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plusieurs allées d'un parc, ou plusieurs routesd’une forêt.
Etoile , se dit aussi, en termes d’imprime-rie, dans le même sens qvCAstérisque. Yoy, As-térisque.
Étoile, en termes de Manège, signifie Unemarque blanche sur le front d’un cheval dontle corps est d’une autre couleur.
ÉTOILÉ, subst. m. Terme de Chirtugie. Ondonne ce nom à deux espèces de bandages, l’unpour la fracture des omoplates, ou du sternum ,l'autre pour la luxation des deux humérus à lafois, ou la fracture des deux clavicules.'
ÉTOILÉ, ÉE. adj. Semé d’étoiles. Le Cielétait fort étoilé, pour dire, Fort serein.
On appelle Une bouteille étoilée, Une bou-teille où il s’est fait quelque fêlure en formed’étoilo.
ÉTOILER, v. qui s’emploie avec le pron.pers. s’ÉTOILER. Se fêler en forme d’étoile.Prenez garde que -nos bouteilles ne s’étoilent.Dans les Monnaies , les flans et les carreaux'sétoilent, quand ils ne sont pas assez recuits,
ÉTOLE. s. f. Longue bande d étoffé largede trois à quatre pouces, sur laquelle il y a descroix de galon ou de broderie', que les Prélatset les Prêtres se mettent au cou quand ils fouicertaines fonctions ecclésiastiques, et qui penddes deux côtés par-devant jusqu’à mi-jambe.Mettre Vétole. Oter Vétole. On n'administrepoint les Sacremens sans Vétole. Les Diacres portent Vétole en manière d’écharpe .
ÉTONNAMMENT, adverbe. D’une manièreétonnante. Cet enfant profite étonnamment.
ÉTONNANT, ANTE. adj. Qui étonne, quisui*prend. Cela est fort étonnant. Voilà unenouvelle étonnante. Mémoire étonnante. Éru-dition étonnante. Secrets étonnans. Il est éton-nant qu’on se permette de si grandes libertés.
On dit d’Un homme extraordinaire, soit enbien, soit en mal, que C’est un homme éton-nant
ÉTONNEMENT, s. m. Surprise cause'c parquelque chose d’inopiné. Causer, donner del'étonnement. Jeter dans Vétonnement. Remplird’ètonnemetit. Ce'a m r a frappé d’étonnement.J’ai été saisi d’etonnement. Je suis dans ungrand étonnement Mon etonnement a cesséquand... Il est revenu de son étonnement. C est...un de mes etonnemens, qu'il ait pu réussir parcelte voie-là. Au (p'and étonnement de tout lemonde.
Il signifie quelquefois Admiration'* Cettemction fera Vétonnement des siècles futurs. Lagrandeur et la magnificence de ce Palais mefrappèrent d’étonnement. Être ravi d’éfoime- jmeut.
U signifie figurém., Ébranlement, secousse.Les charrois ont cause un grand étonnement àces maisons. Depuis sa chute, il lui es i resté unétonnement de cerveau.
ÉTONNER, v. a. Surprendre par quelqueehosc d’inopiné. Cet accident imprévu, cette,nouvelle, cette marche des ennemis Va fartétonné, Va furieusement étonné, extrêmementétonné. Je crois que cela Vétonncra, Cela ne.
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m’a pas beaucoup étonné. Les exploits de ceHéros étonneront l’univers.
Il signifie figurément, Ébranler, faire trem-bler par quelque grande , quelque violentecommotion. Le branle des cloches a étonnécelte tour. Le bruit du canon, la force de lamine a si fort étonné ces maisons, qu'il est àcraindre quellès ne tombent. Ce coup ne lui apoint fait de plaie, mais il lui a étonné lecerveau,
s’Éto-Nner. Être étonné. II.ne s’étonne detien y il ne s’étonne pas du bruit , pour le bruit
En ee sens on dit proverbialement, qu 'Unhomme est bon cheval de trompette, qu’il nes'étonne pas pour le bruit.
Il signifie aussi, Être surpris, trouver étrange.Je m'étonne qu'il ne voie pas le danger où ilest. J’en sais la raison , je ne m’en étonne plus.Ne vous étonnez pus s'il en use de la sorte. Jem'étonne de voire ami qui vous abandonne. Jem’étonne que vous n’ayez pas prévu cet accideîit.Je m’étonne de vos manières , de votre procédé.
Étosné, ée. participe.
On dit proverbialement, qu’Un homme estétonné comme un fondeur de cloches , qu’il estétonné comme s’il tombait des nues, comme siles cornes lui veitoient ù la tête, pour dire,qu’il est surpris, étonné au dernier point.
ÉTOUFFANT, ANTE. adj. Qui lait qu’onétouffe, qu’on respire mal. Temps étouffant.Chaleur étouffante. 11 signifie aussi, Quiélouffe.qui respire mal. J’ai trouvé cet homme étouffant.
ÉTOUFFEMENT, s. m. Difficulté de res-pirer. Elle a des vapeurs qui lui causent desétouffemens. D’où vient cet étouffement?
ÉTOUFFER, v. a. Suffoquer, faire perdre larespiration, la vie. L'esquinancie Va étouV.Celte nourrice en dormant a étouffé son enfuit,fl a été étouffé d'un catarrhe. Les mauvaisesherbes étouffent le blé.
U est quelquefois neutre, et signifie, Avoirla respiration empêchée. Il n’y a point d’airdans cette chambre , on y étouffe. Nous pen-sâmes étouffer de chaud. Délacez cette femme,elle étouffe.
On dit figurément, Étouffer de rire, pourdire, Rire avec excès. Il est du style familier.
Étouffer, signifie figurément, Supprimer,cacher, dompter. Je nesaurois étouffer ma dou-leur. Tâchez d’etouffer vos soupirs , vos plain-tes, vos ressentimens. Étouffer les remords desa conscience. Etouffer ses chagrins , ses in-quiétudes, ses soupçons.
On dit encore figurément , Étouffer uneaffaire, étouffer une querelle, pour dire, Em-pêcher qu'elles n’éclatent.
Étouffer, signifie aussi, Détruire, dissiper,faire cesser. Étouffé r une révolte, une hérésie ,une sédition, une guerre civile , une erreur.
Etouffé, ée. participe.
En termes de l'Ecriturc-Saintc, on appelleViandes étouffées , La chair des animaux qu’onavoil tués sans ver.icr leur sang.
On dit aussi, Un arbre étouffé, pour, Unarbre entouré d’autres arbres plus élevés, qui,lui dérobant l’air, l’empêchent de profiter.
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ETOUFFOIR. s. in. Espèce de cloche ou deboite faîte de métal, dont on se sert pourétouffer et éteindre des charbons.
ÉTOUPE, s. f. La partie la plus grossière,j le rebut de la filasse, soit de chanvre, soit d?
| lin. Étoupe de chanvre. Étoupe de Un. Paquetd'étoupe. Fîl d’étoupe. Toile d'étoupe. Boucheravec de Vétoupe.
Ou dit figurément et familièrement, Mettrele feu uux étoupes , pour dire, Echauffer les es-prits, les exciter à la colère, h l’amour, etc..Quand les esprits sont aigris , il faut peu dechose pour mettre le feu aux étoupes. Il esttoujours avec des femmes , il y a du danger quele feu ne prenne aux étoupes.
ÉTOUPER. v. a. Boucher avec de l’étoupe,ou avec quelque autre'chose semblable. Lesconduits sont étoupes. Le vin s'enfuit, if fautétouper les fentes du tonneau. Etouper les trous.jÉfouper les oreilles.
Étoupé, ée. participe.
ÉTOURDERIE, s. f. Action d’étotirdi. oul’habitude de faire des actions d’étourdi. C’est ■une étourderie. Il fait toujours des étourderies.Ce sont de vos étourderies. On ne sauroit lecorriger de son étourderie.
ÉTOURDI, IE. adj. Qui agit sans considé-rer ce qu’il fait. C’est un jeune homme bienétourdi. Cette femme est fort étourdie.
Il se prend aussi substantivement. C’estun étourdi, petit étourdi , jeune étourdi, grandétourdi, franc étourdi. Il fait tout en étourdi.Vous êtes une étourdie. Tous ces gens-là sontdes étourdis, ils ne savent ce qu’ils font.
On dit proverbialement q u'Un homme nefut ni fou ni étourdi, pour dire, qu’il sut bienprendre son parti sur-le-champ.
On dit proverbialement qu’Un homme estétourdi comme le premier coup de Matines ^comme un hanneton.
À l’étourdie. Façon de parler adverbiale.À la manière d’un étourdi, inconsidérément.Celte affaire est importante, il ne faut pas yaller à l’étourdie, ytgir à l'étourdie..
ÉTOURDIMENT, adv. À l’étourdie. Il faittoutes choses si étourdiment que.... Il a entre-pris celte affaire fort étourdiment, Sans l’exa-miner , sans prendre conseil.
ÉTOURDIR, v. a. Causer dans le cerveauquelque ébranlement qui trouble, qui suspenden quelque sorte la fonction des sens. Il luidonna sur la tête un coup de bâton qui Vêtoar-dit. Le grand bruit du canon, des cloches, destambours j étourdit. Vous m’étourdissez avecvotre caquet. Il crie « pleine tête, il nousétourdit. Le branle du bateau , du carrosse ,étourdit.
On «Ht, Étourdir les oreilles, pont dire , Im-portuner, fatiguer par trop de paroles, etc.Vous m'étourdissez les oreilles.
Étourdir , signifie figurément Causer deletoimement, de l'embarras. Celte nouvelle,elle défaite, ce coup imprévu Usa fort étourdis,[la eu sont tout étourdis.
G:i dit aussi, S étourdir sur quelque chose,pe ur (lire. Se distraire de quelque chose, s'cjh-