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toutcsdes inhumanités de la guerre contre unPays.
On appelle Feu grégeois,Une espèce de feud’artifice dont on se servoit anciennement à laguerre, et qui brûloit dans beau. Lancer âujeu grégeois.
Feu, se prend aussi pour Cheminée . Cham-bre « feu. Il ri y a gu’un feu. Il n'y a qu’unfeu dans cet appartement.
Il se prend aussi pour Le feu qu’on entre-tient ordinairement dans une cheminée. Il luifaut tant de voies de bois par an, car il a ordi-nairement dix feux dans sa maison.
On dit familièrement d’Un homme qui n apoint voyagé, qu’l/ n’a jamais' quitte le coinde son jeu.
On appelle Garniture de feu , ou simplementFeu, Une grille de fer avec la pelle, les pincet-tes et les tenailles. Un feu garni d’argent.Acheter un feu.
Feu, signifie aussi Un ménage, une famillelogée dans une maison. U y a cent feux dansce village. Cette Ville est composée de tant defaux.
On dit proverbialement, N' avoir ni feu nilieu , pour dire, Être vagabond et errant çà etlà sans aucune demeure assurée, ou pour dire,Être extrêmement pauvre.
On dit aussi proverbialement d’Une maisonen désordre, et où il n’y a rien à manger, qu’iln’y a ni pot au feu, ni écuelles lavées.
Feu , se prend aussi pour La simple lueurdes flambeaux, des torches, des fanaux, commeen ces exemples : Il est défendu de chasser aufeu, de pêcher au feu. Il y avoit des feux allu-més sur la cote.
G n appelle Armes « feu, Les mousquets, lesfusils, les pistolets, etc. ; et, Coup de feu , Lablessure que fait le coup d’une arme a feu.
Feu, se dit absolument Des coups que l’ontire avec des armes à fort, avec de l'artillerie.Il s'expose au feu des ennemis. Il étoit sous lefeu des ennemis. À cette bataille , à cet assaut ,les ennemis faisoient grand feu. On fais,oit feupartout. Soutenir le feu, essuyer le feu de laPlace , le feu du canon , de l'artillerie. Ils étoientà couvert du feu de la Ville. Il se trouva entredeux feux. Feu rasant. Feu croisé. Feu rou-lant, etc. Feu très-vif.
On dit absolument Feu , pour ordonner auxSoldats de tirer,
Ou dit en parlant d’Un homme d’une valeurgaie, qu’/l va au feu comme à la noce.
Ou dit, qu 'Un fusil, qu’un pistolet /ait longfeu » Lorsque le coup est lent à partir.
t r.u, se dit aussi Des météores enflammés,«t de la foudre et;des éclairs. Le feu du Ciel esttombe sur cotte, maison. L'air étoit tout en feupendant-cet orage.
On appelle poétiquement les Astres, Lesfeux de la nuit, les-feux du Firmament ; et,Feux de l’Eté, Les chaleurs excessives de l’Êté.
On appelle l'eu Saiut-Elme, Des feux vo-tons qui s'attachent .aux vergues et aux mâtsdes vaisseaux.
On appelle aussi Feux follets , Les ohatoi-
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sons enflammées qu'on voit quelquefois dans: les endroits marécageux.
Feu, se dit aussi De certains remèdes brù-, lnns qu’on applique sur quelque partie ducorps des hommes ou des bêtes. Il faut ap-plique}’ le feu à cette plaie. Donner le feu ,mettre le feu fl un cheval. Ce cheval a eu lefeu. Les Chirurgiens appellent Feu actuel , Lebouton de feu qu’on applique sur quelque par-tie; et, Feu potentiel, Le feu qui est daus lespierres de cautère, dan? les plantes et dans lesminéraux caustiques.
Feu , se ditfigurément Du brillant, de l’éclatde certaines choses. Tl a les yeux vifs et pleinsde feu. Ce diamant jette beaucoup de feu. Lefeu d’un rubis, d'une escarboucle.
Feu, signifie aussi, Inflammation, ardeur.Le feu de la fièvre. Je sens un feu dans les en-trailles. Le feu est encore à cette plaie. Il a levisage tout en feu. Avoir la bouche tout en feu ,le palais tout en feu. Il étoit si fort en colère ,qu'il avoit les yeux tout en feu , que le feu luisortoif par les yeux, que le feu lui montoit auvisage.
On dit figurément d’Un vin, qu’il a du feu,qu'il a trop de feu, pour dire, qu’il a de lachaleur, qu’il a trop de chaleur.
Il se dit figurément De l’ardeur et de laviolence des passions, et des mouvemens im-pétueux de l’âme. Quand le feu de sa colèresera passé. Amortir le feu de la concupiscence.
On dit proverbialement et figurém., qu’Unhomme prend feu aisément, pour dire, qu’ilest aisé à émouvoir; qu’il jette feu et flamme ,pour dire, qu’il s’emporte avec excès ; et qu'ila jété’tout son feu, poqr dire, qu’il a dit, qu’ila fait tout ce que la colère lui a suggéré, et.qu’il s’est apaisé par-là.
On dit aussi, d’Un homme qui, après avoirfait un bon ouvrage, n’en fait plus que de mé-diocres, que Dans le premier il a jeté toutson feu.
On appelle Feu uohsge, Une espece de dartrequi vient au visage, et qui s’enflamme.
On appeloit autrefois Feu Saint-Antoine ,Une maladie qui dessécholt et brûloit la partieattaquée.
Feu, se dit poétiquement, pour signifier Lapassion de. l'amour. Le feu dont il brûle. Rienn’a pu éteindre ses feux. Des feux consians.Nourrir dans son dme des feux criminels.
Feu, se dit aussi figurémeut Des séditionset des mouvemens populaires. Allumer le feude lu discorde. Éteindre le feu de la sédition.On fit courir de mauvais bruits qui mirenttoute la Viile en fu. Il y . voit des gens qui. ne travaillaient qu'à allumer davantage le jeuparmi le peuple.
On dit d’ Un homme dérangé dans scs affaires-,et q.ui est poursuivi par ses créanciers-, que Lefeu se met dans ses. affaii es, est dans ses af-faires.
U se dit aussi De la vivacité de l’esprit. CetOrateur a bien du feu. Ses écrits sont pleinsde feu. C'est un esprit tout de feu. Cetle femmeest agréable, er. conversation, elle a beaucoup
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de feu. Ce Peintre, ce Poète a un grand feucPimagination .
On dit, Le feu de 1 Enfer, pour dire, Lestourmens des damnés; et, Le feu du Purga-toire , pour dire, Les peines que souffrent lesâmes qui sont dans le Purgatoire .
On a’ppelle Feu d'Enfa, Tout feu qui esttrès-grand. À cette attaque on ft un feu d’en/èr,À celte verrerie il y a toujours un feu d’enfer.
Dans ce sens on dit, en termes de Cuisine,Mettre quelque chose au feu d'enfer , fairegriller quelque chose au feu d'enfer, pour dire,La faire griller à un feu très-ardent. Il fautfaire griller ces cuisses au feu d’enfer.
On appelle Couleur de feu , Un rouge vif etéclatant.
On appelle aussi Taches de Feu, ou Feu ab-solument , Certaines taches roussâtres qui setrouvent sur la tête ou sur le corps des che-vaux, des chiens , et d’autres animaux. Cetanimal est marqué de feu.
On appelle Coup de jeu, Un défaut causépar le feu à la porcelaine.
FEU, EUE. adj. Il ne se dit ordinairementque De ceux qui sont morts il n’y a pas long-temps. Feu mon père. Feu mon oncle. Quandon dit, Le feu Pape, le feu Roi, la feue Reine ,etc. on entend toujours le Pape dernier mort, leRoi dernier mort, la Reine dernière morte, etc.
Ce mot n’a point de pluriel, et même il n’apas de féminin lorsqu’il est placé avant l’ar-ticle ou avant le pronom personnel. Ainsi,quoiqu’on dise, La feue Reine , il faut dire,Feu la Reine.
FEUDATAIRE. s. des 2 genres. Vassal; ce-lui ou celle qui possède un Fief, et qui doit lafoi et hommage au Seigneur. Il est Feudatuirede l'Empire. Le Comte de Flandre étoit Feu -dataire de la Couronne. Il est Feudataive d’untel.
FEU DISTE. s. m. Homme versé dans la ma-tière des Fiefs. Un savant Feudisle. Il est aussiadjectif. Un Docteur Fcudiste.
FEUILLAGE, subst. m. collect. Toutes desfeuilles d'un arbre. Branches d’arbres couvertesde feuilles. Le feuillage de cet arbre est très-beau. Feuillagevei't Feuillage touffu. Feuillatfeépais. Se retirer , se mettre à couvert sous unfeuillage.
H se dit aussi De certaines représentationscapricieuses de feuillages, soit en sculpture,soit en ouvrage de tapisserie , ou autrement.Une bordure ornée et enrichie de feuillages.'Damas à grands feuillages.
FEUILLANTINE, subst. f. Sorte de pâtis-serie.
FEUiLLE. s. f. Partie de la planta, qui engarnit les tiges- et les rameaux. Les feuilles desarbres- sont communément vertes , menues etplates ; mais elles varient beaucoup e forme,d’épaisseur, de. longueur et de couleur dans lesautres plantes , dans celles surtout qui sontexotiques. Feuille large et longue, épaisse, pi-quante. Le bruit des feuilles.
On appelle Feuilies composées, Celles quiportent des folioles sur un même filet.