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chanté sa gamme.On leur a bien chanté.leurgamme.
On dit aussi proverbialement et figurément,Changer de gamme , pour dire, Changer deconduite,de façon d’agir. de luiferaibien chan-ger de gamme<
On dit proverbial.. Être hors de gamme,pour dire, Ne savoir plus où l’on en est, ne sa-voir plus ce qu’on doit faire; et, Mettre quel-qu’un hors de gamme , pour dire, Le décon-certer, lui rompre ses mesures, le réduire à nesavoir plus que répondre.
'G À N
GÀNÀ.CHE. s. f. La mâchoire inférieure ducheval. On dit, qu’l/» cheval est charge deganache , qu’il a la ganache lourde , pesante,Quand il a l’os de la mâchoire inférieure fortgves, et garni de beaucoup de chair.
On dit figurément et familièrement d’Unhomme qui a l’esprit pesant, qu'l/ est chargéde ganache , qu’il « la ganache pesante ,c paisse, que cest une ganache , une lourdeganache.
GANCHE. s. f. Sorte de potence ou d’es-trapade', dressée aux portes des villes en Tur-quie , pour servir au supplice des malfaiteurs,ou des malheureux traités comme tels. Laganche est décrite dan$ les Voyages de Tour-nefort,
GANGLION, subst. m. Terme d’Ànalomie.C’est un assemblage de plusieurs nerfs q il serencontrent et s’entrelacent en manière 'de pe-loton’.
En termes de Chirurgie , c’est une tumeurdure, ronde ou oblongue, quelquefois inégale,sans douleur, et qui ue cause aucun change-ment de couleur à la peau.
GANGRÈNE, s. f. (On prononce Cangrène.)Mortification totale de quelque partie du corps.qui se communique aisément aux autres partievoisines. Avoir la gangrène. La gangrèrgagne. Il a un mal à la jambe , il craint que Lqangrène ne s’y mette. Arrêter la gangrène.
On dit figurément Des grandes erreurs qi.is’élèvent dans la Religion, ou des grands dés-ordres qui naissent dans l’État, et qui peuve/.avoir des suites fâcheuses, que C’est une gat.grene dont il faut arrêter le cours.
GANGRENER, verbe qui s'emploie avec 1pronom personnel. Se corrompre en sorte qula gangrène se forme. Cette jambe va sc gai.grener. SI on ne remédie à cette plaie , ellese gangrènera dans vingt-quatre heures.
Gangrené , ée. participe. Où la gangrènes'est mise. Bras gangrené. Jambe gangrenée.
On dit figurément d’Un méchant homme,qu’il a la conscience gangrenée.
GANG-HÉNEUX, ETJSE, adj. Qui est de lanature de la gangrène. Sang gangréneux. Dis-position gangr£tt £use '
.GANGUE, s. f. Mot emprunté de VAllc-mand. Roche à laquelle un métal minéral.estattaché dans le sein de la terre. On dit : Unemine avec sa qanque. Un métal joint à sagangue.
GAN
GÀNIVET. s. m. Instrument de Chirurgie fait en forme de canif.
GANER. v. n. Terme du jeu de THombre.Laisser aller la main.
GÀNO. Terme du jeu de THombre. Il si-gnifie , Laissez-moi venir la main.
GANSE, s. f. Cordonnet de soie,d’or, d’ar-gent, etc, qu’on emploie d’ordinaire à attacherun bouton. Une aune de ganse de soie.
U se dit plus communément de cette sorte decordonnet, en tant qu’il sert de boutonnière.La ganse est trop étroite, le bouton n’y sauraitentrer.
On appelle Ganse de diamans , Une bou-tonnière fuite en forme de ganse, et garnie dediamans.
GANT. S. m. Partie de l'habillement, faitepour la main, et qui sert à la couvrir toute, etchaque doigt en particulier. Porter des gants.Mettre ses gants. Oter ses gants. Tailler desgants. Coudre des gants. Des qants bien faits.Des gants bien apprêtés. Des qants lavés. Desgants à frange. Des gants parfumés. Une pairede gants.
Ce mot prend différentes dénominations,soit par rapport à la matière dont les gants sontfaits, comme dans ces phrases : Gants de cei'f.Gants de daim. Gants de peau. Gants de cha-mois, de poil de chèvre. Gants de chien. Desgants de fl. Des gants de soie. Des gants delaine , etc. soit par rapport aux lieux où iis sontfaits, comme : Gants d'Espagne. Gants deRome. Gants d’Avignon. Gants de Blois , deGrenoble , etc. soit par rapport aux odeurs quidominent dans la manière dont ils sont apprê-tés. Des gants d’ambre. Des gants de fleur d’o-range. Des gants de jasmin. Gants à la peaud’Espagne .
On appelle Gant d'oiseau , Le gant que leFauconnier meta la main dont il porte l’oiseau.
On dit figurément et familièrement d’Un.homme d'une humeur facile et accommodante,fu’I/ est souple comme un gant. Et en parlant-’un homme qu’on promet de rendre traitable.uoiqu’il fasse le difficile, on dit, qu’Ou le
■ endra souple comme un gant.
Proverbialement et figurément, pour fairenîendre à quelqu’un qu'il n’est pas le premier
■ donner l’avis , à dire quelque chose, ou àare la découverte dont il parle, on dit, qn’IÎen a pas les gants. Vous n'en aurez pas lesunis.
On dit aussi proverbialement et figurément,.l’Cne fille qui a déjà eu quelque commerce degalanierie, qu Elle a perdu ses gants.
On dit d’Un. homme qui a obtenu le pre-mier les faveurs d’une femme, qu’// en a eules gants.
On dit proverbialement, L'amitié passe legant , Lorsqu’en se saluant on se touche lamain sans se donner le loisir de se déganter.
On dit, Jeter le gant , pour dire. Défierquelqu’un au combat.
GANXELÉE. Voyez Campanule.
GANTELET, s. m. Espèce de gant couvertde lames de fer par le dehors de la main, lai-
GAR
saut partie de I armure d’un homme armé detontes pièces. Un coup de gantelet. Frapperavec le gantelet. Jeter le gantelet.
Gantelet. Terme de Chirurgie . Espèce debandage qui enveloppe la main et Tes doigtscomme un gant.
GANTER, v. a. Mettre des gants. Voilà desgants que l’on ne sauroit ganter. Se ganter.
On dit, que Des gants gantent bien, pourdire, qu’ils sont bien justes à la main.
Ganté , ée. participe. Être toujours bienganté. Avoir une main nue , et l’autre gantée.
GANTERIE, s. fém. L’Art et le Métier degantier.
GANTIER, 1ÈRE. subst. Celui, celle quifait ou qui vend des gants. La boutique d’unGantier .
GÂR
GARAMANTITE. s. f. On a donné ancien-nement ce nonï à une pierre précieuse. On pré*sume quec’étoit le grenat.
GARANCE, s. f. Plante dont la racine estd’un rouge tirant siu* le jaune, et dont lesTeinturiers se servent pour teindre en rouge.Une étoffe teinte en garance. La garance teinten rouge les os des animaux qui s’en nourrissent.
On s’en sert aussi en Médecine : elle est apé*ritive.
GARÀNCER. v. a. Teindre en garance. Gu-rancer une étoffe. Garancer de la laine.
Garance, ée. participe.
GARANT, ANTE. s. Plcige, caution, celuiqui répond du fait d’autrui, ou de son proprefait. Avoir un bon garant, un mauvais garant.Se rendre garant. Prendre pour garant. Onn'est point garant du fait du Prince. Je ne suispoint garant de l’événement. Tout homme estgarant de ses faits et promesses.
Dans le style de négociation, quelques-unsont employé Garante au féminin. La Reines'est rendue.garante du Traité.
Il se dit aussi figurément d’Un Auteur donton a tiré un fait, une doctrine qu’on avance,un passage que l’on cite; et d’Un homme dequi on tient une nouvelle. Il cite tel Historien ,tel Philosophe pour garant de ce qu’il dit. Cettenouvelle paroît étrange , mais elle vient de bonlieu , et j’ai de bons garans.
GARANTIE, s. f. Engagement par lequelon garantit. Il lui a passé un acte de garantie.U m’a vendu cet héritage sans garantie.
Il signifie aussi Le dédommagement auquel ons'oblige. S’obliger à garantie. Être tenu « la ga-rantie. Il ne se dit guère qu’en matière de pro-cès , d’affaires, et de négociation.
GARANTIR, v. a. Se rendre gavant, répon-dre d’une chose, môme en s'obligeant a dédom-mager. Je vous garantis ce cheval sain et net.Le Marchand qui a vendu ce damas, le garan-tit de Gènes , pour être de Gènes , le garantitlirai Gènes. Garantir un contrat , une vente,
Vachat d’une maison.
On dît, Garantir une maj'chandise , pourdire, En assurer la bonté, la qualité pour uncertain temps, sous peine de dédommagement,