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Tome premier. A - K.
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FET

les jours Fête, pour dire, qu’On ne se réjouitpas, tous les jours, qu’on 11e fait pas tous lesjours bonne chère, qu’on n’a pas tous les joursle même bonheur, le môme avantage.

On dit proverbialem. qu’Un homme devineles Fêtes quand elles sont venues, pour dire,qu'il 'dit des choses que tout le monde sait,qu’il annonce des nouvelles qui sont déjà pu-bliques; Aux bonnes Fêtes lés bons coups,pour dire, que Les médians prennent quelque-fois l’occasion des bonnes Fêtes pour exécuterleurs mauvais desseins; et, Il sera assez àtemps de chômer laFête quand elle sera venue,pour dire, qu’il ne faut pas se réjouir ni s’affligeravant le temps.

Fête, signifie aussi Des réjouissances publi-ques qui se font en des occasions extraordinaires,telles que sont les naissances, les mariages etles entrées des Rois. *

Il se dit encore Des réjouissances qui se fonten des assemblées particulières. Je suis demaind'une grande fête. On nous donne demain unegrande fête. Et on dit familièrement d’ünhomme à qui il est arrivé quelque aventureextraordinaireet surprenante, Il ne sévit jamaisà telle fêle, à pareille fête .

On appelle Garçons de la fête , chez lepeuple, Les jeunes garçons parens ou amis desmaries, qui se parent pour danser et faire leshonneurs de la fête. Paré comme un des garçonsde la fête.

On dit figtirém. et familièrement, Troublerla fête, pour dire, Troubler le plaisirdequelquecompagnie, de quelque assemblée. Le feu prità }a maison, cela troubla la fête. Ils se so?itquerellés dans le. bal , cela a troublé la fêle. Etl’on appelle Trouble-fête, Un importun quivient troubler la joie, le plaisir des autres.

Jï se dit aussi De quelqu’un qui arrive mal àpropos dans une compagnie.

On dit, Faire flic à quelqu’un, pour dire, Luifaire un accueil flatteur et empressé. Et 011 dit,Faire fête d’urie chose à quelqu’un , pour dire.Lu lui faire espciv r. Et figurément et familière-ment, Se faite de fêle, pour dire, S’entre-mettre de quelque affaire, ot vouloir s’y rendrenécessaire, sans y avoir été appelé. Je naimepas à me faire de fête.

FE 1 ER. v. a. Chômer, célébrer une Fête.On fête aujourd'hui un tel Saint.

On dit figurément et familièrement, Fêterquelqu'un, pour dire, L accueillir avec empres-sement. Quand il sc présenta dans celte com-pagnie, tout le monde le fêta.

Il signifie encore, Célébrer la fête de quel-qu’un. Demain nous voulons le fêter.

Ou dit proverbialement et figurément d’Unepersonue qui n a ni crédit 111 autorité, C est unSaint qu’on ne fête point; et De celui qui aperdu sa place et son crédit* C est un Saintgu’on ne fête plus.

F£té, ée. participe. Fête fetee.

On dit figurément d’Un homme qui est bienreçu partout, auquel on fait beaucoup dac-cueil, C’est un homme très-fêlé.

b ETFA. subst. inasc. Nom usité dans 'desTome I .

FEU

relations, et qui signifie un MandemeDt duMuphti, très-respecté, même du Grand Sei-gneur.

FÉTICHE, s. m. Nom qu’on donne aux dif-férens objets du culte superstitieux des Nègres.Dans la Nigritic, chaque Tribu, chaque lieu,chaque particulier se choisit une Divinité tuté-laire , parmi les arbres , les pierres , les ani-maux, etc. Ces espèces d’idoles s’appellent desFétiches.

Il se prend aussi adjectivement. Les DieuxFétiches. Les Divinités Fétiches.

FÉ'fïDE, adj. des 2 genres. Qui a Une odeurforte et très-désagréable. Une huile fétide. Pi-lules fétides.

FÉTOYER. v. a. (Il se conjugue commeEmployer .) Bien recevoir quelqu’un , le bientraiter, lui faire bonne obère. Fétoyer ses amis.Il est familier.

Fétoyé, ée. participe.

FÉTU. s. m. Brin de paille. Ramasser un fétu.

On dit proverbialement d’Une chose donton ne fait nul cas : Je n’en donnerois pas unfétu. Cela ne vaut pas un fétu.

On disoit, Tirer au court fétu, pour dire,Tirer au sort avec plusieurs fétus, dont il y ena un plus court que les autres. Il restoit tantà partager, on a tiré au court fétu à qui l’au-roit. On dit aujourd’hui, À la courte paille.

On appelle, Un cogne-fétu, Celui qui sefatigue beaucoup à ne rien faire.

FETU-EN-CU, ou Païlle-en-cu,ou Pàïixe-es-qeeüe. s. m. Oiseau de Ja grosseur d’unpigeon. Il a dans la queue une ou dt-ux longuesplumes qui, de loin, ressemblent à des pailles,leurs barbes étant très - courtes. On l’appelleaussi l’Oiseau des T repiques, parce qu'il ne setrouve qu’entre lesdeuxTropiqucs.il vole Uès-liaut et fort loin des terres.

F E U

FEU. s. m. Celui eles quatre clémens qui estchaud. Feu élémentaire.

Il signifie aussi Le feu que l’on fait avec dubois, ou autres matières combustibles. Feu ar-dent. Feu dévo ant , consumant. Feu clair,âpre, étouffé. Bon feu, mauvais feu. Peau.feu.leu de rcculee. Feu à rôtir un bœuf, à rôtirbœuf. Feu de charbon, de gros bois, de tour-be, de paille. Une étincelle de feu. Une binette ,un charbon de feu. Un réchaud de feu. Fairedu feu , bon feu, grand feu. Souffler, allumer, tattiser, détiser, éleimh'e, entretenir, couvrir lefeu. On a mis le feu à cette maison. Le feu apris à ce lambris. Le feu a gagné le plancher,a gagné le toit. La Ville étoit toute en feu.Crier au feu. Courir au feu. Faire cuire quel-que chose à petit feu. Se tenir au coin du feu.Mettre le pot au feu.

On dit, Condamner au feu, pour dire,Condamner à être brûlé; qu’è/u homme méritele feu, pour dire, qu’il mérite d’être bruié;Mettre le f&u au four, pour dire, Commencerà chauffer le four; Montrer une chose au feu,pour dire, La présenter au feu pour la fairesécher, ou la faire chauffer légèrement ; Passer

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une chose par le feu, pour dire, La passer autravers de la flamme , afin d’en ôter le mauvaisair; Prendre l’air du feu, prendre un air defeu, et populairement, Prendre une poignéede feu, pour dire, Se chauffer à îa hâte et enpassant.

On dit, J’en vnettrois ma main, la main aufeu, et Je n’en' mettrons pas ma main au feu ,pour dire, qu’On assure une chose, ou qu’onne l’assure pas.

O11 appelle Feux de joie; Les feux qu’onallume dans les rues, dans les places publi-ques, en signe de réjouissance; et, Feu d’arti-fice, Un feu composé de fusees volantes , etautres semblables artifices pour le spectacle;Lance à feu , Une espèce de fusée qu’on atta-che aux feux d’artifice pour les éclairer, et quijette de temps en temps de petites étoiles.

On dit proverbialement, Il n’est feu que debois vert, il n’est feu que de gros bois-, pourdire, qu’il 11’y a point de meilleur feu que celuide bois vert, quand il est bien allumé; quele gros bois fait un feu tout autre que le menubois.

On dit proverbialement De deux chosestout-à-fait contraires, de deux personnes en-tièrement opposées, que C’est le feu et Veau;et De ce qui est violent d’abord, mais qu’onjuge ne devoir pas durer : C’est un feu de paille.Ce n’est qu’un feu de paille .

On dit proverbialement, Il n’y a pointde fumée sans feu, de feu sans fumée. VoyezFubiée,

On dit figurément, Faire mourir quelquunà petit feu, pour dire, Le faire languir, en fai-sant durer long-temps des chagrins, des inquié-tudes, des peines d’esprit, qu’on ponrroit luiépargner ou lui abréger.

On dit proverbialement, Faire grand’chèreet beau feu, pour dire. Faire une fort grandedépense.

On dit aussi figurément, Faire feu violet ,du feu violet, pour dire, Faire quelque chosequi éclate d’abord, où il paroît d’abord beau-coup de vivacité, et qui se dément dans lasuite.

On dit proverbialement et figurément, Jeterde l'huile dans le feu, sur le feu, pour dire, Ir-riter davantage une personne qui est déjà assezirritée, aigrir des esprits qui ne sont déjà quetrop aigris; Mettre le feu aux etoupes , mettrele feu aux poudres, pour dire, .Animer davantage une personne qui est déjà naturellementportée à s’émouvoir; et, Mettre le feu sous leventre à quelqu'un, pour dire, L’exciter vive-ment à faire ce qu’on désire qu’il fasse.

On dit proverbialement et figurément, enparlant d affaires, Mettre les fers au feu, pourdire, Commencer a s’occuper sérieusement àune affaire. Et on dît d’Une aflaire à laquelle ontravaille actuellement j que Les fers sont au feu.

On dit proverbialement Des spectacles etdes autres choses qui attirent un grand con-cours de monde, qu’On y court comme au féu.

On dit figurément, Mettre tout à feu et ù 1sang , pour dire, Exercer toutes les cruautés ,

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