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mains, du visage et autres parties du corps,dont la peau est fendue par lèvent, le froid, lagelée, la fièvre, ou par quelque humeur âcre,etc. Gevcev le visage. Le froid, la bise , gercentles lèvres , gercent les mains.
Oœdit, que Le soleil, le hâle, la grande sé-cheresse, gercent la terre.
Il est aussi neutre. Les lèvres gercent augrand froid.
Il se met aussi avec le pronom: personnel.Les lèvres se gei’cenl à la grande gclee.
Il se dit aussi Du bois qui se fend, des mé-taux, tîes murs, dos enduits de plâtre, exposésà l’action de l’air ou de la chaleur qui les faitgercer.
GERCÉ , ÉE. participe.
GERÇURE, s. f. Les fentes que fait le froidou la bise aux lèvres et aux mains. Pommadebonne pour les gerçures.
On le dit aussi, par extension, Des fentesqui se font dan3 le fer, daps le bois, ou dans lamaçonnerie.
GÉRER, va. Gouverner, conduire, admi-nistrer. Il a géré long-temps les affaires d’untel Prince. Il a mal géré ses affaires. Gérer unetutelle.
.Géré , ée. participe,
GERFAUT, s. m. Oiseau de proie du genredes faucons, dont on se sert à la volerie. Tier-celet de gerfaut. Le gerfaut est plus grand quele vautour. Le gerfaut a le bec et les jambesbleuâtres.
GERMAIN, AINE. a'dj. Il se joint ordinai-rement avec Cousin ou cousine ; et il se dit Dedeux personnes qui sont sorties des deux frèresou des deux soeurs, ou du frère et de la sœur.Cousin germain. Cousine germaine.
En termes dû Jurisprudence, on dit, Frèregermain , pour dire, Frère de pere et de more.
Issu de Germais , se dit De deux personnes«orties de deux cousins germains. Ils sont issusde germain. Elles sont issues de germain.
Il est aussi substantif en celle phrase, Il ale germain sur moi , pour dire, Il est cousingermain de mon père ou de ma mère.
GERMÀNDRÉE GRANDE, subst. fém, ouGERMÂNDRÉE AQUATIQUE. Plante. Cn ladistingue de la petite par scs feuilles qui sonttoujours vertes et blanchâtres , et par uneodeur d’ail. Elle est d’un grand usage en Mé-decine, et entre dans la thériaque.
Germandhée Petite , subst. fém. ou PetitChcne vert. Plante qui croît n la hauteurd’une palme, dans les terrains pierreux. Soninfusion s’emploie contre la toux, la difficultéd’uriner, et quelques autres maladies.
GERMANIQUE, adjcct. des 2 genres. Quiappartient aux Allemands . Style germanique.Constitution germanique. Le corps gennamque.Droit germanique.
GERMANISME, s. m. Façon de parler pro-pre à la Langue Allemande. Cet ouvrage Fran-çois est plein de Germanismes .
GERME, s. m. La partie de la sefiïence dontse forme la plante. Le germe du bîc. Le germedu gland, de l’amande, etc.
G-ES
On appelle communément Le germe d’unoeuf , Une certaine partie compacte et glaireusequi se trouve dans l’œuf.
Il se prend aussi pour Cette première pointequi sort du grain , de l’amande, et autre se-mence dans les plantes, lorsqu’elles commen-cent à pousser. Les fourmis rongent le germedu blé.
On appelle Faux germe , dans la femelle del’animal , La matière informe qui provientd’une conception défectueuse. Çettc femme estaccouchée d’un faux germe.
Germe, se prend figurément dans les chosesmorales, pour La semence et la cause de quel-que cliose. Un germe <le division , de procès ,de querelle. Cet homme est si corrompu , qu’onne distingue en lui aucun germe de. vertu,d’humanité.
GERMER, v. n. Pousser le germe au-*de-Iiors. Le blé commence à germer. Le blé a ger-mé dans la grange.
; On dit figurément , La parole de Dieu agermé dans son cœur , pour dire , qu’EUe acomjpcncé â y fructifier et à produire les bonseffets qu’on en attend.
Germé: , ée. participe.
GERMINATION, s. f. Terme de Botanique .U se dit Du premier développement des partiesqui sont contenues dans le germe d’une se-mence. La chaleur et Vhumiditê avancent lagermination des semences. Il est curieux d’ob-server les progrès de la germination des plantes.
GÉROFLE. s. m. Voyez Girofle,
GÉRONDIF, s. m. Terme de Grammaire .En notre langue c’est une espèce de participeindéclinable, auquel on joint souvent la pré-position En. Par exemple : En allant. En fai-sant. Il allait courant.
GERZEAU, s. m. Mauvaise herbe qui croîtdans les blés. Sa feuille ressemble à celle de lalentille.
GES
GESIER, s. m. Le second ventricule de cer-tains oiseaux qui sc nourrissent de grains,comme les poules, les pigeons, etc. Le gésierd’une poule.
GESINE. s. fém. Vieux mot, pour dire, Lescouches d’une femme, ou le temps quelle esten couche. Être en gésine.
On dit en termes de Palais, Payer les fraisde gésine.
GÉSIR, v. n. Vieux mot. Voyez Gît .
GESSE, s. fém. Plante à fleur légumineusc.La gosse porto des gousses qui renferment dossemences anguleuses et blanchâtres de la na-ture du pois. On les sème et on les mange de lamême manière.
Gess^ sauvage. s. fém. Voyez Glaxd de
TERRE.
GESTATION, s. fém. Sorte d'exercice enusage chez les Romains pour le rétablissementde la santé. Il consistoit à se faire porter enchaise ou en litière, à se faire traîner rapide-ment dans un chariot ou dans un bateau, afin de |donner au corps du mouvement et de la se- J
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cousse. La gestation est très-utile à la santé,suivant Celse .
On appelle Temps de la'gestation, Le tempsqu’une femelle porte son fruit. Il ne faut pasfatiguer une jument dans le temps de la ges-tation.
'GESTE, s. m. L’action et le mouvement ditcorps, et principalement des bras et des mainsdans la déclamation, dans la conversation.Avoir le geste béait , le geste noble, le geste pisé.Avoir le geste forcé. Son geste n’est pas naturel.Le geste est une des principales parties de l'Ortfleur et de l’Acteur. Exprimer par le geste. Avoir,le geste expressif.
On dit, Menacer quelqu’un du geste.
GESTES, s. m. pluriel. Belles, grandes, ïné*morables actions, principalement des Généraux et des Princes. Les gestes d’Alexandre , de Sci~pion. Il est vieux.
On dit encore en plaisantant : Les faits etg-estes. On sait vos faits et gestes,
GESTICUtA'TEUR. s. m. Qui fait trop degestes. Cet homme prêche bien, mais c'est ungrand gesliculateur.
GESTICULATION, s. f. Action de gesticu-ler. Gesticulation ridicule.
GESTICULER, v. n. Faire trop de geste*en parlant. Il pende assez bien, mais il gesti-cule toujours. Il gesticule trop. Il ne fait quegesticuler.
GESTION, s. fém. Administration. Rendrecompte de sa gestion. Le temps de sa gestion;Durant sq gestion,
GEtI
GÉUM. s. m. Plante. Il y en a de deux es-pèces, le grand et le petit. Tous deux ont le*fleurs fort jolies, et les curieux les cultiventpour cette raison dans leurs jardins. Ils sontvulnéraires et consolidans.
GIB
GIBBEUX, EUSE, adj. (On prononce les Bdans ce mot et le suivant. ) Terme de Médecine.Bossu, élevé. La partie gibbeuse du foie.
GIBBOSITÉ, s, f. Terme de Médecine. Cour-bure de l’épine du dos, qui fait les Bossus.
GIBECIÈRE, s. f. Espèce 'de bourse largeet plate que l’on portoit anciennement à 1*ceinture. Aujourd’hui on appelle Gibecière1Une bourse de cuir où les Chasseurs mettent leplomb, la poudre et les autres choses dont il*se servent a la chasse. Porter une gibecière. L<*gibecière d’un Chasseur,
Les Joueurs de gobelets se servent aussid’une gibecière pour enfermer les gobelets ettous les instrumens. Tour de gibeciere.
GIBELET. s. m. Petit foret dont on se sertpour percer un muid de vin dont on veut airel’essai.. 7.es essayeurs de vin ont toujours unqibelet dans leur poche.
On dit proverbialement et populairement
qu’Un homme a un coup de Çjibelet, pour dire,qu’il a l’esprit léger, la tête un peu évenle'e.
GIBELIN, s. m. Partisan d’une faction atta- 'chée aux Empereurs, et opposée aux Guelfes.