FAI
visage qu’il a accoutumé d’avoir, Connut levoilà fait! et proverbialement d’Un hommemal vêtu et de mauvais air, qu/l est fait commeil plaît à Dieu .
On dit, qu 'Un homme est bien fait , qu ilest fait à pïftisir, qu’il est fait « peindre, qu ilest mal fait, pour dire, qu’il est beau, de belletaille et de bonne mine, ou qu il est laid, malformé. Un homme bien fait et de bon air. Ungrand homme mal faitUn petit homme m« !fait et mnlbuti , Une femme bien petite. Unejille bien faite.
On dit figurémem, Avoir la tête mal faite ,pour dire, Etre bizarre, déraisonnable, sansjugement. Et en parlant d’Une chose dont unhomme tire vanité, et qui ne lui est de nulavantage, on dit proverbialement et par ironie,,que Cela lui rend la jambe bien faite.
Cn dit, qu’ U n fromage est fit, n’est pasfait, pour dire, qu’il est temps ou qu’il n'cslpas temps de le manger; et q riUn mot est fait,ou n'est pas fait , pour dire, qu'il est autoriséou n’est pas autorisé par l’usage.
On dit aussi, Fait à, pour dire, Habitué à.Quand vous serez fait .à ces nouvelles formes.
FAISABLE, adj. des i genres. Qui -se peutfaire, qui n’est pas impossible. Cela est faisable,n'est pas faisable. Il riy a guère de choses guine soient faisables à gui les veut bien entre-prendre.
Gn dit aussi, qn’Une chose est faisable, pourdire, qu’il est permis de la faire , qu’on peut lafaire avec justice, quelle ne répugne pointî’e'quité.
FAISAN, s. m. Oiseau sauvage de la gros-seur dune poule, et qui se nourrit dans lesbois. Les premiiTs faisans sont venus des bordsdu Phase , gui est un fleuve de la Colchidc. Lachair de faisan a beaucoup de fumet. Cog-faisan»
On appelle Poule faisane , La femelle dufaisan. On ne dit pas Une faisande, quoiqu’ondise Faisandeau , faisander , etc. On peut direcependant, Poule faisande. Voyez Poule .
FAISANGES. s. f. pl. U se dit De tout cequ’un Fermier s’oblige par son bail de faire oude fournir sans diminution du prix du bail.
FAISANDEAU, s. m. Jeune faisan. Mangerun faisandeau.
FAISANDER, se FAISANDER, vcrlie quis’emploie avec le pronom personnel.' Il se ditDu gibier qu on garde afin qu’il acquière du fu-met. Des perdrix qui sc faisandent trop. Vousavez trop laissé faisander ce lapin.
F AisArroÉ, ée. participe.
FAISANDERIE, s. f. Dieu où l’on élève de,-,faisans. Enclore une faisanderie.
FAISAND1ER. S. m. Celui qui nourrit et«lève des faisaus.
FAISCEAU, s. m. Amns de certaines chosesliées ensemble, il u’eSt guère d’usage qu en cesphrases : Faisceau de piques. Faisceau de flé-chés. Faisceau de mousquets. Mettre les armesen faisceau. Allez mettre vos armes au faisceau.Faisceau d herbes ,
En pariant Des au riens Domains, on appelle.Tome Z.
FAI
Faisceaux , absolument, Des trousseaux deverges liées ensemble avec une hache au milieu.Les faisceaux étoient la marguede la puissancedes Magistrats. On portoit douze faisceaux de-vant les Consuls. Les Proconsuls et les Préteursn’avoient gue six'faisceaux.
On disoit, Prendre les faisceaux , pour dire,Être élevé à la dignité consulaire; Déposer lesfaisceaux, rendre les faisceaux , pour dire, Sedémettre de l’autorité consulaire.
FAISEUR , EUSE. s. On prononce Feseur. )Ouvrier, ouvrière. Celui ou celle qui fait quel-que ouvrage. Faiseur de luths. Faiseuse de col-lets. Faiseur de malles. Faiseur de clavecins.Faiseuse de mouches. Faiseur d’almanachs.Cela est du bon faiseur , de la bonne faiseuse, lice se dit guèçe Des artisans dont la profession,l’art, le métier a un nom particulier, commeSerrurier, Cordonnier, Éperonnier, etc.
On dit, par mépris, d’Un Auteur, d'unPoète, que C’est un faiseur de livres , un faiseurde vers: cl d’Un homme qui aime ordinairementâ dire des contes. que C’est un faiseur de contes ,un faiseur d’almanachs.
On dit aussi, en mauvaise part, Un faiseur,une faiseuse d'affaires.
Et on dit proverbialement, que Les grandsdiseurs ne soûl pas les grands faiseurs , pourdire, que Ceux qui sc vantent le plus, qui pro-mettent le plus, sont ordinairement ceux quien font le moins. (
FAIT. s. m. Action, chose faite, ce qu’onfut, ce qu’on a fait. Chacun répond de son fait.Il est garant de ses faits et promesses. Nul n’estgarant du jait du Prince. C’est un fait sin-gulier.
On dit, Les hauts faits , les beaux faitsd’armes, pour dire, Les exploits militaires. Etpour dire, qu’On sait la vie et les actions dequelqu'un, on dit eji plaisantant, qu’On saitses faits et gestes.
On dit, Possession de fait, par opposition àPossession de droit.
On appelle Voies de fait , Les voies de vio-lence dont on use, sans avoir recours h la Jus-tice. H est défendu d’user de voies de fait.
On dit, Prendre quelqu'un sur le fait , pourdire, Le siuprcndre dans le temps mime d’uneaction qu’il veut Cacher. Les voleurs ont étépris sur le fait. Il ne voulait pas gu’on sût gu'iltravaillait à cet ouvrage , mais je l'ai pris surle fait.
On dit proverbialement, La bonne volontéest réputée pour le fait.
On dit, en termes de Palais, Prendre le faitde quelqu'un , ou Prendre fait et cause pourquelqu'un, pour dire, Intervenir en cause pourlui. On le dit aussi dans le discours ordinaire,pour dire , Prendre sa défense, son parti , saquerelle.
Fait, signifie aussi Le cas et l’espèce dont ils’agit , soit quand on raconte quelque chose ,soit quand on agite une question. Conter lefait .Narrer bien un fait. Les faits sont bien rap-portés dans cet Historien. Il y a bien des faitsdans cet Historien, Demeurons dans lefait. Ne
FAI 569
nous écartons pas du fait. Prévenons au faitAu fait. Il va droit au fait. Articuler faits nou-veaux. Moyens de fait et de droit. Le fait esttel. Voilà le fait. Déduire lefait. Le rapporteura posé le fait. LePrèsident aremis lefait. C’estune question de fait, ce qui est opposé à Ques-tion de droit.
On dit, C’est un fait , cela est de fait , il estde fait que .... en parlant Des choses constanteset avérées.
On dit, qu’l/ne chose est du fait de quel-qu'un ,1 pour dire, qu’il en est fauteur. Celaest de mon fait. Cela est de votre fait. Elle estgrosse du fait d'un tel.
On dit, Mettre en fait , poser en fait, pourdire, Avancer une proposition qu'on soutientêtre véritable. Je mets en fait gue ces deux per -sonnes.... Il met en fait guil n’y a point devide dans la nature. Et on dit, C’est un faità part, c'est un autre fait , pour dire, queC’est une autre chose, une autre afHure.
On dit, qu’t/n homme est sur de son fait ,pour dire, qu’il est sur de ce qu’il dit, de cequ’il avance, de ce qu'il attend.
Et bon ditfamilièrem. qu’Un homme entendbien son fait, pour dire, qu’il est habile dansce qui le regarde.
On dit, Etre au fait , pour dire, Être bieninstruit ; Mettre au fait, pour dire, Instruire;et Se mettre au fait , pour dire, S’instruire.Quand vous serez au fait. Quand un vous auramis au fait de toutes les circonstances, vous neserez plus étonné. Vous vous mettrez aisémentau fait de cette affaire.
On dit aussi simplement Au fait, pour dire,En venir au fait. Au fait, consentez-vous àcela?
Av fait bt Av prendbe. phr. adv. Au mo-ment de l'exécution. Il donne de grandes espé-rances , mats au fait et au prendre il riest bonà rien. Quand on en fat au fait et au prendre.Quand ce vint au fait et au prendre.
Fait, signifie encore, Ce qui est propre etconvenable à quelqu’un. Cette maison - la .cette charge-là seroit bien U fait d'un tel. Cen’est pas mon fait. C'est justement votre fait.J’ai trouvé son fait. Ce mariage n’est pointvotre fait. Cette fille riest point votre fuit.
U se dît aussi familièrement De la part quiappartient à quelqu’un dans un total. H faut,leur donner à chacun leur fuit, pour en dispo-ser comme ils voudront. On a partagé celtesuccession , chacun a eu son fait. 2 étiez, voilàvotre fait. Il a perdu, il a mangé tout son fait,tout son petit fait.
On dit aussi familièrement, Donner le faità quelquun, lui donner son fait, pour dire,Se venger de lui, ou par quelque discours oupar quelque violence. Il me vouloit railler ,mais je lui ai donné son fait. Il attendit sonennemi , et lui donna son fait.
On dit aussi familièrement, Vire à quelqu'unson fa.it, pour dire, Lui parler vertement 6avec force, lui dire ses vérités.
En termes de Jurisprudence , on nommeFaits et articles, Les faits sur lesquels, en ma-
72 ‘