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Cour , au jeu. La Cour est le théâtre de la For-tune. Cel homme àe néant élevé si haut est unjeu de la Fortune , un ouvrage du caprice de laFortune. Les hommes sont le jouet de la For-tune. La Fortune se joue de tout, La Fortuneaime les jeunes gens.
On appelle Tous les grands changemens quiarrivent aux hommes ou aux États, et qui lesélèvent ou les abaissent, Des jeux , des coups ,des caprices de la Fortune.
On dit h gu renient et proverbialement, Atta-cher un clou à la roue de la Fortune, pour dire,Trouver moyen de la fixer.
On dit, Adorer, encenser la Fortune , sacri-fie," « la Fortune, pour dire, S’attacher à ceuxqui sont en faveur, en crédit.
FORTUNÉ, ÉE. adj. Heureux. Prince for-tuné. Amans fortunés. Siècle fortune.
Les Anciens appeloienl i les Fortunées , Cellesque nous appelons maintenant Les Canaries .
FORT-VÊTU. s. m. Il se dit d’Un hommetravesti au moyen d’un habit .fort au-dessus de*on état. Il p'ésenta peur caution unfort-vêtu.
FORUM, suhst. m. ( On prononce Forome, )Terme que les Antiquaires ont emprunté duLatin, pour désigner Les places où le marchése tenoit à Rome , et celles où le peuple s’as-• senxbloit pour les affaires publiques. Il se disoilaussi Des Villes dépendantes de TEmpire, oùles foires, se tenoient. Le peuple Fassembloiidans le Forum.
FORURE. s. f. Terme d*: Serrurier. Troufait avec un foret.
FOS
FOSSE, s. f. Cçeux large et profond dans laterre, fait par la nature ou par l'art. Largefosse. Fosse creuse , profonde. Faire , creuserune fosse pour un arbre. Fosse à fumier. Fossede privé. Il y a une dangereuse fosse dans lurivière. Tomber dans une fosse. Daniel a etejeté dans la fosse aux lions.
Fosse, se dit aussi Des creux que les Vi-gnerons font dans les vignes. Le Vigneron estobligé par son bail de faire tant de fosses danscette vigne.
Fosse, signifie plus particulièrement L’en-droit que l’on creuse en terre-pour y mettre uncorps mort. On a fait sa fosse dans le cimetière.Mettre un corps dans la fosse. Prier Dieu surla fosse de quelqu'un. Jeter de Veau bénite sursa fosse. Pleurer sur sa fosse.
On dit proverbialement et figurément d'Unhomme qui est extrêmement vieux, qu’il estsur le bord de sa fosse, qu'il a un pied dans lufosse ; et. Mettre les clefs sur la fosse, pourdire, Renoncer à la succession ou à la commu-nauté d une personne décédée.
Basse-fosse. Cachot très-profond dans uneprison. On Va mis dans un cul de basse-fosse.'On ne met dans les basses-fosses que ceux quisont accusés de grands crimes.
FOSSÉ, s. m. Fosse creusée en long pourclore, pour enfermer quelque espace de terre,ou pour la défense dVne Place, ou pour faireécouler les eaux. Les fossés d'une Ville ? d'une
F°U
Place de guerre . Long fossé. Large fossé. Fosséprofond . Fossé plein d'eau. Fossé sec. Rempli}'le fossé. Combler le fossé. Sauter le fossé. Fran-chir un fossé. C'est un Pays tout coupé defossés. Fossé à fond de cuve. Fossé’taillé dans' le roc. Fossé revêtu. Percer le fossé. Descendredans le fossé. Passer le fossé. Se loger dans lefossé. La descente du fossé. Entourer un préde fossés. Relever les fossés d'une pièce de terre.La crête d'un fossé. Le revers d'un fossé.
On dit proverbialement, Faire de la terre lefossé , pour dire, Se servir d’une partie d’unechose pour conserver ou pour payer l’autre. Ilse dit aussi De ceux qui font des dettes pour enpayer d’autres.
FOSSETTE, s. f. diminutif. Petit creux queles enfans font en terre, pour jouer à qui y feratenir pins de noix, plus de noisettes,etc. Jouer1 à la fossette.
Fossette, se dit aussi Du petit creux quequelques personnes ont au bout du menton,ou qui se forme au milieu de la joue quandelles rient.
FOSSILE. Ce mot se prend comme subs-tantif ou comme adjectif. Comme substantif,il désigne toutes les substances qui se tirent du■<ein de la terre : on dit, Un fossile , les fossiles.Comme adjectif, on le joint au nom des subs-tance* qui se tirent de la terre, pour les dis-tinguer de celles de même nature qui se trou-vent ailleurs. C’est ainsi qu : on dit : Du boisfossile. De l'ivoire fossile. Des coquil es fossiles.Du sel fossile, etc .
FOSSOYAGE, s. m. Action de fossoyer, outravail du fossoyeur.
FOSSOYER. v. a. ( Il se conjugue commeEmploya'.) Fermer avec des fossés. Faire fos-soyer un pré , un champ.
Fossoyé , ée. participe. Maison fossoyée.Pré fossoye.
FOSSOYEUR, s. m. Celui qui creuse lesfosses pour enterrer les morts. Payer le Fos-soyeur.
FOU
FOU. atlj. Voyez Fol.
FOU. subst. m. Oiseau des Antilles , qui res-semble au corbeau, et qui vit de poisson. Sonnom vient de ce qu’il se pose sans précautionsur les vaisseaux, et qu/il s’y laisse quelquefoisprendre à la main.
FOUACE, s. f. Sorte ‘de pain fait de fleurde farine en forme de galette, et ordinairementcuit sous la cendre.
FOUAGE. s. m. Sorte de droit et de rede-vance qui se paye en certaines Provinces parchaque feu ou maison. Droit de fouage.
FOUAILLE. s. fém. Terme de Vénerie. Pau que l’on fait aux chiens après la chasse dusanglier; c’estcc qu’on appelle Cmée'a ia chassedu cerf.
FOUÂILLER. v. act. fréquentatif. Donnersouvent des coups de fouet. Ce Cocher ne faitque fouailler ses chevaux. Il est du style fa-milier.
Fou aillé, ée. participe.
FOU
FOUDRE, s. m. et fém. Exhalaison enflam-mée qui sort de la nue avec éclat et violence.Un coup‘ de foudre. Le foudre vengeur. Êtrefrappé du foudre. Être frappé de la foudre.Touché de la foudre. L'éclat de la foudre. Lan-cer la foudre. La foudre est tombée. Crime dignede la foudre. La foudre brûle et détruit lescorps exposés à son action.
On appelle aussi Foudre, Ce symbole adoptepar les Sculpteurs antiques, attribué à Jupiter,et composé d’une espèce de grand fuseau, dumilieu duquel sortent plusieurs petit» dards.
On dit d’Un homme fort redouté, qu’il estcraint comme la foudre ; et d’Un homme, d’uncheval qui court avec une grande rapidité,qu’il va comme la foudre.
On appelle figurément Coup de foudre , Lanaissance subite d’un amour violent.
Foudre , se dit figurément Du courroux deDieu , de l’indignation des Souverains. Lesprières ferventes apaisent Dieu , et lui avra »chent la foudre des mains. Le Prince est en co-lère , et la foudre est près de tomber.
On appelle figurément, Foudre de guerre ,Un (jruiid foudre de guerre, Un grand Prince,un grand Général d’armée qui a remporté plu-sieurs victoires, et donné des preuves d’unevaleur extraordinaire. En celte acception il esttoujours masculin.
On dit aussi figurément d’Un grandOrateur,qu’il est un foudre d'éloquence.
On dit figurément, Les foudres de VExcom-rnunication, pour dire, L’excommunicatiomLes foudres de l'Eglise. Les foudres des Cen -R urcs Ecelésiastiqites. Les foudres du Vatican .
FOUDRE, s. m. Grand vaisseau dont on sesert en Allemagne , et qui contient plusieursintuids de vin. Un foudre de vin.
FOUDROIEMENT, s. m.. ( On prononceFoudroîment.. ) Action par laquelle une per-sonne, une chose est foudroyée. Le foudroie-ment de Pha'èton. Le foudroiement des Gèans..
FOUDROYANT, ANTE. adj. Qui foudroie.
On dit pocti juement, Jupiter foudroyant •"t figurcmeni et poétiquement, Drns fou-droyant, épée foudroyante.
FOUDROYER, v. a. (Il se conjugue commeEmployer.) Frapper de la foudre. Les Poètesdisent que Jupiter foudroya les Titans.
Il signifie figurément Battre h coups decanon et de mortier avec grande violence. Fou-droyer une VtUe. Foudroyer zm bastion.
Il se dit aussi figurément, en parlant d’UnOrateur. Foudroyer les vices , les erreurs.
Foudroyé, ée. participe.
FOUFE. s. f. Sorte de chasse aux oiseaux,qui se fait ia nuit â la clarté du feu-.
FOUET, s.ni. (On prononce Foit.) Corde-lette de chanvre ou de cuir, qui est aI tachée àune baguette, à un bâton, et dont on se sertpour conduire et poux’ châtier les chevaux etautres animaux. Le fouet d un cocher, dhir»charretier, d’un messager . d'un, postillon. Coupde fouet. Ce cheval est dur au fouet. Chasserdes chiens a coups de fouet. Le charretier fhiiclaquer son jouet, Dcnuer du fouet ,
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