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Tome premier. A - K.
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GAL

GALEUX, EUSE. adj. Qui a de la gale,qui a la gale. Cet enfant est si galeux, qu'ilfait peur. Chien galeux. Brebis galeuse.

On dit proverbialement et figurément qu’ilne faut 'qu'une brebis galeuse pour gâter toutun troupeau, poux dire, qu’Un homme vicieuxest capable de corrompre toute une société.

On dît aussi proverbialem. qu On évite ,qu'on fuit une personne comme une brebis ga-leuse, pour dire, que C est une personne d'uncommerce ou dangereux, ou désagréable.

On dit de même, Qui se sent galeux sc gratte ,pour dire, que Celui qui se sent coupable de lachose qu’on blâme, peut ou doit s’applique) -ce qu'on en a dit.

Galeux , se dit aussi, par extension, Desarbres et des plautesi Arbre galeux,

U est quelquefois substantif. C'est un galeux,une galeuse, La salle des galeux.

GALIMAFRÉE. s. fém. Espèce de fricasséecomposée de restes de viande. Faire une gali-i nafrèe.

GALIMATIAS, s. m. Discours embrouilléet confus, qui semble dire quelque chose, et nedit rien. Tout son discours n'est que qalimatius.Tout ce qu'il dit , tout ce qu'il écrit n'est quegalimatias. C’est un pur galimatias , un francgalimatias, un vrai galimatias. Un galimatiasfompeux.il nous donne du fin galimatias.

GALION, s m. Espèce de grand vaisseauqu’on emploie à faire le voyage d’Espagne auxIndes. Charger les galions. Le retour des ga-lions. Mettre sur les galions,

OALïOTE. s, f. Espèce de petit bâtimentqui va â rames et à voiles.

On appelle Galiote à bombes, Un bâtimentde moyenne grandeur, Iris-fort de bois, donton se sert pour porter des mortiers, et pomtirer des bombes sur mer.

On appelle aussi Galiote, tjn long bateaucouvert dont on se sert pour voyager sur desrivières. La galiote de Saint-Cloud .

GALFPOT. s. m. Résine liquide qu’on tiredu pin pal’ incè.ion.

GALLE, s. f. Terme de Botanique . Il se ditDe certaines excroissances qui viennent sur lestiges et les feuilles de plusieurs plantes, pail'extravasation de leurs sucs, ce qui arrive lorsqn elles ont été piquées par quelque insecte.

La plus connue de ces Galles vient sur lechênes. On l’appelle Noix de galle. Elle sert ateindre en noir età taire de l’encr,. Une teintiu\passée en galle. La noix de galle est, dit-on, Upoison des chiens.

Galle est aussi le nom d'une espèce d’insecte.

GALLICAN, ANE. adj. François. Tl n’estguère d’usage qu’en ce- phrases : Le Bit Gal-lican. L'Lglt e ù cllicune. Les libertés de l ju.-glise Gallicane .

GALLICISME, s. m. Construction propreet parLi-uüère â la langue t rançoise, contraireaux règles ordinaires de la Grammaire, nr isautorisée par l'usage. Les bonnes gens sont aise.-’à tromper, U vient de mourir , Il va venir , ;

j étais que de «oi« ( etc. sont des Gallicismes.

GAL

On appelle aussi Gallicisme, Les façons deparler de la Langue Françoise, transportéesdans une autre Langue. L'Auteur de cet ouvrage

• Latin a mêlé des gallicismes en divers endroits .

GALLIUM. Voyez Caillf.-lait.

GALOCHE, s. f. Espèce de chaussure decuir que l’on porte par-dessous les souliers,pour avoir le pied sec. Une paire de qaloches.

On appelle aussi Galoche , Une chaussuredont le dessus est de cuir, et la semelle de bois

On appelle Menton de galoche , Un mento:long, pointu et recourbé. U estdustylefamilio

GALON, s. m. Tissu d'or, d’argent, de soie,de fil, de laine, etc. qui a plus de corps qu’u

• impie ruban, et que l’on mt au bord ou sules coutures des babils, soit pour les empêchede s’effiler, soit pour servir d'ornement. U/galon d'or , d'argent , de soie. Un habit touchamarré de galon , couvert de galon tant pleiique vide. Galon de livrée.

GALONNEE. verb. a. Orner ou border degalon. Galonner un habit.

Galopé, ée. participe. Habit galonné.Galonné sur toutes les coutures.

On dit aussi De quelqu’un, qu'il est ga-lonné, pour dire, que Son habit est couvert degalon.

GALOP, s. m. (On ne prononce pas le P.)La plus élevée et la plus diligente des alluresdu cheval, qui n'est proprement qu’une suitede sauts en avant. Un cheval qui va au galop,qui va bien le galop. Le petit galop. Le grandgalop. Un cheval qui a le galop aisé , qui a lealop rude. Aller le galop , le petit galop, legrand galop. N'allons qu'au petit galop. Mettreun cheval au galop. Ils sont venus au galop.Son cheval prit le galop, se mit au galop.

On dit proverbialement et figurém. Il s’enva le grand galop à VIIépilai, pour dire, Ilfait tout ce qu’il faut pour - sc ruiner fort promp-tement.

On dit aussi absolument d'Un homme quilire â sa fia, qui se meurt, Il s’en va le grandgalop. Il est populaire.

GALOPADE, s. f. Action de galoper. Cecheval a la galopade fort belle.

Il se dit aussi d’Un certain espace qu’onparcourt en gaJo]Dant. D'ici là il n'y a qu'unegalopade. Et l’on dit encore, Faire une galo-pade, pour dire, Faire une petite course augalop.

GÀLOPF.R. v. n. Aller le galop. Un chevalni galope bien, qui galope sur le bon pied ,•;ui galope sur les hanches. Un cheval qui ga-iope près de terre. Ga f oper u lu chasse. Ils ontgalopé deu.c heures durant.

Oc dit figurément et familièrement d’Unhomme qui ;,e tourmente beaucoup, qui courtbeaucoup pour quelque aliène : ! I galope jouret mot. Il a galopé pur tout Paris pour cetteaffaire.

U est aussi acîif,et signifie, Mettre au galop,faire aller au galop. Galoper un cheval.

il .signifie figurément d familièrement Pour*-uivre quelqu’un. Il Va galopé long-temps. Lesôsrgens l'ont galopé .

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On dit aussi figurément et familièrement,Galoper quelqu'un , pour dire, Se reudre assidudans tous les lieux où l’on peut le voir, ou l’onpeut lui parler. Il le galope depuis long-tempssans pouvoir le joindre .

Galopé , ée. participe.

GALOPIN, s. m. Petit garçon que l’on en-voie çà et là pour différentes choses. Il m’a en-voyé un galopin. C'est un petit galopin. 11 estfamilier.

On appelle ainsi dans les Maisons Royales,De petits marmitons qui tournent les broches,et qui servent à courir çâ et là pour les besoinsde la cuisine.

GALVAUDER, v. a. Maltraiter quelqu'un:1e paroles, le réprimander avec aigreur ouavec hauteur. On ta galvaudé d'importance.

I est familier.

Galvaudé , ée. participe.

GAM

GAMBADE, s. f. Espèce de saut sans art etsans cadence. Faire une gambade . Faire de»gambades. Jamais homme ne fut si gai, il fai-sait mille gambades.

On dit proverbialement et figurément, Payereu gambades , Lorsqu’à des demandes légitimeson ne répond que par des défaites, par desplaisanteries de mauvaise foi, sans donner au-cune satisfaction. Je lui ai demandé Vargenlqu’il me doit, il m'a payé en gambades. Damce sens on dit proverbialement et figurément,Payer en mennoie de singe, en gambades. Ceproverbe vient de ce que les Jongleurs s’exemp.toient du droit de péage, en faisant danser leuesinge devant le Péager.

GAMBADER, v. n. Faire des gambades. Ilgambade sans cesse. Il ne fait que gambader.

GAMBILLER. v. n. Remuer les jambes decoté et d’autre. Cela se dit d’ordinaire des en-fans ou de fort jeunes gens, lorsqu’étant assisou couchés, ils portent à tous momens leursjambes de~ç.\ et de-là. On ne peut emmailloltercet enfant , il ne fait que gambiller. Il est fa-milier.

GAMBIT, subst, m. Terme du jeu d'Éclicc3.On dit, Jouer le gambit , Lorsqu’après avoirpoussé le piou du Roi ou celui de la Damedeux pas, on pousse encore celui de leur Foudeux pas.

GAMELLE, s. f. Sorte decuelle de bois quiest d'un usage fort ordinaire sur les vaisseauxet dans les armées, et où l’on met la portion dechaque matelot et de chaque soldat.

On dit, Être à la gamelle, mange»' à la ga-melle , pour dire, Être à l’ordinaire des soldatset des matelots.

GAMME, s. f. Table contenant les notes deMusique disposées selon l’ordre des tons na-turels. Commencer la gamme. Apprendre Tagamme. 6avoir la gamme. Il sait déjà la gamme.Sortir de gamme.

On dit. proverbialement et figurément, Chan-ter la gamme à quelqu'un, pour dire, Fairenue forte rép rima nde à quclquun, ou lui diredes injures, lui dire ses vérités. Gu lui a bien

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