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Tome premier. A - K.
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58o _ f FEN

-Féminisé, ée. participe.

FEMME. s. f. ( Oïl prononce Famé. ) Lafemelle de l’homme. Dieu tira la femme de lacote d'Adam . Les femmes sent naturellementtimides. ïl y a plus de femmes que d'hommesdans une 'elle Ville. Cet l omme est adonné auvin et aux femmes. Une femme mariée.

Femme , se dit aussi pour signifier Celle quiest ou qui a etc mariée; et en cc sens il eslopposé à Fille. Les fèmînes et les filles . Femmeen puissance de mari. Mari et femme. Femmesage. Femme de bien. Honnête femme. Femmegrosse. Femme veuve. C'est sa femme légitime.Femme séparée de son mûri. Femme autoriséeen Justice.

' On dit, Prendre femme, pour élire, Se ma-rier. Ce vieux garçon a enfin pris femme.

Cn dit proverbialement, Envie, fantaisiede femme gros-e, pour signifier Des goûts, desdésirs, des appétits déréglés; et, Ce que femmeveut , Dieu le veut , pour dire, que Les Luîmesveulent fortement ce qu'elles veulent.

Et proverbialement aussi, quand il pleut,et qu’il fait soleil en même temps, on dit, queLe Diable bat sa femme.

Bosse Femme, outre sa signifie:lion ordi-naire, veut dire encore, Une femme âgée; etquelquefois aussi l’on appelle de la sorte Unefemme du peuple, une paysanne.

On appel'e Femme de chambre, Une femmeou fille qui sert, une Dame à la chambre ; et ence sens on dît, Femmes , au pluriel, pour dire.Femmes de chambre. Elle appelle ses femmes.EUe envoie une de ses femmes.

Et l’on appelle Femme de charge, Celle quiest chargée du .soin du linge, de la vaisselled’argent, etc.

Sage-Femme. Voyez ce mot.

FEMMELETTE, s. f. diminutif. (On pron.Famelelte.) Terme de mépris, pour signifier.Une femme d’uo esprit très-simple et très-borné. Vous gouvernez-vous par les avis d'unefemmelette?

FEMUR , s. m. Mot purement latin, que lesAnatomistes ont transporté dans notre langue, ,pour signifier l'Os de la cuisse. Le fémur est leplus grand des os du corps humain, [l y a unefracture au fémur. *

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FENAISON, s. f. L’action de couper les foins.Le temps de la fenaison est bien avancé.

Il se dit aussi Du temps où on coupe lesfoins. Pendant la f liaison.

FENDANT, s. m. Un coup donné du tran-chaut d'n ne épée de haut en bas. Il fut blessédangereusement d'un fendant qu'il reçut dansU combat. II est vieux.

On dit familièrement, Faire le fendant,pour dire, Faire de grandes menaces, parlercomme un fanfaron qui veut se faire craindre.Cet homme fait bien le fendant , quand il nevoit personne à combattre.

PENDERIE. s. fi Terme des* forges de fer.L’art et l’action de fendre le fer et de le sépareren verges, après qu’il a été mis en bâfre. Un

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ouvrier qui entend bien la fonderie, Mettre dufer à la fonderie.

Il signifie aussi Le lieu où l’on fait agir toutce qui sert à la fonderie. Le Maître de forgeétoit dans la fenderie.

FENÜEUR. s. m. Celui qui fend. Fendeuide bois.

Fendeüh, dans li s forges, est Celui qui pré-side à la fenderie ; et dans les ardoisières, Celu ;qui fend les pierres d’ardoisé.

On dit proverbialement et figurément ,Fen-deur de naseaux, pour dire, En homme quifait le méchant, qui menace.

FENDOTR. s. in. Cutil qui sert à fendre, àaviser. Fendoiv de Vannier , de Tonnelier.

FENDRE, v. act. Couper, diviser en long.Fendre un arbre. Fendre du bois. Fendre endeux. Fendre avec une cognée. Fendre la téléd'un coup de sabre. s

On dit figurément d“Un grand bruit, queC’est un bruit qui fend la tête , un tapage fifendre la tête ; et d'Un mal de tète violent, Ilme semble qu’on me fend la tête. s

Et on dit aussi figurèrent, d’Un homme quifait des distinctions, des divisions trop subtiles,(jii’Il veut fendre un cheveu cn quatre.

Fendre, signifie aussi simplement, Diviser,séparer les parues d’un corps continu, soit cn! ong,soit autrement. La trop grande sécheressefend, la terre. La gelée fend les pierres. Il a geléà pierre fendre. Un navire qui fend Veau , guifend les vagues. Un oiseau qui fend l'air.

Il signifie aussi .Séparer par force des chosesqui ont quelque union. Fendre la preste.

Fendre, est aussi neutre; mais il ne s’em-ploie alors que figurément et dans ces phrases :La tête me fend, le cœur me fend, pour mar-quer un violent mal de tete, un grand senti-ment de compassion. La tête me fend du bruitque l'on. fait. Le cœur me fend de douleur. Lecœur me fend de voir souffrir tant de pauvresgens.

Fendre , se met aussi avec le pronom per-sonnel , et signifie, Devenir divisé , séparé,s’entr'ouvrir. Ce bois-là se fend aisément. Laterre se fend de chaleur. Les pierres se fendentpar la gelée. La pêche se fend. Une muraillequi commence à se fendre. Les eaux se fendi-rent en deux au passage de la mer Iiouge.

Fendu, ue. participe. *

On dit d’IJn homme qui a les yeux grandset un peu longs , qu 'U a les yeux bien fendus;cl De celui qui a la bouche fort grande, on ditpar exagération et par plaisanterie. qu’il a labouche fendue jusqu’aux oreilles. _

On dit aussi, qu’Lfri homme est bien fendu,pour dire, qu’il est de taille à être bien à che-val, à bien embrasser uu cheval; et qti Uncheval a les naseaux bien fendus, pour dire,qu'il a les narines fort ouvertes.

FÊNE. Voyes Faîne.

FENÊTRAGE, s. m. col. Toutes les fenêtresd’une maison. Le fenêtrage de ce Palais est toutde glaces.

il signifie aussi, L’ordre, la disposition pour[es jours, pour les fenêtres d’une maison. Le

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fenêtrage de ce batiment mal entendu, estmal ordonné.

FENÊTRE, s. f. Ouverture faite dans unemuraille pour donner du jour. <q e ^ot signifieaussi Le bois et le vitrage dont elle est garnie.Fenêtre basse. Fenêtre haute. Croisée de fenê-tre. Se tenir à la fenêtre. Ouvrir les fenêtres.Fermer les fenêtres. Se mettre à la fenêtre.Mettre la tête à la fenêtre. Passer par la fenê-tre. Regarder par la fenêtre. Jeter par la fe-nêtre.

Cn dit d’Une maison délabrée, qii’EUe n’ani portes ni fenêtres.

On dit proverbialement d’Un pro’digue, qu'iljette tout par les fenêtres ; et d’Un importun.'dont on ne peut se défaire, Ni -nous le faitessortir pûr la porte , il rentrera par la fenêtre.

Fenêtre. Terme d’Anatomie. Nom que l’on;donne aux deux cavilés de l’Os pierreux , pkcédans le fond de la caisse du tambour de l'oreille.La fenêtre ronde , la feirêtre ovale.

FENIL, s. m. ( On mouille 1%. ) Le lieu oùl’on serre les foins à la campagne. Le fenil esttout plein .

FENOUIL , s. masc. Sorte de plante aroma-tique. Fenouil sauvage. Fenouil commun. Unbrin de fenouil.

Il se prend aussi pour La graine de la mêmeplante. Manger du fenouil. Du fenouil confit.'

FENOUILLET, s. m. ou FENOUIIXETTE,subst. fan. Espèce de pomme qui a le goût dufenouil.

FENOUILLETTE. s. f. Eau-de-vie rectifiéeet distillée avec de la graine de fenouil. La fé-nouillette de Vile de Ré.

FENTE, s. f. Petite ouverture en long. Re-garder par la fente de la porte . La fente d'unemuraille. Il sc fait là beaucoup de fentes.

Ou dit, en termes de Jardinage, Enter ou"greffer en fente. Voyez Enter.

Fentes, s. f. pl. Ce sont les gerçures ou in-tervalles vides dans un rocher qui accompa-gnent souvent les filons métalliques, et sontquelquefois remplis de mine.

FENTON ou FANTON, s. m. Terme d'art.C’est une sorte de ferrure destinée à servir dechaîne aux tuyaux des cheminées.

FENUGREC. s. m. Plante légumineuse. Sagraine a l’odeur forte, quoique assez agréable*Elle est émolliente et adoucissante.

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FÉODAL, ÀLE. adb Qui concerne le Fief »qui appartient au Fief . Matière feodale. Droitféodal. Droits féodaux. Saisie féodale . Retraitféodal.

On appelle aussi Droit féodal, L c <L°ù quitraite des Fiefs . Ce hVre traite du Di oit fooaahIl entend bien le Droit féodal.

FÉODALEMENT. adv. Eu ver.tu du droitde Fief. O» « saisi aette Terre fcodulmgnt.

FÉODALITÉ. sub st » fom. Terme de Juris-prudence. Qualité de Fief . Cc mot signifie aussila foi et hommage. La féodalité ne se prescritpoint ,

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