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Tome premier. A - K.
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de l'ennemi. Bâtir un fort, Àita<pier un fort.Prendre un fort. Il riy a qu'un fort de terrequi défende Ventrée du pont,

FORT. adv. Vigoureusement, d’une manièreforte et vigoureuse. Frappez fort. Heurtez plusfort. Poussez fort.

Il signifie aussi, Extrêmement ^beaucoup.Elle lui tient fort à cœur. J'ai cela fort a cœur.Et mis devant l’adjectif, il marque le superla-tif. .Fort beau. Fort laid. Il plaît fort, ïl pleutfort. Il gèle fort. Il vente fort. Elle lui plaîtfort. EUe est fort faible. U nie fort et ferme.Fort bien.

FORTEMENT, adv. Avec vigueur, avec vé-hémence. Il a parlé fortement. Il a appuyé for-tement son opinion. Agir fortement.

On dit, Se mettre une chose fortement entête j pour dire, Se l’imprimer dans l’imagina-tion , dans l’esprit.

FORTE-PIANO, s. m. Voyez Piano-forte.

FORTERESSE, s. f. Lieu fortifié, destine hrecevoir une garnison et à défendre un Pays.Il y a une forteresse qui tient tout le Pays enbride. Attaquer une forteresse. Prendre une for-teresse.

FORTIFIANT, ANTE, adject. Qui aug-mente les forces. Il, sc dit Des remèdes et desalimens. Le-idn estun remède et un aliment for-tifiant.

FORTIFICATION, s. f. Ouvrage de terreou de maçonnerie qui rend une Place forte.La fortification de cette Ville est excellente.Les fortifications rien valent rien. Abattre,raser les fortifications. Démolir, réparer les fortijicntior.s. Dresser le plan des fortifications.Travailler aux fortifications. Fortification ré-gulière , irrégulière.

Il signifie aussi L'art de fortifier. Il entendbien la fortification. Se coimoitre , s'entendreaux fortifications. Apprendre , étudier les forti-fications. En ce sens il se dit plus ordinaire-ment au pluriel.

Il signifie aussi L'action meme de fortifier.Il travaille à la fortification d'une telle Place.

FORTIFIER, v. a. Rendre fort. Fortifieun camp. Les ennemis se sont fortifiés dans ceposte. lortifîcr, une Place. Fortifier une Ville ,un Château.

Il signifie aussi, Donner plus de force ; et ilse dit De tout ce qui en donne, soit au corps,soit à I esprit. Le bon vin fortifie Vestomac. La .Philosophie fortifie l'esprit. Cela fortifie lapreuve , le soupçon. Fortifier quelqu'un danssa résolution. Se fortifier. Vdme. Fortifier sonâme , sou cœur.

On dit en termes do Peinture, Fortifier unefigure ou les membres d'une figure , pour dire,Leur donner plus de grosseur ; Fortifier lesteintes, pour dire, Les rendre plus vigoureuses;Fortifier les ombres et les touches , pour dire,Les'rcndre plus Lrunes et plus obscures. \• b Oïvtifier 1 S e met aussi avec le pronompersonnel, et signifie, Devenir plus fort. Cetenfant sc fortifie tous les jours. Ce convalescentcommence il se fortifier. Se fortifier dans sa ré-solution.

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Fortifié > Ée. participe.

FORTIN, s, m. diminutif. Petit fort. Onaccompagna le grand fort de deux fortins.

FORT1TRER. v. n. Terme de Chasse. Ondit, qu. 'Un cerf fortitre , pour dire, qu’il évitede passer dans les lieux où il y a des relais oudes cliiens frais amenés pour le courre.

FOR TRAIRE, v. a. Vieux mot qui signifioitVoleri., détourner quelque chose.

F OR TRAIT, AITE. adj. On dit, Un chevalforlrait, pour dire, sün cheval outré de fatigue.

FORTRÀITUUE. s. f. Fatigue outrée d’uncheval.

FORTUIT, 1TE. adp Qui arrive par hasard,d’une manière imprévue. Par cas fortuit. C'estun cas fortuit. C'est une chose fortuite. Ren-contre fortuite. Événement fortuit. On n'estpas tenu des cas fortuits.

FORTUITEMENT, adv. Par cas fortuit, parhasard. Je Vai rencontré fortuitement. Celaest arrivé fortuitement.

FORTUNE, s. f. Cas fortuit, hasard. Bonnefortune. Mauvaise fortune. En cas de fortune.Je me rencontrai là par bonne fortune pourmoi. Il donne tout à la fortune. Les accidcnsde la fortune. Il court fortune d’être quelquejour un grand Seigneur , d’éb'c un jour fortriche. Il court fortune dJiérilcr de tous cesgrands biens , d'épouser une grande héritière.Il a couru fortune d’être noyé. Il court fortunede la vie. J'en courrai la fortune. Tenter for-tune. Eprouver un revers de fortune, Être àVabri des revers de fortune.

Il se prend quelquefois pour Bonheur. Ilest en fortune , il gagne tout ce qu'il veut.

Il se prend aussi pour Malheur, péril, dan-ger, risque : Dieu vous préserve de mal et defortune ; et dans cette phrase de Pratique ,À ses risques, périls et fortune. En ce mêmesens on dit proverbialement, Contre fortunebon cœur.

On appelle Fortune de mer , Les fâcheuxaccidcns qui arrivent à ceux qui naviguent surmer, comme de faire naufrage, d’écliouer, etc.

Fortune, se prend aussi pour Tout ce quipeut arriver de bien ou de mal â un homme.Courir la fortune de quelqu'un . Nous couronstous deux même fortune. Nous sommes compa-gnons de fortune. S'attacher à la fortune dequelqu'un, suivre sa fortune. Il est le maître etVarbitre, de ma fortune. Il a éprouvé Vune etVautre fortune.

On dit familièrement, Courir la fortune dupot, pour dire, S’exposer à faire mauvaise chereen allant dîner dans une maison où l’on n’estpoint attendu.

Fortune , se prend aussi pour L’avance-ment et rétablissement dans les biens, dansles charges, dans les honneurs. Grande for-tune. Belle fortune. Médiocre fortune. Sa for-tune est digne d'envie. Faire fortune. Faire lafortune de quelqu'un. Etablir , affermir sa for-tune.-Ruiner-sa fortune. Perdre sa fortune parsa mauvaise conduite. Ménager bien sa fortune.Parvenir à une haute fortune. S'il vit ., il por-tera„ il poussera sa fortune bien loin. Vous

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êtes eh bon chemin, poussez voh'e fortune.N’abusez pas de voire fortune. Sa fortune estencore chancelante. Il semble que sa’fortunediminue , qu'elle baisse. Ses envieux tâchentJe traverser , d'ebranler sa for inné. Tenir safortune de quelqu'un. H doit sa fimtune à unteL II ne doit sa fortune qu’à son propre mé-rite. On a vu des fortunes bien étonnantesdepuis vingt ans. Les fortunes subites sont ra-rement durables. N'avoiv point de fortune.

Il se prend aussi pour L’état, la conditionouTon est. Se contenter de sa fortune. Il s’esttoujours tenu dans sa première fortune. Il n'apoint changé sa fortune.

Gn appelle Biens de la. fortune, Les richesses,les honneurs, les charges. Les biens de la for-tune ne sont pas les vrais biens. Le Sage #:erecherche pas ardemment les biens de la foràtune.

On appelle Homme de fortune , Un hommequi, d’un fort petit commencement, est par-venu à de grands biens ; et, Soldat de fortune *Un homme de guerre qui, sans naissance, etsans autre recommandation que son mérite,est parvenu des derniers rangs aux grades le»plus élevés.

On appelle de môme, Officier de fortuneUn soldat devenu Officier par sou seul mérite.»

On dit proverbialement et fi£urément, queChacun est artisan de sa fortune , t mr dire,que Généralement parlant, chacun peut serendro heureux dans son état, que noire bon-heur dépend de notre conduite.

Et on dit proVerbialem., Brusquer fortune %pour dire, Chercher à faire fortune. Ou le ditaussi, pour dire, Chercher une bonne ren-contre.

Bonne fortune , se dit en termes de Galan-terie, pour signifier Les bonnes grâces d’unefemme. Il est aimé des femmes , il a eu beau-coup de bonnes fortunes. C'est un homme àbonnes fortunes. Aller en bonne fortune,

Fortune, selon les Païens, étoii une Déessequi faisoit le bonheur et le malheur, tous lesbons et les mauvais succès. Le Temple de laFortune. La statue de laFortune. Les Romainsadoroient laFortune , sacrifioient à laFortune.Aujourd'hui que nous reconnaissons que laFortune u’esi rien par elle-même, on ne lailsepas néanmoins de se servir de la plupart desphrases dont les Anciens se servaient,* et alorselles sont figurées. Ainsi on dit : La Fortuneest aveugle, inconstante, légère, variable, con-traire, favorable , cruelle, bizarre , capricieuse,changeante, volage. Les caresses, les faveursde la Fortune. L inconstance , le caprice, labizarrerie , les revers de la Fortune. Les révo-lutions de la Forlune* L'empire , la puissancede la Fortune. Il est maltraité de la Fortune.Il accuse la Fortune de son malheur. La For-tune lui rit. La Fortune lui en veut ; ce qui sedit également en bonne et en mauvaise part,. LaFortune lui a tourné le dos. La Fortune eleveles uns, abaisse les autres. Se commettre, s a-bandonner à la Fortune. La. voue de la For-tune. La Fortune préside à la guerre y à U

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