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tel, dans la maison d'un tel. Dans ce sens il es»,
familier.
Il signifie aussi, Avoir un fréquent com-merce. Fréquenter avec les Hérétiques. Il lu,est défendu de fréquenter avec ces gens-là.
Fréquenté, ée. participe. Son plus grandusage est d'être joint avec des noms de lieu.Ainsi on dit, Un Palais , un jardin fréquenté,fort fréquenté, pour dire, Un lieu où il y a or-dinairement beaucoup de monde,où il va ordi-pairemeut beaucoup de monde. Fuir les lieuxfréquentés .
FRÈRE, subst. ni. Celui qui est né de mêmepère et de même mère, onde l’un des deuxseulement. Frère aîné. Frère puîné. Vivre enfrère. Traiter en jrëre. L'union des freres. Ladiscorde des frères, entre deux frères. Partagercomme frères.
On dit, Frères de père et de mère, ou frèresgermains, en parlant De ceux qui sont nés demême père et de même mère; Frères jumeaux,De deux frères qui sont nés d’un même accou-chement; Frère de père, ou frère consanguin ,De celui qui n’est frère que du cote paternel ;Frère de mère, ou frère utérin, De celui quin’est frère que du coté maternel; Demi-frère.De celui qui n’est frère que de père ou de more;et, Frère naturel, frère bâtard , De celui quiest né du même père ou de la même mère,mais non en légitime mariage. On dit dans lemême sens et familièrement, Frère du cotégauche.
On appelle Frères de lait, L’enfant de Lanourrice et le nourrisson quelle a nourris dumôme lait. Clitus ètoit frère de lait d'Alexanch e.
On appeloit autrefois Frères d’Armes, LesChevaliers qui avoient contracté «amitié ensem-ble à îa guerre, en protestant de ne s’abandon-ner jamais, et en se donnant réciproquement knom de Frère.
Tous les Rois de la Chrétienté se donnent letitre de Frère en s’écrivant.
Frère , se dit aussi De tous les hommes engénéral, comme étant tous sortis d’un mêmepère, comme étant tous de la même espèce.Tous les hommes sont frères en Adam. Il fautavoir pitié des pauvres, ce sont nos freres . Cethomme qui est dans la nécessité, c’est voirefrère, vous êtes obligé de le secourir.
On dit, Vivre comme frères , pour dire, Vi-vre dans la même union qui lie les frères entreeux; Partager en frères , pour dire, Partagerégalement.
Il se dit encore plus particulièrement Detous les Chrétiens, comme étant tous enfans deDieu par le Baptême. Tous les Chrétiens sontfreres en Jésus-Christ,
C’est dans ce sens que les Prédicateurs, enparlant à leurs Auditeurs, les appellent, Mesfrères.
Frère, est aussi Un titre que tout Religieuxprend dans les Actes publics, et le nom queï’on donne ordinairement à tout Religieux quin’est pas Prêtre.
Frères , au pluriel, est aussi Un nom quefou joint au titre de certains Ordres Religieux .
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Les Freres Prêcheurs. Les Frères Mineurs . LesFrères de la Charité .
On appelle Frère Lai, Frère Convers , UnReligieux qui n’est point dans la Cléricature,et qui n’a été reçu dans un Monastère que pourrendre un service manuel à la Maison.
On appelle Faux frère, Celui qui trahit ouune société, ou un particulier de cette société.
O appelle populairement Don frère, Unhomme sans souci, et qui n’aime qu’à fairebonne chère et à se divertir.
FRESAIE. s. f. Espèce d'oiseau nocturne;que le peuple croit de mauvais augure.
FRESQUE, s. ?. Sorte de Peinture appli-quée sur une muraille fraîchement enduite.Dans les lieux humides , la fresque ne dure paslong-temps. Peinture à fresque.
FRESSURE, s. f.coll. Il se dit De plusieursparties intérieures de quelques animaux prisesensemble, comme sont le foie, le cœur, la rateet le poumon. Fressure de cochon. Fressurede mouton. Fressure d'agneau. Fressure deveau , etc.
FRET. s. m. ( Le T se prononce.) Louaged'un vaisseau pour aller sur mer. Le fret d'uanavire. Payer le fret.
FRETER, v. a. Louer à quelqu’un, ouprendre à louage de quelqu’un, un vaisseaupour transporter des troupes ou des marchan-dises. Fréter un vaisseau.
U se prend aussi quelquefois pour, Char-ger , équiper.
Frété, ée. participe. Un vaisseau malfrété.
FRETEUR, s. m. Propriétaire d’un vaisseau,qui le donne à louage à un Commerçant.
FRÉTILLANT, ANTE. adj. Qui frétille.Un enfant fort frétillant.
FRÉTILLEMENT, s. ni. Mouvement de cequi frétille. Être dans un frétillement conti-nuel.
FRETILLER, v. n. Se remuer, s’agiter pardes mouvemens vifs et courts. Cet enfant fré-tille sans cesse. Il ne fuit que frétiller. Cettecarpe éloit bien en vie, elle frétille encore. Lechien frétille de la queue.
On dit proverbialement et populairementd’Un homme, que Les pieds lui frétillent,pourdire, qu’il a impatience d’aller; et que Lalangue lui frétille , pour dire, qu’il a grandeenvie de parler.
FRETIN , s. m. Terme qui se dit Du petitpoisson. Il n'y a plus que du fretin dans celétang.
Il se dit figurément Des choses de reluit, etqui sont de nulle valeur, de nulle considéra-tion. Il a vendu ce qu'il avoit de meilleur dansson magasin, il n’y a plus que du fretin. Toutce qu'il avoit de bons Livres est vendu , ce quilui reste n’est que du fretin. U e&i du style fa-milier.
FRETTE. s. f. Lien de fer, dont ou se sertpour empêcher que le moyeu d’une roue nes’éclate, ne se rompe. La frette d'un moyeu deroue.
I-'RETTÈ, ÉE. adj. Il se dit en termes de
FRI
Blason, Des pièces couvertes de butons en sau-toirs , qui forment des losanges.
FREUX , s. m. Oiseau qui ressemble fort âla corneille, et qu’on nomme encore Grolle.
F R ï
FRIABILITÉ, s. f. Qualité de ce qui estfriable.
FRIABLE, adj. Ües 2. g. Qui peut aisémentêtre réduit en poudre. Le sel est friable. Lespierres calcinées sont fiables.
FRIAND, ANDE. adj. Qui aime la chèrefine et délicate, et qui s’y connoît. Il n'est pasgourmand , mais il est friand.
On dit,qu’U» homme a le goût priant?, pourdire , qu II a le goût délicat, et qu’il sait bienjuger des bons morceaux.
Ou dit aussi, Un morceau friand , un mefrfriand , pour dire, Un morceau délicat, unmets délicat.
On dit figurément et familièrement, qiTUtihomme est friand de nouvelles, de Comédies ,de Musique , etc. pour dire, qu’il aime, qu'ilrecherche les nouvelles, les Comédies, la Mu-sique , etc.
Friand , Ande , s’emploie aussi substantive-ment. C'est un friand. C'est une friande.
FRIANDISE, subst. f. Goût pour la chèrefine et délicate. La friandise est l'effet de lasensualité.
Il se dit au pluriel, De certaines choses dé-licates h manger, comme des sucreries el de lapâtisserie. Aimer les friandises. Donner desfriandises à des enfans.
On dit figurément et familièrement, qn'Unefemme a le nez tourné à la friandise , pourdire, qu’Elle a l’air d’être sensible au plaisirde l'amour.
FRICANDEAU, s. m. Morce.au de veaulardé, qu’on sert en entrée de table. Un plat defricandeaux.
On dit, Fricandeau de bœuf , de lapin, etc.pour dire, Du bœuf, du lapin accommodé enfricandeau.
FRICASSEE, s. f. Viande fricassée. Faireune fricassée. Manger une fricassée. Mangerd'une fricassée de poulets. Une fricassée depieds de mouton.
On dit proverbialement et populairementd’Uu homme qui se connoît et se plaît à fairebonne chère, qu’ZÏ est savant en fricassée; etqxi’Un homme est malheureux en fricassée ,pour dire, qu’il n’attrape jamais les bons mor-ceaux; et au figure, pour dire, qu’il est mal-heureux dans ses entreprises.
FRICASSER. v. a. Faire cuire dans la P° cle -dans une casserole, etc. quelque chose, âpre»l’avoir coupé par morceaux. Fricasser des pou-lets, des tanches, etc.
Il signifie figurément et populairement, Dis-siper en débauches et en bonne chère. H fhi-casse tout. Il a fricassè tout son bien en moinsde rien.
FmCAssÊ, ée. participe.
On dit figurément et populairement, Cef at*gent est fricassè , c’est aiRanl de fricassè, pont