FEI
ralive. L'Amérique Septentrionale est forméed'Êtuts fédératifs.
FÉDÉRATION. s. f. Alliance, union. Voy.
CONFEDERATION.
FEE
FÉE. subst. f. C’est, dans les Romans , unePuissance imaginaire et surnaturelle qui a ledon de'connoître l’avenir, et d opérer des pro-diges. La Fée Alcine. La Fée Urgande. Lesen fans aiment les contes de Fées . Palais deFées .
On dit Deeertaii.es choses parfaitement bienfaites, et où il paroît du merveilleux, qullsemble qu'elles aient été faites par les Fées-et d Une personne qui travaille délicatement,qu’FIÎe travaille comme une Fée.
FÉER. v. a.Enchanter, charmer. Vieix motqui se disoit autrefois en parlant De certainsenchantemens qu’on attribuoit aux Fées; Un est d’usage que dans cette phrase prise desvieux contes de Fpes. Je vous fée et refée.
Féé , ée. participe. Les vieux Romans di-sent que Fei'ragus étoit féé, que les armes deMambrin éloient féées.
FÉERIE, s. f. L’art des Fées. Il fut trans-porté « Babylcne par art de Féerie.
On dit d’Un très-beau spectacle, que C’esiune vraie Féerie.
FE I
FEINDRE, r. act. Simuler, se servir d’unefausse apparence pour tromper, faire semblant.Feindre une maladie. Feindre une entreprise.Feindre de la jqie. En feignant d'aller d lachasse , il se sauva. Feindre d'être gai. Feindred’étre triste. Feindre d’être en colère. Savoirfeindre. Avoir l'art de feindre.
II signifie aussi, Inventer, controuver. Ilfeint des choses gui ne sont pas vraisemblables.Ce Poëte a feint des Héros gui îi'ont jamaisexisté. Feindre des caractères gui n’ont pointde vraisemblance.
Feindre, v. h. Hésiter à faire quelque chose,en faire difficulté. En ce sens il ne se dit guèrequ’avec la négative. Je ne feindrai point devous dire. Il n’a pas feint de lui déclarer. Il nefeignit pas de l'aborder. Un brave homme nefeint point d’aller à Vassaut quand il est com-mandé.
On dit d Un homme et des animaux qui,après une indisposition, boitent encore un peu,qu'ils feignent en marchant. Il est guéri de sa■goutte t mais il feint encore un peu du piedgauche. Ce cheval feint d’un pied.
Feint, eintE. participe. Un mal feint. Uneamitié feinte. Une histoire feinte.
On appelle Porte feinte , colonne feinte, fe-Hêtre feinte , etc. La représentation d’une porte,d’une colonne, etc. que l’on fait pour la symé-trie ou pour l’agrcment.
FEINTE, s. f. Déguisement , artifice par le-quel on cache une chose sous une apparencecompare. Il paroît être de vos amis , mais cen est que feints, Toute sa dévotion if est que
FEL
feinte. Il m'a surpris par ses feintes. Ses feintesn'ont pas réussi.
On dit, en tenues d’imprimerie, Faire unefeinte, pour, Ne pas appuyer également la ballesur toute la forme.
Feinte , se dit en matière d’Escrime, quandon fait semblant de vouloir porter le coup enun endroit du corps, et qu’on le porte en unautre. Faire une feinte. Il fit une feinte, etpassa sur lui.
FEINTISE. s. f. Feinte, déguisement. Uvieillit.
FEU
FÊLE. s. fém. Barre de fer creuse, dont lesVerriers se servent pour tirer le verre fondu descreusets, et pour le souiller.
FÊLER, v. a. Fendre un vase, un cristal,un verre, etc. en telle sorte que les pièces endemeurent encore jointes l’uDe avec l’autre. Ilne faut pas exposer ce vase à la gelée , elle lefeïeroit.
Il se met aussi avec le pronom personnel.Ce vase se fêlera , si on l'approche trop près dufeu.
Fêlé, le. participe. Un pot fêlé. Une clochefêlée. Un vei’re fêlé.
On dit proverbialement, que Les pois filéssent ceux gui durent le plus. La même chose scdit figurément Des personnes, qui, à cause deleur délicatesse ou de leur indisposition, se mé-nagent mieux que les autres.
On appelle Poitrine filée, Une poitrine dé-licate et menacée.
On dit figurément et familièrement, qu’Unhomme a la tête filée, le timbre fêlé, pour dire,qu’il est uo peu fou.
FÉLICITATION, s. f. Compliment qu'onfait à quelqu’un, pour lui marquer la part quel’on prend à ce qui lui est arrivé d’agréable.Il ne s’emploie guère qu’avec le mot de compli-ment ou de lettre. On lui a fait un complimentde félicitation. Je lui ai écrit une lettre de féli-citation.
FÉLICITÉ, s. f. Béatitude, grand bonheur.La félicite éternelle. La souveraine félicité. Lasuprême félicite. La véritable félicité ne se peutti-ouver gu’en Dieu . Jouir d’une parfaite féli-cité. Une félicité que rien ne sauroit troubler.Il met en cela toute sa félicité. Toute la félicitéde la vie. Être au comble de la félicité. Les fé-licités de ce monde sent peu durables.
FÉLICITER, v. a. Faire compliment à quel-qu’un sur un succès, sur un événement agréa-ble , lui marquer que l’on prend part à sa joie.Je vous félicite de la nouvelle Charge qu’onlions a donnée. Il a gagné son procès, il fautque je Ven aille féliciter.
Il s’emploie aussi avec le pronom personnel,pour dire, S'applaudir, se savoir bon gré. Jeme félicité d’avoir fait un si bon choix.
Félicité, ée. participe.
FELON, ONNE, adj. Traître, rebelle. Il sedit proprement Du vassal lorsqu’il fait quelquechose contre la foi qu’il doit à son Seigneur,
U signifie au;si, Cruel, inhumain, barbare.
Courage félon. Répartition, Cœur félon. }£(t*meur pionne. Il vieillit en ce sens.
FELONIE , s. f. Trahison, rébellion du vas-sal contre le Seigneur. Crime de félonie. Atteintet convaincu de félonie.
FÉLOÜQUE . s. f. Sorte de petit bâtimentde bas-bord, et a rames,qui n'est en usage quedans la Méditerranée , S’embarquer suj- unefelouque.
FÊLURE, s. f. Fente d’une chose fêlée. Lafêlure en est si légère, qu’on, ne la voit point,qu'elle ne paroît point
FEM
FEMELLE, s. f. Animal destiné par la na-ture à concevoir et à produire son semblablepar le moyen du mâle. Il ne sc dit proprementqu’ci! parlant Des bêtes. Le male et la femelle.Dès que la femelle a couru. La vache est la fe-melle du taureau. La biche est la femelle ducerf. La poule est la femelle du coq.
On se sert pourtant du mot Femelle , enparlant Des femmes, pour f opposer aux mâles,-Dans quelques Coutumes , les mâles excluentles femelles. On appelle Duché femelle, Un Du-ché que les femmes peuvent posséder, et qui setransmet par elles. Hors de ces matières de Gé-néalogie et de succession, Femelle ne se dit Dcafemmes qu’en plaisanterie. Ne vous fez pas dcette femme , c’est une dangereuse .femelle. C’esiune fne, une adroite femelle. Une gentille fe-melle» Etrange femelle.
Femelle, est aussi adj. des % genres. Un se-rin mâle, un serin femelle. Une perdrix mâle 9une perdrix femelle. Il se dit aussi De quelquesplantes. Un palmier mule, un palmier femelle ,Du chanvre mâle, du chanvre femelle.
Les Botanistes appellent Fleurs femelles ,Celles qui n’ont point d’étamines, et dont lepistil devient fruit.
FÉMININ, INE. adject. Qui appartient à lafemme » qui est propre et particulier à la femme.Le sexe féminin.
U signifie aussi, Qui ressemble à la femme,ou qui tient de la femme. Cet homme a le vi-sage féminin. La voix féminine. La marche fa*niinxne. Les manières féminines.
Féminin, est aussi un terme de Grammaire,et signifie, Qui est du genre opposé au mas-culin. Nom masculin, nom féminin. Genremasculin, genre féminin. Lettre,table, chemi-née, sont du genre féminin.
On appelle eu François, Terminaison fémi-nine, Une terminaison dont la dernière lettreest un E muet, comme en Pelle, ou dans la-quelle les consonnes qui suivent l’E muet nese prononcent point ordinairement, comme enBelles, disent, prennent , etc, On dit dans lememe sens, Une rime féminine, un vers fe*minin.
FÉMINISER, v. a. Faire du genre féminin.Il ne se dit que De certains mots qui éloientoriginairement masculins, et que i usage a ren:dns fcraiuius. & usage a féinin se plusieurs mots.Èpigrammc étoit autrefois du genre masculin,l'usage la féminisé.
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