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Tome premier. A - K.
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fourniture. Le Tailleur veut tant pour ses four-nitures.

On appelle aussi Fourniture , Les petitesherbes dont on accompagne les salades. Lafourniture de cette salade est excellente.

FOURRAGE, s. m. collectif. La paille etl’herbe qu’on donne l’hiver aux bestiaux. Don-ner du fourrage au bétail. Quand les bestiauxne vont plus aux champs, il faut les nourrirde fourrage. Fourrage vert, fourrage sec. Debon fourrage, de mauvais fourrage. Du beurregui sent le fourrage. Ration de fourrage.

U se dit aussi De toute l’herbe qu’on coupeet qu’on amasse à l’armée pour la nourriture^des chevaux. Une trousse de fourrage. Un paysabondant en fourrage. Faire provision de four-rage. L'armée manguoit de fourrage.

On dit, Mettre de la Cavalerie en quartierde fourrage , pour dire, L établir dans un quar-tier , dans un pays où il y a abondance de four-rage.

FoTjnRÀGE, se dit aussi De l’action de cou-per le fourrage. Faire un bon fourrage. Ordon-ner un fourrage général. On fit un grand four-rage en présence des ennemis. Il fut tué aufourrage. Envoyer au fouirage. Aller au four-rage. Revenu’ du fourrage.

Il se dit aussi Des troupes commandées,tant pour faire le fourrage que pour le soute-nir. Le filaréchal de Camp gui cominandoitU fourrage. Les ennemis attaquèrent le four-rage.

Fourrage, en termes d'Artillerie, se ditDu foiu ou de l’herbe qu’on fourre dans lecanou, etc.

FOURRAGER, v. n. Couper et amasser dufourrage. Fourrager dans un champ , dans unvillage. L'armée a fourragé dans ce pays-là.On étoit contraint d’aller fourrager bien loin.Fourrager au vert . Fourrager au sec.

Il se prend aussi pour, Ravager ; et alors il«st actif. Fourrager tout un pays. Le trtiupeaua fourragé toute cette pièce de blé , Les lapinsont fourragé mon verger.

Fourragé, ée. participe.

FOURRAGEUR. s. m. Celui qui va aufourrage. Soutenir les fourrageurs. Enlever desfourrageurs. Les ennemis tombèrent sur lesfourrageurs.

FOURREAU , s. m. Gaine, étui, enveloppe.Fourreau de velours. Fourreau de cuir. Four-reau d'épée. Le bout du fourreau. Tirer Vépée?tors du fourreau. Les fourreaux des colonnesd’un lit.Fourreau de siège,Fourreau de chaise.Lourreau de pistolet.

On appelle Fourreau , Certaine robe d’en-fant.

On dit proverbialement, Coucher dans sonfourreau, pour dire, Coucher tout velu. ■

On dit proverbialement et figurément Deceux qui ont l’esprit trop actif, que L'épée, lalame use le fourreau.

Fourreau , se dit aussi De la peau qui couvrele membre d’un cheval. Un cheval qui a malau fourreau.

Faux-four reau. s. ra. Ce qui se met sur le

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véritable fourreau de lepée pour la garantir dela pluie.

FOURRER, v. a. Introduire, faire entrer,mettre en quelque endroit parmi d’autres choses.Fourrez cela dans votre cassette. Fouirez celivre avec les autres. Fourrer les bras dans lelit. Fourrer la main dans sa poche. Se fourrersous un lit. Foutrer son bras dans un trou. Illui a fourré son épée dans le ventre. Il s'estfourré une écharde dans le doigt. Celte étoffe,cette tapisserie est toute pzi'due, il y a des trousà y fourrer la main.

On dit proverbialement à’Un homme qui afait ou dit quelque chose de mal à propos, etqui en a de la confusion, Il est si honteux qu'ilne sait oà se fourrer , pour dire, qu’il ne saitoù se cacher.

Et l’on dit proverbialement et populaire-ment d’Un gourmand, qu’il fourre tout dansson ventre.

Fourrer, signifie aussi Donner en cachetteet souvent, comme fait une mère à quelqu’unde ses enfans qu’elle aime plus que les autres.Cette mère fourre toujours de l'argent usa fille.Elle qdte cet enfant, elle lui fourre toujours àmanger. Cette Gouvernante gâtera ces enfans ,elle ne fait que leur fourrer des confitures et dufruit.

Fourrer, signifie aussi/Insérer hors depropos. Fourrer quel pie chose dans son dis-cours. Il a fait un livre oü il a fourré tout cequ'il savoit. Il foutre toujours du Latin dansses Plaidoyers.

On dit figurément, Fourrer quelque chosedans l'esprit , dans la tête de quelqu’un , pourdire, Lui faire comprendre quelque chose avecpeine. Il est si stupide, si hébété, qu'on ne luisauroit rien fourrer dans la tête, dans Vesprit.On eut bien de la peine à lui fourrer dans la

tête qu'il falloit . Vous vous fourrez dans la

tête mille choses qui ne sont pas.

Fourrer, signifie aussi, Introduire quel-qu’un dans une maison, le faire entrer dansune affaire. En ce sens il se prend ordinaire-ment en mauvaise part. Je ne sais qui ta fourrédans cette maison , dans cette affaire.

Il se met aussi avec le pronom personnel,fl se fouire partout. Il se fourre à la Cour. Ilse fourre dans toutes les compagnies. Je ne saiscomment il s’est foun*é dans celte affaire. Il acommencé à se fourrer dans les affaires definance.

On dit proverbialement d’Un homme quicherche quelque emploi, quelque condition, etqui a peine à en trouver, qu'll cherche quelquetrou à se fourrer.

On dit proverbialement et figurément d’Unhomme inconsidéré,qui veut s’ingérer de tout,avoir part aux affaires, aux secrets de tout lemonde, qu’il fourre son nez partout Pourquoivient-il fourrer son nez oà il n’a que faire?

On dit aussi, 5e fow'rer dans une affaire ,pour dire, S’engager d’honneur, d’intérêt,d’affection dans une affaire. Il s'est fourré danscette querelle, dans cette affaire jusqu'au cou ,jusqu'aux oreilles. Il s'y est fourré par-dessus

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la tête. Il s'y est fourré bien avant. Pourquois'y fuurroit-il ?

Ce verbe., dans toutes les acceptions précé-dentes , est du style familier,

Fourrer, signifie aussi. Garnir de peau avecle poil. Fourrer une robe de martre. Fourrer,d'hermine. Fourrer de petit-gris.

On dit, 5e fourrer, se bien fourrer, pourdire, Se vêtir bien chaudement, se garnir beau-coup. Il s'est bien fourré. Il faut se bien fourreren hiver.

Fourré, f.e. participe.

On appelle Pays fourré , Un pays rempli debois, de haies, etc. U'armée marchoit par unpays fourre.

On dit aussi d’Un bois qui est fort garni debroussailles et d’épiües, que C'est un boisfourré.

On appelle Coups fourrés, Des coups portéset reçus de part et d’autre en même temps.

Il se dit aussi figurément, pour dire, Lesmauvais offices que deux personnes se rendentmutuellement et en meme temps.

U se dit encore figurément, pour signifierUn mauvais office caché, et dont on ne sedéfie pas.

On appelle Paix fourrée,Une paix, une ré-conciliation feinte et faite a la hâte, à desseinde se tromper mutuellement.

On dit, qu 'Une médaille, qu’une pièce d'orou d'argent est fourrée, Quand le dessus estd’or ou d’argent, et que le dedans est de cuivre;

On dit, que Des bottes de foin , des bottesde paille sont fourrées , Lorsque parmi de bonfoin et de bonne paille on y en a mélo de moindrequalité.

On appelle Langues fourrées, Des langues

de bœuf, de cochon, de mouton, recouvertesd’une autre peau que la leur, et avec laquelleon les fait cuire.

On dit proverbialement, Un innocent fourréde malice, pour dire, Un homme qui paroitsimple, et qui est fin et malicieux.

FOURREUR, s. m. Marchand Pelletier,artisan qui travaille en Pelleterie. MaîtreFourreur.

FOURRIER, s. m. Officier qui sert sous unMaréchal des Logis, ou il la Cour, ou a l’Ar-mée , et dont la fonction est de marquer le lo-gement de ceux qui suivent la Cour, le Heu oudoivent loger ou camper des gens de guerre.Les Fourriers de chez le Roi. Les Fourriers del'armée. Les Fourriers ont fait le logement, ontfait des logemens.

FOURRIÈRE, s. f. Oflioequi fournit I e b°* spour le chauffage de la Maison du Roi et c ^ 3Princes. La Fourrière a fourni tant de bois.Chef de Fourrière. Aide de Fourrière.Garçonde Fourrière.

U se met aussi pour Le/ieu où l’on met cebois. Il faut prendre ce bois dans la Fourrière.

On dit, en terme» de Jurisprudence , Mettreïe vache, mettre unchCÿal en fourrierc , pourdire, Saisir pour délit ou pouf .dette, une vache»î cheval, et les mettre dans une ^nble, d®” 5 ,une écurie, où ils sont nourris à tant p«C j° ur *