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Tome premier. A - K.
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qu’en cette phrase, Chemin frayé , pour direjFréquente, rendu praticable.

FRAYER, v. n. Il se dit Des poissons quandils s’approchent pour la génération. Dans lasaison où les poissons frayent. On dit qu'il y ades serpens qui frayent avec les an miles.

Frayer, se dit aussi au figuré, pour dire.Se convenir, s’accorder. Ces deux hommes nefrayent pas ensemble. H est familier.

FRAYEUR, s. f. Peur, crainte, émotion,agitation véhémente de faine, causée par l’i-mage d’un mal véritable ou apparent,. Grand*frayeur. Frayeur mortelle, il fut saisi defrayeur. La frayeur lui troubla l’esprit, Trem-bler de frayeur, Je ne suis pas encore bien re-venu t, bien remis de la frayeur que fai eue. Ilest dans des frayeurs continuelles. Les frayeursde la mort.

FRÀYOIR. s. m. Terme de Chasse. Marquesqui restent sur les baliveaux contre lesquels lecerf a bruni son bois nouveau, pour eu déta-cher la peau velue qui le couvre.

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FREDÀINE. s. f. Trait de libertinage, folieJe jeunesse. Faire une fredaine, des fredaines.Je sais de vos fredaines. Il est du style familier.

FREDON. s. m. Espèce de roulement et detremblement de voix dans le'chant. Faire unfredon. Faire des fredons.

FREDONNER. v. n. Faire des fredons. CeMusicien fredonne bien.

FRÉGATE, s. f. Scrtc de vaisseau de guerrede haut-bord, moindre et plus léger à la voh-que les grands vaisseaux. Armer une Frégate.Équiper une Frégate. Capitaine de Frégate.Monter une Frégate.

FRÉGATE, subst. f. Oiseau de mer, ainsinomme, parce que son vol est très-rapide. Ilsept ou huit pieds d’envergure. Il s’avance for?loin sur la mer, et il s élève très-haut; cepen-dant il aperçoit toujours les poissons volans, etdès qu’ils pnroissent au-dessus de l’eau, l’oiseaufond dessus pour les enlever avec le bec ou lesserres. C’est aussi un insecte de mer.

FREIN. s. m. Mors. La partie Je la bridequ'on.met dans la.bouche du cheval pour legouverner. XJn cheval qui se joue de son freinqui mâche son frein , qui ronge son frein. Uncheval qui s emporte, et qui prend le frein auxdents.

On uit figurément, Ronger son frein , pourdire, Retenir en soi-même son dépit et sa colère,sans l’oser faire éclater.

On dit aussi, Mettre un frein à sa languepour dire, La contenir, ménager ses paroles.

On dit proverbialement, A vieille mule freindoré, pour dire, qu’On pare une vieille bêtepour la mieux vendre. On le dit aussi pourdire, qu Une vieille femme qui a dessein de sefaire regarder, de se faire valoir, a besoin debeaucoup de parure.

Frein, se dît en Anatomie, De ce qui bride,retient quelque partie. Le frein de lu langue.Le frein du pj épuce.

Frein, se cfit figurément De tout ee qui

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retient dans le devoir. La réputation est souventun frein qui empêche de' malfaire.Lapuissancedu Prince est un frein contre la licence desméchans. Vue citadelle sert de frein à uneVille , n une Province. L'honneur, les lois, lesbienséances sont autant de freins pour retenires hommes.

FRELÂMPIER. s. m. Terme de mépris donton se sert, pour signifier Un homme de peu etqui nhsl bon ù rieu. Ce n'est qu’un frelampiei \l\ est populaire.

FRELATER, v. a. Mêler quelque droguedans le vin pour le faire paroilre plus agréablei la vue et au goût, Les cabaretiers sont sujetsà frelater le vin.

Frelaté, êe. participe. Vin frelaté.

On dit figurément et familièrement, qn'Unechose n’est point frelatée, pour dire, qu’Onn’a rien fait pour la rendre plus belle en appa-rence qu’elle ne l’est en effet.

FRELATERIE. s. f. Altération dans les li-queurs ou dans les drogues, pour les faire pa-roître plus agréables ou meilleures.

FRÊLE, adj. des 2 genres. Fragile, foible,aisé à casser, a rompre. Frêle comme un roseau.C'est un frêle appui que le sien.

Cn dit figurera. Une santé frêle , un corpsfrêle , pour dire, Une santé foible, un corpsfoible.

FRÊLE, s. f. Nom qu’on donne dans plu-sieurs Pays h de jeunes filles, et qui répond hDemoiselle.

FRELON - , s. m. Sorte de grosse mouche-raêpe. Un frelon qui bourdonne.Une faut pas:• riter les frelons.

FRELUCHE. s. f. Petite Loupe de soie, sor-tant d’uu bouton,du bout dune ganse, ou deuelque autre ouvrage. Bouton à freluche.Ganse à freluche.

FRELUQUET, s. m. Il signifie Un hommeléger, frivole et sans mérite. Ce n'est qu’un fre-luquet, un peti : freluquet. 11 est du style fami-lier.

FRÉMIR, v. n. Être ému avec quelque es-) èce de tremblement, causé par la crainte onpar quelque autre passion. Je frémis quand j'ypense. Frémir d'horreur. Frémir d'effroi. Fré-mir de crainte. Frémù' de colère. Frémir d’in.Uqnution.

Frémir, se dit aussi De l’eau et de touteautre liqueur.lorsqu’elle chauffe, et qu’elle estprès de bouillir. Cette eau ne bout pas encore,elle ne fait que frémir.

On dit aussi, qi>j La mer frémit, pour dire,qu’Ellc commeuce à s’agiter,

FRÉMISSEMENT, s. m. Espèce d'émotion,de tremblement, qui vient de quelque passionviolente. Je ne puis m’en souvenir sans frémis-sement.

Il signifia aussi Un tremblement qui vientde quelque indisposition. Il m'a pris un grandfrémissement partout le corps. Sou mal a com-mencé par un léger frémissement.

Il signifie encore Un commencement d'agi-tation dans les corps naturels. Frémissement deVair. Frémissement de la mer, des eaux.

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FRÊNE, s. m. Grand arbre,dont le bois estsans nœuds, et qui a les fibres extrêmementlongues. On fait des piquets de bois de frêne.

FRÉNÉSIE, s. f. Egarement d’esprit, alié-nation d’esprit, fureur violente. Tomber cnfrénésie. Etre cn frénésie. Accès de frénésie. Illui a pris une frénésie. Entrer en frénésie.

Il se dit figurément De toutes sortes d extré-mités où l’on s'abandonne par F emportementde quelque passion que ce soit. Quelle frénésie,quelle fureur de conjurer contre sa Patrie!Quelle frénésie de violer ce qu’il y a de plussaint! La passion qu’il a peur le jeu est unefrénésie. Amour qui va jusqu'à la frénésie.

FRÉNÉTIQUE, adj. des 2 genres. Atteintde frénésie, furieux. Un homme frénétique.Un malade frénétique est beaucoup plus fortdans les accès de son mal, qn'en sanie.

Il se prend aussi substantivement. C’e.d unfrénétique. Il agit en frénétique. Ils se portentà toutes sortes d'extrémités comme des fréné-tiques,

FRÉQUEMMENT, adv. Souvent. Il y vafréquemment. Cela arrive fréquemment.

FRÉQUENCE, s. f. Réitération qui se faitsouvent. La fréquence de scs visites importune.Lu fréquence de ses lettres, La fréquence de sesrechutes -

Un dit, La fréquence du pouls, pour dire,La vitesse des baltemens du pouls.

FRÉQUENT, ENTE. adj. Qui arrive sou-vent. Les t; emblemens de terre sont fréquensen ce Pays-là, Rendre de fréquentes visites.Lettres fréquente Les fréquentes rechutes sonttlangereuses. C'est un bon remède , mais il nefaut pas en faire un usage trop fréquent. L'u-sage fréquent des Sacremens .

On appelle Poub /iéqnent,Unpoulsquibatplus vite qu’ù l’ordinaire..

FRÉQUENTA TIF, adj. m. Terme de Gram-maire , qui se dit d’Un verbe dont la significa-tion se réduit à marquer l’action plusieurs foisrépétée de son primitif. Criaille/- est un vei'befréquentatif.

lise met aussi substantivement. Criailler estle fréquentatif de Crier.

FRÉQUENTATION, s. f. Hantise, commu-nication avec d’autres personnes. La fréquen-tation des gens de bien. Mauvaise fréquentation.

On dit, La fréquentation des Sacremen's,pour dire, L’usage fréquent du Sacrement dePénitence, et de celui de l’Eucharistie .

FRÉQUENTER, v.a.Hanter,voir souvent.;Fréquenter les gens de lien. Il ne fréquente qued'honnêtes gens. Fréquenter le Barreau. Fré-quenter les bonnes compagnies. Fréquenter lesÉglises. Fréquenter les Hôpitaux, Fréquenterles foires, les spectacles, les promenades. Onprend aisément les moeurs de ceux qu'on fre-quente,

Cn dit, Fréquenter les Sacremens , pourdire, Aller souvent h confesse, et communier,souvent.

Fréquenter, est aussi neutre; et alors il si-gnifie, Faire de fréquentes visites. U fréquentelà-dedans. TA y fréquente. Il fréquente chez un