6oS G O R
GOS
tme Deux hommes sont près de se couper lagorge l’un Vautre, pour dire, qu’ils sont prèsde se tuer;-et qn’Un homme veut se couper lagorge avec un autre, pour dire, qu’il veut sebattre contre lui.
On dit, Tenir quelqu’un à la gorge, pourdire, Lui serrer la gorge avec les mains: et fi-gurément, pour dire, Le réduire dans un étatà ne pouvoir faire aucune résistance à ce qu’onveut de lui.
On dit aussi figurément, Prendre un homme. à la gorge, pour dire ,-Le contraindre avec vio-lence-à faire quelque chose. S’il n’a point d'ar-gent pour vous payer, le prendrez-vous à lagorge?
On dit dans le même sens, Tenir le pied surla gorge à quelqu’un ; lui meîtic, lui tenir lepoignard sur la gorge.
On dit familièrement d’Un ris forcé, qu’il72e passe pas le nœud de la gorge.
On dit figurément, Couper la gorge à quel-qu’un, pour dire, Faire quelque chose qui leruine, qui le perd; et q\i Un homme se coupela gorge à lui-même , Lorsque dans une affairede conséquence, il fait ou dit quelque chose decontraire à ses intérêts.
On dit aussi figurément , qu’t/ne raisonqu’on allègue, qu'une pièce qu’qu produit coupela gorge à celui contre qui on l’allègue, contrequion la produit, pour dire, qu’Elle détruitentièrement-ses prétentions.
On dit, Rire à g or ge déployée, crier à pleinegorge, pour dire. Rire, crier de tonte sn force.
Pour donner fortement un démenti h unhomme, on dit, qu’il en a menti, qu’il a mentipar sa gorge. II est vieux.
On dit à un homme qui a dit des paroles of-fensantes, qu’On les lui fera rentrer dans lagorge , pour dire, qu’On l’obligera à désavouerce qu’il a dit. Il est du style familier.
On dit, Rendre gorge , pour dire, Vomiraprès avoir trop bu ou trop mangé.
On le dit au figuré, pour dire, Rendre cequ’on a pris injustement. Il avoit volé lesdeniers du Roi, mais on lui a fait rendre gorge.Il faut tôt ou tard qu’il rende gorge.
Gouge, signifie quelquefois, Le cou et lesein d’une femme. Elle & la gorge belle, bientaillée. Elle a la gorge plate. Montrer, décou-vrir sa gorge. Cacher sa gorge. Avoir la gorgedécouverte. Elle a trop de gorge.
On appelle aussi Gorge , La partie supé-rieure de la chemise d’une femme.
En termes de Chasse, on dit, qu’Un chiena boni te gorge , pour dire, qu’il a la voix forte.
Gorge chaude, signifie en termes de Fau-connerie , La chair des animaux vivans que l’ondonne aux oiseaux de proie.
On dit figurément et proverbialement, Faireune gorge chaude de quelque chose, pour dire,Se l’approprier, en profiter. Il aspiroit «prèscetfe succession, et espéroitd'en faire une gorgechaude, une bonne gorge chaude . Il vieillitdans ce sens.
Il signifie aussi, Faire des plaisanteries dequelque chose en public. C’est un homme qui
1 recueille tout ce qu’il entend dire , et qui en faitdes gorges chaudes.
Gorge de montagnes. On appelle ainsi Undétroit,-un passage entre deux montagnes.
En termes de Fortification, Gorge signifieL’entrce d’une fortification du côté de la Place.La gorge du bastion. La gorge de la demi-lune.Attaquer une demi-lune par la gorge.
On appelle Gorge, en termes d’Àrchitecture ,Une moulure concave.
On nomme aussi Gorge, Une pièce de boisfaite en gorge, et à laquelle on attache les es-tampes, les cartes de Géographie , etc. pourpouvoir les rouler.
GORGE-DE-PIGEON, s. f. Couleur com-posée et mélangée, qui paroît changer, suivantles différens aspects du corps coloré.
GORGÉ, ÉE. adj. Terme de Blason . Il sedit d’Un lion, d’un cygne, ou autre animal,dont le cou est ceint d’une couronne d’un autreémail que celui de l’animal.
GORGÉE, s. f. La quantité de liqueur quel’on peut avaler en une seule fois. Ce maladen'a pu prendre que deux gorgées de bouillon.
GORGER, v. a. Soûler, donner à mangeravec excès. On les à gorgés de vin et de viandes.
U signifie figurément, Combler, remplir;et il ne se dit qu’en parlant Des ricîiesses. Onles a gorgés de biens. Ils sont gorgés d’or etd’argent. Les Soldats se gorgèrentdebulin. Ilsse gorgèrent de boire et de manqcr,
Gorgé, ée. participe.
On dit, qn'Vn cheval a les jambes gorgées,pour dire, qu’il les a enflées et pleines de mau-vaises humeurs.
GOR.GERET. s. m, Terme de Chirurgie. Ins-trument dont quelques Lithotomistcs se serventpour introduire les teneltcs dans la vessie.
GORGERETTE. s. f. Espèce de colleretteservant à couvrir la gorge des femmes. Il estvieux.
GORGERIN. s. m. Pièce de l’armure quiservoit autrefois pour couvrir et défendre lagorge d’un homme d’armes.
GORGONE, s. f. Terme de Mythologie .Selon la Fable, il y avoit trois Gorgones, Mé-duse, Euryale et Sthényo. Elles avoient le pou-voir de pétrifier ceux qui les regardoient.
GOS
GOSIER, s. m. La partie intérieure de lagorge, par où les alimens passent de la boucheii l’estomac. Gosier large. Gosier étroit. Avoirle gosier écorché, le gosier tout en feu. Il luiest demeuré une arête dans le qosier.
Gosier, se dit aussi Du canal par où sort lavoix, et qui sert à la respiration. Le gosier d'unoiseau. Le gosier d'un rossignol .
On dit d’Une femme qui a la voix agtéable,qu Elle a un beau gosier , quelle a un gosierbrillant, un qosier de rossignol.
Cn dit familièrement d’Une personne quimange ou boit extrêmement chaud, qu’Elle a legosier pavé ; et qu Elle a 1e gosier sec, pourdire, qu’Elle aime à boive, ou qu’elle.a toujourssoif.
COU
GOSSÀMPTN. s. m. Grand arbre des Inde *,d’Afrique et d'Amérique . On l’appelle Fromagerdans les lies Françoises. Le nom de Gosstmqnuvient de ce que cet arbre a quelque ressem-blance avec le pin, et que son fruit renfermeune sorte de coton. La couleur de ce coton estun gris de perle; il est extrêmement doux, fiyet lustre. On 1 -emploic à différens usages.
GQT
GOTHIQUE, adj. des 2 genres. Le princi-pal usage do ce mot est renfermé dans les deuxphrases suivantes : Architecture gothique, quise dit d Une architecture que l’on a coutumed’attribuer aux Goths , et qui est entièrementdifférente des cinq Ordres d’Àrcliitcclure ; etÉcriture gothique, qui se dit d’Une écritureancienne, dont 011 a aussi attribué les caractè-res aux Golhs. Lettres gothiques. Caractèresgothiques.
Gothique, se dit aussi par .une sorte de mé-pris , De ce qui paroît trop ancien et hors demode. Cela est gothique. Un habillement qo-thique. Il a les manières gothiques.
Gothique, s’emploie aussi au substantif enquelques phrases. Il y a du gothique dans cettearchitecture, dans cette écriture,
GOU
GOUASSE, ou GOUACHE, s. f. Peintureoù l’on emploie des couleurs détrempées avecde l’eau et de la gomme. Peindre àgouasse. Ondit plus communément, Peindre à gouache,GOUDRON, s. m. Espèce de gomme et <lepoix, servant principalement à calfater les vaisseaux. Faire du goudron. Enduire quelquechose de goudron. Du vin de Chypre qui sentle goudron. Eau de goudron.
GOUDRONNER, v. a. Enduire de goudron»Goudronner un vaisseau.
Goudronné, ée. participe.
GOUFFRE, s. m. Abîme, trou creux et pro-fond. Gouffre profond, épouvantable. Dans lesendroits de la rivière où Veau tournoie, il y ad’ordinaireun gouffre. Tomber dans un gouffre.La bouche de l’Etna est un gouffre de feu.
On dit figurément, Tomber dans un gouffrede malheurs, dans un gouffre de misères, pourdire, Tomber dans une extrême misère.
Gouffre, se dit aussi De toutes les chose*
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gouffre. Paris est un gouffre. Los maisonsjeu sont des gouffres pour les jeunes gens.
GOUGE, s. f. Terme populaire et de mép rJS *dont ou se sert en parlant d’Une prostituée.hest vieux.
Gouge , est aussi Une espèce de cîseau ser-vant aux Menuisiers , aux Sculpt eurs et ^ ù au-tres ouvriers.
GOUINE. s. f. Terme d’injure, qui se ditd’Une coureuse, d’une ieHimede mauvaise vie.C'est une vraie gouine. Il ne liante que desgcuines. Il est populaire.
GOUJAT, s. m. Valet d’année. Petit çjouqat.Les goujats de Vannée.
GOUJON, s. m. Petit poisson bîauÆ qu'on