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Tome premier. A - K.
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64o GAP»

y a des lapins, et où l’on prend soin de lesconserver. Lapin de garenne. Faire une qa-retuie. Bonne garenne. Mauvaise garenne.Avoir droit de garenne.

Ori appelle Garenne forcée ou gai'enne pri-vée, Un petit lieu clos de murailles ou de fossespleins d’eau, où l’on met et où l’on élève deslapins.

Garenne, sc prend aussi dans un sens plusétendu, pour Un lieu particulier près du Châ-teau , que le Seigneur fait garder avec plus desoin. Dans certaines Provinces , Vaîné n'a pourtout avantage que le château, h roi du chaponcf la garenne.

G ARENNIER. s. ta. Celui qui a soin 'd’unegarenne, qui a une garenne eu garde, £7n bonqarentiier.

GARER, 'se GARER, verbe qui ne s’em-ploie qu'avec le pronom personnel ^et dans lestyle familier. Se préserver, sc défendre dequelqu’un, de quelque chose. Il faut se garerd’un fou. Garez-vous de cette voiture.

GARER, v. a. Terme de rivière. Garer unbateau , C'est l’amarrer, l’attacher dans unegare. Garer un train de bois , Ccst le lier.

Gabk, ée. participe.

GARGARISER, v. a. Se laver la gorge avecde l’eau, ou avec quelque autre liqueur, en lafaisant entrer le plus avant qu’il se peut, eten la repoussant à diverses reprises pour s’em-pêcher de l’avaler. Gargarisez-vous la gorge.Je me suis gargarisé, ;

Gargarisé, ée. participe. 1

GARGARISME, s. m. Liquenr faîte exprèspour guérir le mal de gorge, en s’en gargari-sant. Faire un gargarisme. Garqarisme ex-cellent.

Il se dît aussi De l’actiondc se gargariser; etc’est dans ce sens qu’on dit, Il a été guéri deson mal de gorge après cinq ou six garga-rismes .

G ARGOT AGE. s. m. Repas malpropre, etviande mal apprêtée. Tout ce qu'on mange icin'est que garqotagc. Il est populaire.

GARGOTE, s. f. On appelle ainsi Un petitcahaict où l’on donne à manger à bas prix.Tenir gargote. Ordinaire de gargote. Diner àla gargote. Il ne prend ses repas que dans lesgargotes.

Il se dit par mépris De tous les médians etpetits cabarets, et de tous les lieux où l’onmange malproprement. Gn mange mal dansce cabaret, dans cette jtiaison , c'est une vraiegigote.

GARGOTER. v. neuf. Hanter les médianspetits cabarets, les gargotes. Il ne fait que gar-goter.

Il signifie aussi, Boire et manger malproprement. Us sont là à gargoter.

GARGOlIRRj 1ÈRE. s. Celui ou celle quitient une gargote. Prendre ses repas chez unGargotier.

Il se dit aussi par mépris De tous les médianscabareiicrs, et de tous les cuisiniers qui apprê-tent mal à manger. Ce n’est qu'un gargotier .C’est un vrai gargotier.

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On dit aussi d’Une mauvaise cuisinière.C’est une franche gargotière.

GARGOUILLADE. s. f. Pas 'de danse.

GARGOUILLE, s. f. On appelle ainsi Cetendroit d’une gouttière ou d’un autre tuyau•par où l’eau tombe, et qui est terminé ordinai-rement en figure de dragon, ou de quelqueautre animal. La gargouille d'une gouttière.La gargouille par où Veau se dégorge. Gar-gouille de pierre. Gargouille de plomb.

GARGOUILLEMENT, s. m. Bruit que faitquelquefois l’eau dans la gorge, dans i’çstomacet dans les entrailles.

GARGOUILLER, v. n. Ce terme n’est d’u-sage qu’en parlant De ce que font de petits gar-çons lorsqu’ils s’amusent à barboter dans l’eau.Des petits garçons qui-ne font que gargouiller.Il est populaire.

GARGOUILLIS, s. m. Le bruit que faitl’eau en tombant d’une gargouille. Il est familier.

GÀRGOUSSE. subst. f. Terme d’Artillerie.Charge de poudre pour un canon, enveloppéed’un gros carton. Charger un canon avec unegargoitssc. Une gargousse pour une pièce devingt-quatre. TJne garqoussc pour une pièce detrente • /.r.

GÀRIGUE. s. f. Nom qui se donne dansquelques Provinces aux landes ou terres incultes.

GARNEMENT, s. masc. Libertin, vaurien.C’csi un franc garnement. C'est un mauvaisgarnement. Il est familier.

GARNIR, v. a. Pourvoir de ce qui est né-cessaire pour la connu-dite, ou mettre ce quisert à roulement. Garnir une boutique. Garnirune maison , la garnir des meubles nécessaires.Garnir un étui. Garnir un cabinet de tableaux.Garnir im buffet de vaisselle. Garnir un por-trait de diamans. Garnir un lit. Garnir unfauteuil.

On dit, Garnir une Place de guerre, pourdire, La munir de tout ce qui est nécessairepour la défendre.

Garnir, se joint souvent avec le pronompersonnel, et alors tantôt il signifie, Se saisir,comme, Il se garnit toujours des premiers detout ce qu’il lui faut ,• et tantôt il signifie, Scmunir, comme, Se garnir contre le froid.

On dit, Garnir une tapisserie, pour dire,

Y mettre d’espace en espace des bandes de toilepour la conserver; Garnir des bas , pourdire, Y mettre un ruban ou de la toile, ou ypasser en dedans du fil, de la laine, de la soie,afin de les conserver.

On dit aussi : Garnir un chapeau. Garnirune chemise. Garnir une robe, un jupon, etc.

Garni, ie. participe. Une boîte de portraitgarnie de diamans. Un étui garni d’or. Labourse bien garnie. Le gousset bien garni.

On dît d’Uu homme, qu'Zl est garni , Quandpar poltronnerie il s’est muni de quelque vête-ment propre à le garantir des coups d’épéedans un combat singulier.

On appelle Chambre garnie , hôtel garni ,Une chambre, un hôtel qu’on loue, fournis detoutes les choses nécessaires. Chambre garnied louer. Hôtel qarni à louer. Il n’a point de

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Dicah/es, il est obligé de loger en chambregarnie.

On dit en termes de Pratique, Plaider maingarnie , plaider la main garnie, les mainsgarnies, pour dire, Jouir pendant le procès dece qui est en contestation. On lui fait un procès,mais il plaide main garnie. Le Roi plaide tou-,jours main garnie.

On dit en termes de Palais, La Cour suffi -s animent garnie de Pairs , pour dire, La Courayant un nombre de Pairs suffisant.

En termes de Blason , Garnie se dit d’Uneépée dont la garde est d’un autre émail que lalame.

GARNISON , s. f. Nombre de Soldats qu’oitmet dans une Place pour la défendre contre lesennemis, ou pour tenir les peuples dans le de-voir. Garnison forte. Garnison foible. Il y adeux mille hommes de garnison dans cellePlace. Mettre garnison dajis un Château. En-voyer une garnison dans une Ville. Changerune garnison. Renforcer la garnison. On a en-voyé tous les O/Jiciei's ci leur garnison. Les ha-bituas ont désarmé la garnison, ont égorgé lagarnison'.

On appelle aussi Garnison , Une troupe d«Sergens ou d’Archers qu’on établit en quelquemaison pour contraindre un débiteur h payer,et pour y demeurer à ses frais jusqu’à ce qu’ilait payé, ou pour veiller à la conservationdes zucublcs saisis sur lui. Mettre garnison chezun comptable. Il y a garnison chez lui. On alevé la garnison. Les Maréchaux de Franceont envoyé q a raison chez nn tel Gentilhomme .On se sert du terme de Garnison , quoiqu'iln’y ait quun Soldat, qu’un Archer.

GARNITURE, s. f. Ce qui est mis pourgarnir on pour orner quelque chose. La garni *turc d’une chambre. La garniture d’une toi-lette. Une garniture de diamans , de perles.Une garniture de cheminée. Une qarmturc dechemise , de robe.

On appelle absolument Garniture , Les ru-bans que l’on met en certains endroits des ha-bits pour les orner. Une belle garniture derubans d'or , de rubans d’argent, de rubanscouleur de feu. Une garniture verte , bleue ,jaune. Cette garniture est bien entendue, cll ërevient bien à l'habit.

Les femmes appellent simplement Garni-ture , Ce qu’elles mettent sur leur tète, s° l1dentelle, soit linge uni.

En termes d’imprimerie, on appelle Garni-ture , Les divers bois dont le* Compositeurs seservent pour séparer les pages et former lesmarges.

Garniture , se prend aussi pour Un assor-timent complet de quelque chose que ce soibUne qarniiure de dentelles. Une garniture eboutons d'or. Une garniture de diamans. Il asur sa cheminée une belle garniture de perce-laine.

GAROU, s. m. Il n'est guère d’usa^È qu'e*ce mot, Loup-garou. Voyez ce mot.

GAROU, s. m. ou LAURÉOLE, s. f. E:lBotanique, c’est un petit arbrisseau toujours