dit figurément De plusieurs choses.L'étendue du pouvoir, de l’autorité. L’étenduede ses devoi/'s. ïl voudroit donner plus d’eten-due « celte Loi qu elle n'en doit avoir. Cetteproposition prise dans toute son étendue seroitfausse. Un esprit d’une grande étendue, d'unevaste étendue. Grande étendue de voix. Unevoix d’une grande étendue. Il a une grandeétendue de connoissanccs.

ÉTERNEL, ELLE. adj. Qui n’a point eude commencement, et n’aura jamais de fin. Iin’y a que Dieu qui soit éternel. Le Père éter-nel. Le Verbe éternel. La Sagesse éternelle.Dieu est un être éternel. Quelques PhilosophePaïens ont cru que le monde étoit éternel.

Il est quelquefois substantif, et se dit seuiement de Dieu . T d Éternel soit béni. La Loi deVÉlernol, ‘

On dit, qu’t/ne proposition est d'éternellevente , pour dire, qu’Elle est d’une vérité im-muable et nécessaire. Le tout est plus grandque sa partie , est une proposition d'éternellevérité.

Éternel, signifie aussi, Qui n’aura jamaisde fin, quoiqu’il ait eu un commencement. Lavie éternelle. La gloire elernclle. La damnationéternelle. La mort éternelle. Les peines éter-nelles. Une dmée éternelle.

Il signifie aussi , Qui doit durer si long-

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temps, qu’on n’en sait point la fin. C'est uneguerre éternelle. U ri procès éternel. Des haineséternelles. Des amours éternelles. Une recon-naissance éternelle. D’éternelle mémoire.

On dit aussi, Un causeur , un harangueuréternel , pour dire, Un homme qui parle trop,et qui harangue trop long-temps.

ÉTERNELLE, s. f. Plante qui produit desfleurs jaunes en forme de bouquet, et qui scconservent long-temps, quoique coupées.

ÉTERNELLEMENT, adv. Sans commence-ment et sans fin. Dieu engendre son Verbeéternellement.

Il signifie aussi, Sans fin, quoiqu'il y ait euun commencement. Le bonheur des élus , lespeines des damnés dureront éternellement.

Il se prend quelquefois pour Continuelle-ment , sans cesse. Il est éternellement à masuite 9 sur mes épaules. Voulez-vous demeurerlà éternellement ?

ÉTERNISER, v. a. Rendre éternel. Fairequ’une chose ne finisse point, qu’elle duretrès-long-lemps. Eterniser son nom. Éternisersa mémoire. La chicane éternise les procès.

Éternisé, ée. participe.

ÉTERNITÉ, s. f. Durée qui n'a ni commen-cement ni fin. L’éternité de Dieu. Dieu est detoûte éternité.

Il se dit aussi d’Une durée qui a un com-mencement, et n’a point de fin. Éternité bien-heureuse. Eteniiié malheureuse. Éternité debonheur. Éternité de peines, de supplices. Ilne pense j as à l’éternité. L'éternité dépend d'unmoment.

Éternité, signifie aussi Un fort longtemps.Ces bdtimens dureront une éternité. En voilàpour une éternité.

On dit, De toute éternité , pour dire, Detemps immémorial. Cela est là de toute éter-nité.

ÉTERNUER, v. n. Faire un effort involon-taire avec une respiration véhémente, excitéepar quelque picotement qui se fait au fond d..*snarines. Le rhume fait éternuer. Cette poudre ,cette fumée fait éternuadonne envie d'éter- 'nuer. Se faire éternuer.

ÉTERNUAIENT, s. m. Mouvement subit etconvulsif des muscles qui servent à I’expira--ion, dans lequel l’air, après une grande inspi-ration commencée et un peu suspendue , estchassé tout d’un coup et avec violence par lenez et par la bouche. L élernument trop grandet t7 r op fréquent est contre nature.

ÉTÉSIEN. adj. in. Les vents étésiens , sontles lents réguliers pendant un certain nombrede jours. Les vents étésiens soufflent en Espa-gne, en Asie . Les aquilons êiésiens soufflentquarante jours vers le lever de la canicule.

ÉTESIES, s. m. pi. signifie la même choseque Les vents ciésiens. Cette dernière, expres-sion est aujourd’hui la plue usitée.

ÉTÈTEMENT. s. m. L’action d’étèter u;arbre. Cet ai'brr. a repoussé bien des branchesdepuis son étêlemejif.

ETÊTER. v. a. Couper la têic u’un arbre.Etêlerdes saules. Il est temps d'ètéter ces wbres.

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. On dit aussi, Étêtev un clou, une éjnngle.Ou a etête ce clou , U ne peut plus servir.

Étété , ée. participe.

ÉTEUF. s. m. Petite balle dont on joue &la longue paume. Prendre Véteuf à la volée.Renvoyer Véteuf On ne prononce point l’F dumot Éteuf , si ce n’est en Poésie, quand il suitimmédiatement une voyelle.

On dit proverbialement et figurément,Ken-voyer Véteuf , pour dire, Repousser avec vi-gueur, soit par des paroles, soit par des effets,une injure qu’on nous veut faire.

On dit encore proverbialement et figurément,Courir après son éteuf , pour dire, Prendrebien de la peine pour recouvrer un bien, unavaulage qu’on a laissé échapper. J’ai retenucct argent-là par mes mains , parce que je neveux point courir apres mon éteuf.

ÉTEULE ou ESTEUBLE. s. fera. Chaume.Ce qui reste sur la terre du tuyau des grainsquand on a fait la moisson.

E T II

ÉTIIER. subst. maso. ( On prononce TR. )Ce mot n’est d’usage que dans le Didactique,et on s’en sert pour signifier Lelendue im-mense d’une substance subtile et fluide, danslaquelle on suppose que sont les corps céles-tes, etc.

Éther, en Chimie, ou Liqueur éthérée , estUne huile tirée de l’esprit-de-vin par le moyeud’un acide.

ÉTHÉRÉ, EE. adj. Qui est de cotîe subs-tance subtile et fluide, que les Philosophes ap-pellent Ether . Substance éthérée. Corps éthéré.Région éthérée. Les Poètes appellent le Ciel,La voûte éthérée.

On appelle, Espace éthéré , L’espace im-mense du Ciel, où les astres font leur révolu-tion; et l\Iatière éthérée , Le milieu où ilsnagent.

ÈTHIOPS, ou ÉTHIOPS MINÉRAL, s. m.Mélange de mercure et de soufre. Sa couleurnoire lui a fait donner oe nom.

ÉTHIQUE, s. fém. Signifie Morale, et n’estd’usage que dans le Didactique. La Logique,VEthique, la Physique •

On appelle Les Ethiques d’Aristote, Lesouvrages moraux d’Aristote .

ETHMOÏDÀL, ÀLE. adj. Qui appartient ùi’os ctî.moïdc. Les sinus ethmoïdaux.

ETHMCÏDE. s. m. Terme d’Anaiomie. Nomque l’on donne à l’un des huit os du crâne,qu’on nomme l’os ethmoïde.

ETHNARQUE. s. m. Non* de dignité chezles Anciens. Celui qui coimnandoit dans uneProvince.

On appeloit Ethncwchie, La Province oùl’Etrnavqne commnndoit.

ETHNIQUE, adj. des 1 g- I.es Auteurs Ec-clesiastiques emploient le mot Ethnique , pourdire, Gentil, Païen, Idolâtre.

J,es Grammairiens appellent Mot ethnique,Gdui qui désigne l’habitant d’un certain Pays,ou d’une certaine Ville. François , Parisien,sont des mots ethniques.