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mal, et par rapport aux mœurs. Cel homme estmal famé. Elle est bien famée. Il n’esl que de laconversation.
FAMÉLIQUE, adj. des 2 genres. Qui csttourmenté d’une faim extraordinaire, cl pres-que continue. Estomac famélique. Homme fa-mélique.
On dit. Visage famélique, mine famelhjuc,pour dire, Le visage, la mine dune personnequi est tourmentée de la faim.
Il est aussi substantif. Il a bien l air, le “Vi-sage d’un famélique.
FAMEUX, EUSE. adj. Renomme, célèbre,•insigne dans sou genre. Fameux Conquérant.Fameux Écrivain. Fameu-v O-aicur. Histo-rien fameux. Fameux Astronome . Médecin fa-meux. Fameuse Université. Ville fameuse. Siègefameux. Bataille fameuse. Fameux voleur.Fa-meux brigand. Fameuse Courtisane. Une merfameuse par cent naufrages.
FAMILIARISER , se FAMILIARISER,verbe qui s’emploie avec le pronom personnel.Se rendr familier. Se familiariser avec les plusgrands Seigneims. Se familiariser avec tout lemonde.
O 11 dit aussi absolument, Se familiariser ,pour dire, Prendre des manières trop familiè-res. C’est un homme qui se familiarise aisé-ment. Il se familiarise bientôt.
On dit d’Un homme qui s’est accoutumé àsupporter constamment la douleur, qu H s estfamiliarisé avec la douleur. Se familiariseravec la goutte.
On dit figurent. Se familiariser un Auteur,eu avec un Auteur t pour dire, Le posséderbien, l'entendre sans peine.
On dit aussi d’Un homme, qu’l! s'est fami-liarisé le style de Virgile, de Cicéron , pourdire, que Le style de Virgile et de Cicéron luiest devenu familier et aisé, qu’il se l’est renducomme propre. Et dans ce sens il est actif.
On dit pareillement, qu 'Un homme s*est fa-miliarisé une Langue étrangère , ou avec uneLangue étrangère, pour dire, qu’il la parie,qu il l’enLmd comme sa Langue naturelle.
On dit activement, Familiariser quelqu'unavec quelque chose , pour dire. L’y accoutumer.Il est difficile de familiariser une nation avecde nouveaux usages.
Familiarisé, ée. participe.
FAMILIARITÉ, s. f. Privante, manière devivre familièrement avec quelqu’un. Il n’y apas grande familiarité entre eux. Jhu beaucoupde familiarité avec lui. Il tient sa gravité , iln’ainic pas qu’on prenne trop de familiarité ave.cbu. Prendre des familiarités , des ah s de fi uni-liuriti. En mer arec familiarité.
Qu'dit quelquefois en mauvaise part, qu’ 17 nhomme a eu des familiarités avec une femme.
On dit proverbialement, La familiarité en -gendre le mépris.
FAMILIER, ÈRE. adj. Qui a une habitudeparticulière avec quelqu’un, qui vit avec lui
librement et sans façon, sans cérémonie, comme
on a accoutumé ds vivre avec les gens de sa fa-mille. Etre fan Hier avec quelqu’un. Ils vivent
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dans un commerce très-familier. Sç rendre fa-milier avec le monde , avec tout le monde.Prendre un air familier. C’est un de ses amisles plus familiers.
On dit, q u’Un homme prend des airs fami-liers, qu’il a des manières familières, pourdire, qu’Jl prend trop de liberté avec les gensqui sont au-dessus de lui, ou avec ses égauxqui ne lui sont pas liés intimement.
On appelle Discours familier , style fami-lier, Un discours, un style naturel et aisé, telque celui dont on se sert ordinairement dans laconversation entre honnêtes gens, et dans leslettres qu’on écrit à ses amis. Et on dit, qu 'Unterme est familier, pour dire, qu'il n’est pasassez respiciueux, eu égard aux personnes àqui, ou devant qui l’on parle. Les termes d’ af-fection et d’amitié sont des termes trop fami-liers ù l’éguid des personnes qui sont beaucoupuu-dessn< de nous.
On dit aussi,qu ’Un terme est familier, pourdire, qu’il n'est pas assez noble par rapport ausujet qu’on traite.
On appelle Feutres familières , I.es leltresque Cicéron a écrites à ses amis. Et l’on dit pro-verbialement d’Un homme qui se rend trop fa-milier, qu’il est familier comme les Epities deCicéron, par allusion aux Epîtres de Cicéron àses amis, qu’on appelle scs Êpitres familières.
Familier , signifie aussi, Qui est devenu fa-cile par une grande habitude, par un longusage. Cela lui est familier. Il n’a point depeine à f ire telle chose, clic lui est devenuefamilière. Il s’est rendu cette Langue-là fami-lière comme sa Langue naturelle. L’hommesage se rend la vertu familière jusque dans lesplaisirs.
On appelle Esprit familier, Une sorte d’es-prit qu’on prétend qui s’attache à un hommepour le servir. L’Esprit familier de Socrate .Fioissard dit que Gaston Phcebus, Comte dePoix, avoit un Esprit familier.
Familier, s’emploie substantivement, et si-gnifie Celui qui affecte la familiarité avec lespersonnes d’un état au-dessus du sien. Il faitle familier avec ce Ministre, ce Prince.
On dit aussi substantivement, Les familiersde la maison, pour dire, Ceux qui sont reçushabituellement et familièrement dans une mai-son ; et C’est u t. des familiers du Prince, pourdire, C’est un de ceux qui vivent habituelle-ment avec lui.
Familiers, subst. ru. pîur. C’est le nom queportent en Espagne et en Portugal les Officiersde l’Inquisition . Les plus grands Seigneurs enEspagne sont les Familiers de l’Inquisition. Lafonction des Familiers est d’arrêter les prison-niers par ordre de VInquisition.
FAMILIÈREMENT, adv. D’une manièrefamilière. Vivre , agir familièrement avec quel-qu’un. Ils s'entretenaient familièrement ensem-ble. Ce grand homme se communiquoit fami-lièrement avec tout le monde.
FAMILLE, s. f.collect. Toutes les personnesd’un même sang, comme enfans, frères, ne-veux;, etc. C’est un homme qui aime sa famille.
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C'est un bon père de famille , qui vil bien avecsa famille. Dîner en famille. Un repas de fa-mille. Ce sont des devoirs de famille.
En ce sens, sous le nom àcFam,illeB.oyah.on comprend Les enfans et les petits - enfansd'un Roi.
On appelle FUs de famille, Un jeune hommequi vit sous 1 autorité de sou père et desamère.Il n’est pas sur de prêter aux (ds de famille.
On appelle en termes de Peinture, La SainteFamille, Un tableau qui représente Notre-vSci-gnenr, 3a Vierge, Saint Joseph , et quelquefoisSaint Jean. Une Sainte Famille de Raphaël.Une Sainte Famille du Poussin.
Famille, signifie aussi, Race. , maison; et ilse dit en ce sens De ceux qui sont de mêmesang par les mâles. Bonne famille. Honnête fa-mille. Famille riche, considérable , noble, an-cienne. De quelle famille est-elle? La ruine de-familles. La conservation des familles. Il s’estallié dans une telle famille. Il est de famille deRobe. Il est d’une famille bourgeoise. Il y a eude grands hommes dans celle famille.
On appelle Enfant de famille, Un jeunehomme d'une naissance honnête.
On dit, qu’ Un homme a un air de famille,pour dire, qu’il a quelque chose dans sa per-sonne ou dans ses manières, qui est particulierà la famille dont il est.
Il est à remorquer que quand on parle desgrandes et anciennes Races de France et desPays étrangers, on ne se sert pas ordinairementdu mot de Famille, mais de celui de Maison ;et qu’au contraire, quand on parle des anciensGrecs et Romains, on se sert du mot de Fa-mille. La famille des Hêraclides . La familledes Scipions . La famille Claudienne. La fa-mille des Césars.
Famille, se prend aussi pour Toutes lespersonnes qui vivent dans une même maison,sons un même chef ; et en ce sens il n’est guèreen usage que dans cette phrase, Chef de fa*-mille.
FAmille, en parlant ides Grands d'flaîie, sedit De tous les domestiques d’une Maison. Lafamille </’im Cardind.
Famille, se dit encore par les Naturalistes ,d’Un assemblage de plusieurs genres ou espècesqui ont entre eux un grand nombre de rapports.Ainsi les Botanistes appellent Famille , Un as-semblage de plusieurs geurcs de plantes quiont un même caractère dons la fleur; et ce$genres sont établis sur la différence du calice,du réceptacle des semences et des fruits, maissurtout sur la situation différente des partiesqui composent la fleur, qui sont les pétales l oucorolles, comme parlent les nom eaux Bota-niste , les étamines et le pistil.
Ou dit, par exemple, que Les labiées, lesomlellifsres , les légumineuses, etc. forment desfamilles de plantes.
FAMINE, s. f. Disette générale dans uneVille, dans une Province, etc. de pain et d;’Sautres choses nécessaires à la nourriture. Il yeut une grande famine celle annee-la. Par untemvs de famine. La famine est un des féaux