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Tome premier. A - K.
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FOU

FOURCHON. s. m. Une des pointes de lafourche ou de la fourchette. Fow'che à troisfourchons. Fourchette à quatre fourchons.

Il signifie aussi L’endroit d’où sortent lesbranches d’un arbre.

FOURCHU, UE. adj. Qui se fourche. Ar-bre fourchu. Menton fourchu. Barbe fourchue.Chemin fouj'chu.

Faire l’arbre fourchu , C’est avoir la tête enbas et les pieds en haut écartés 1 un de 1 antre.

FOURGON- s. m. Espèce de charrette quia un timon, et dont on se sert ordinairementdans les armées et dans les voyages, Mener un

fourgon.

FOURGON, s. m. Longue perche de boisgarnie de fer par le bout, et servant à remueret accommoder le bois et la braise dans le foui’.

Gn dit proverbialement, Lq pelle se moquedu f ourgon , pour dire, qu’Un homme se mo-que d’un autre qui auroit autant de sujet de semoquer de lui.

FOURGONNER, v. n. Remuer avec le four-gon du four.

1) signifie aussi, Remuer le feu sans besoinavec les pincettes, et le déranger en le voulantaccommoder. A'e fourgonnez point tant dans cefeu. Il ne fait que fourgonner.

Il signifie figurémentj Fouiller maladroite-ment en brouillant et en mettant tout sens des-sus dessous. Ne fourgonnez point dans cecoffre. Il est familier.

FOURMI, s. f. Espèce de petit insecte quifait ordinairement sa demeure sous terre. Unegrosse fourmi. Des fourmis noires. Des fourmisrouges. Fourmi ailée. Œufs de fourmis. On acm autrefois que les fourmis faisoîcnt leurs pro-visions en été pour Vhiver.

On dit proverbialement et figurément d’Unhomme qui se tient dans un grand respect,dans une grande soumission devant un autre,qu/7 est plus petit qu'une fourmi devant lui *et d’Une personne qui ne peut rester en place,qu’F.lle a des œufs de fourmis sous les pieds.

FOURMILIÈRE, s. f. Lieu où se retirentles fourmis, et ou l’on suppose qu’elles mettentl’cté leurs provisions. Une fourmilière au pied'd’un chêne. .

Il se dit figurément dUn grand nombre depersonnes , d une grande quantité d’insectes.Une fourmilière de peuple , cTenfaris. Il y aune fourmilière de pauvres. Vue fourmilière desouris, Ae vers, de serpent, elc.

FOURMI-LION, ou FORMICA-LEO. s. m.

Insecte ainsi appelé, parce qu’il se nourrit deünirmis et d'autres insectes qui tombent dansUne concavité en forme dciuonnoir, qu’il for-me au fond d’un sable très-fin. Cet insecte aquelque ressemblance avec le Cloporte avant'lut de se métamorphoser en Demoiselle,FOURMILLEMENT- s - ™- Kcotement,somme si l’on scnloit des fourrais courir surla peau. Sentir un fourmillement par tout lecorps.

FOURMTUJEF.-; v. n. Abonder. En ce sensil ne sc dit p«-. cre aa p ro p re q ue pe ce qui avie et VCuvemeru. Ce Pays fourmille de sol -

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dats. Les rues de Paris fourmillent de peuple.Cette garenne fourmille de lapins.

On dit, que Les erreurs , les fuites four-millent dans un ouvrage , pour dire, que Le.)fautes y sont en très-grande quantité.

On dit aussi dans le même sens, qu’Un ou-vrage fourmille de fautes.

Fournîuler, se dit aussi d’Un certain pico-tement entre cuir et chair qu’on sent quelque-fois à la peau, et principalement aux pieds etaux mains. Toute la main me fourrüille.

FOURMILLER, s. m. Animal quadrupède,naturel au climat de l’Amérique méridionale,et qui se nourrit de fourmis.

FOURNAISE, s.f. Sorte de grand four. Lestrois enfans qui furent jetés dans la fournaise.Fournaise ardente.

On dit, que La vertu s’éprouve et sc perfec-tionne dans Vaffliction, comme Vor dans l-afournaise• et en celte phrase, Fournaise seprend pour Creuset.

FOURNEAU, s. m. Vaisseau propre à con-tefiir du feu, et à l’appliquer aux substancessur lesquelles on veut opérer. On dit : Four-neau de réverbère, fourneau de forge, fourneauà vent, fourneau à moufle y etc. Fourneau d’Or-févre. Fournecai d'Affineur. Fourneau de Chi-miste . Faire des founieaux. Fourneau d’Apo-thicaire. Fourneau pour distiller. Fourneauportaùf. Fourneau de cuisine. Faire bouillirune marmite sur un fourneau.

On appelle aussi Fourneau , Un grand fouroù l’on fond le verre. Le fourneau d’une ver-rerie.

Fourneau, se dit au^si d’Un creux fait enterre, et chargé de poudre, pour faire sauterun rocher, une muraille, ou quelque ouv 1 ragede fortification. Mettre le feu à un fourneau.Faire jouer un fourneau.

FOURNÉE, s. f. La quantité de pain qu’onfait cuire à la fois dans un four. Fournée depain. La première, la seconde fournée .

Il se dit aussi De tout ce qu’on peut fairecuire de pain à la fois dans un four. Demi-four-née. Fournée complète.

On dit aussi, Une fournée de chaux, unefournée de tuiles.

On dit proverbialement et populairement,qu Un homme a pris un pain sur la fournée,pour dire, que Sur la foi de mariage, il a eucommerce par avance avec sa future épouse.

FOURNIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui tientun four public, et qui y fait cuire le pain. Lefvurnier du Village. La fournière.

Fournier, se dit au jeu de Billard , De celuiqui fait passer sa bille sous l’archet ou la passe,par le coté du but. Vous êtes fournie/', il fautrepasser.

FOURNIL, s. m. (La lettre Lue se prononcepoint. ) Le lieu où est le four et où l’on pétritlu pâte. Il est au fournil.

FOURNIMENT, s. m. Sorte d’étui dont lessoldats et les chasseurs se servent pour mettreleur poudre. Acheter un fourniment pour lachasse. Chaque soldat doit avoir un fourniment

FOURNIR, v. a. Pourvoir, garnir. Fournir.

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l’armée de blé. Fournir de vivres. Ce Marchandavoit fourni cctle maison de vin , de bois. C’estlui qui fournît cette maison. C’est lui qui four -nit dans cette maison. Fournir un étui de toutesses pièces.

Fournir, signifie aussi, Livrer, donner.

‘ Fournir du ble « l’armée. ZJn ouvrier qui s’o-blige de fournir les matériaux. Fournir de l’ar-gent à quelqu’un. Il est juste de lui rendre cequ'il a fourni pour vous.

On dit en ternies de Pratique, Fournir desdéfenses, des griefs, pour dire, Donner, pro-duire ses défenses, ses griefs.

On dit aussi, Fournir, et faire valoir unedette, une rente que Von a ü'ctnsportee a quel-qu’un , pour dire, Garantir la dette, la rente, et»la payer soi-même, - au cas que le véritable dé-biteur devienne insolvable.

On dit, Ce livre m’a fourni plusieurs Auto-rités, pour dire, J’ai trouvé plusieurs autorité»dans ce livre. On dit dans le même sens, Four *

^ nir des preuves , des idées, etc.

On dit, Fournir à quelqu’un un coup d’épée,pour dire, Lui donner un bon coup d’épée.

Fournir , signifie aussi, Achever, parfaireIl faut encore vingt écus pour fournir la sommeentière.

On dit en ternies de Manège, qu’Un chevala bien fourni la carrière, pour dire, qu’il a faitune belle course. Et on dit figurément, qu’Unhomme a bien fourni sa carrière, pour dire,qu’il a vécu avec honneur et avec estime jus-qu’à la fin.

Fournir, signifie aussi, Subvenir, contri-buer en tout on en partie. Fournir à la dé -pense. Fournir aux frais. Fournir à Vappoin-temeni, aux appointerions.

Il signifie encore Suffire ; et alors il s’emploieneutralement. Il n'y peut fournir. Une saur oitfourniv « tout.

Fourni, je. participe.

On dit, Un bois bien fourni, pour dire, Unbois fort touffu, fort épais. On dit aussi : Uneboutique bien fournie. Une table bien fournie.Une Bibliothèque bien fournie. Une chevelurebien fournie.

FOURNISSEMENT, subst. masc. Terme deCommerce. Fonds que chaque associe doitmettre dans une société. Compte de fournisse-ment.

FOURNISSEUR, s. m. Celui qui entreprendde faire la fourniture de quelque marchandise.Les fournisseurs des troupes.

FOURNITURE, s. f. Provision. Fourniturede blé, de vin , de bois, d’avoine , etc. Il y aencore assez de hle, de vin et d'huile pour mafourniture. Ce Marchand fait les fow'nilurcsLd’une telle maison..

U signifie aussi Ce qui est fourni. Ce Ban-quier a fait depuis peu une grosse fournitured’argent en Italie , c’est-à-dire, A fourni, afait tenir une grosse somme d’argent en Italie .

Il se dit aussi De ce que les Tailleurs , i a-pîssiers et autres semblables Artisans ont cou-tume de fournir en employant la principaleétoffe. Le Tapissier a pris tant pour façon et*