GUE
passer sans nager et sans s'embourber. Chercha'un gué. Le que est bon , est sur en cet endroit-là.Il y a que. Passer la rivière à gué. Abreuverun cheval au gué. Sonder le que.
On dit figurément, Sonder le gué, pourdire, Faire quelque tentative sous main dansune .affaire, pressentir les dispositions ou peu-vent être ceux de qui elle dépend.
GUÉABLE. adj. des 2 genres. Que l’on peutpasser à gué. La riv 161*0 est guçable dans cetendroit.
GUÈBRES s. m. Nom que portent les restesde l’ancienne Nation Persane, épars aujourd’huien diverses contrées de la Perse et des Indes ,où ce peuple esclave des Mahoinétans, l’objetdu mépris de ses maîtres, conserve encore laReligion de Zoroastre. Voyez Gaures.
GÜÈÜE, s. f. ou PASTEL, s. m. Plantequ’on cultive en Normandie et en Picardie ,pour l’usage des Teinturiers. Ils en emploientle suc pour teindre en bleu fonce.
GUÉDER. v. a. Soûler, faire manger avecexcès. Il est bas, et il n'est gu ère en usage qu’auxtemps formés du participe. Le voilà bienguédé.Il s’est bien guêdé.
Gvédk , ee. participe.*
GUÉEU. v. act. Baigner, laver 'dans Veau .Gucer un cheval, C’est le faire entrer dans larivière, et l’y promener pour le laver et le ra-fraîchir. Guéer du linge, C’est le laver cl leremuer quelque temps dans l’eau, avant quede le tordre.
- GUELFES, s. m. pluriel. Nom que ponoitla faction qui soutint long-temps en Italie lesprétentions des Souverains Pontifes, contrecelle des Empereurs. La querelle des Guelfeset des Gibelins a très - long - temps déchiréVïtalie.
Il s'emploie quelquefois' au singulier. CePrince étoit Guelfe.
GUENILLE, s, fém. Haillon, chiffon. Quevoulez-vous fi ire de celle guenille , de ces gue-nilles?
Au pluriel , il se dit De toutes sortes tichardes \ icilles et usées. Cet homme ne porteque des guenilles. Porter des guenilles à la fri-perie.
Jl s emploie figurément et familièrement,pour signifier Des choses do peu d’importance.
CUENILLON. sabst. m. Petite guenille. Jen'ai que faire de ce guenillon. 11 est familier.
GUENIPE* subst. fém. Pomme malpropre ,maussade, et de la lie du peuple. Qui noiis qamené cette guempe, cette grande guenipe? '
On s’en sert plus ordinairement pour signi-fier Une coureuse, une femme de mauvaisevie. Ne hantez pas cette femme-là , c’est uneguenipe, une franche guenipe. Il ne voit quedes guempes. Il est familier dans les deux ac-ceptions.
GUENON, s. fém. La femelle d’un singe.Vue petite guenon.
On dit par injure d’Unc laide femme, queC’est une guenon, une franche guenon, unelaide guenon, un visage de guenon-, une vieilleguenon ; et U’Uue femme de mauvaise vie, queToute I.
GUE
C’est une guenon , que ce n’est qu'une guenon.U ne hante que des guenans.
GUENUGHE. s. fém. Petite guenon. Unejolie guenuche.
On dit figurément d’Une femme laide et fortparée, que Cest une guenuche coiffée.
GUÊPE, s. f. Grosse mouche presque sem-blable à une abeille, qui a un aiguillon, et quifait de mauvais miel. Grosse guêpe. Moucheguêpe. Il a été piqué d’une guêpe.
GUÊPIER. * m. Lieu où les guêpes cons-truisent des gâteaux et des alvéoles qui formentun groupe.revêtu d’une euveloppe en toutouen partie.
GUERDON. s. m. Loyer , salaire, récom-pense. Il est vieux.
GUERDONNER. r. a. Récompenser. Il estvieux.
Guerdonsé , ée. participe.
GUÈRE ou GUÈREÇ. adv. Pas beaucoup,peu. Il 11e s emploie jamais qu’avec la négative.Il n’y a guère de gens tout-à-fait désintéressés.Fl n'y a guère de bonne foi dans le monde. I J11 a guère d'argent. Il n’a plus guère à vivre.Il n’a guère de voix. Il n’est guère sage. Cevin-là n’est guère bon.
On dit quelquefois familièrement, Il ne s*cnfaut de guère , pour dire, Il ne s’en faut guère.
On le met quelquefois dans le sens de Pres-que point • et alors on le joint toujours avecque. Il n'y a quère que lui qui soit capable defaire cela, c’est-à-dire, Il n’y a presque que lui.Il u y a guère que les Rois qui puissent...
GUÉRET , s. m. Terre labourée et non en-semencée. Relever les guérets. Cette pièce deterre est demeurée en gucret. Au bout d’unguéret .
On appelle quelquefois en Poésie, Gwérets,Toutes les terres propres à porter des grains,soit quelles soieut ensemencées ou non.
GUÉRIDON, s. m. Sorte de meuble qui n’aqu’un pied, et qui sert à soutenir des chande-liers, des flambeaux. Un guéridon de bois. Unguéridon d’argent. Mettre des flambeaux, sui-des guéridons. •
GUÉRIR, v. a. Délivrer de maladie, fairerevenir en santé, redonner la santc. Ce Méde-cin Va guéri d'un mal qui paroissoil incurable.Guérir quelqu’un de la fièvre.
Il se ‘dit. aussi Des maladies. Guérir la fièvre.Guérir une plaie. Cet emplâtre guérit les con-tusions.
On dit proverbialement, Médecin, guéa-is-toi toixsinême. Et on s’en sert figurément, pourdire, Gardez pour vous-même les avis quevous donnez aux autres;
On dit proverbialement, De quoi guérira,de quoi me guérira cela? Cela ne me guérirade rien, pour dire, Cela ne me servira de rien.
On dit proverbialement d’Un homme quin’a ni pouvoir ni crédit, que C'est un Saintqui ne guérit de rien.
U est aussi neutre, et signifie, Recouvrer lasanté. Il est malade , mais il en guérira. J’es-père quérir bientôt. Guérira-t-il de cette ma-ladie?.
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Use met aussi avec le pronom personnel.Votre mal commence d se guenr. Guérissez --nous. Songez seulement à vous quèriv.
Il se dit figurément Des passions, 'des mauxde l’esprit et de l’imagination. On Va guéri del'erreur où il étoit, de la fantaisie qu’il avoit.
Il étoit autrefois fort attaché à cette opinion ,mais il en est guéri maintenant. Il est guéri de.son ambition. Il avoit une passion extrêmepour le jeu , Ven voilà tout-à-fait guéri. On neguérit point de la peur. ,
Guéri , te. participe.
GUÉRISON, s. f. Recouvrement de la santé.Guérison entière , parfaite, imparfaite. LeMédecin travaille à sa guéi-ison. La guérisonJe ces sortes de maladies est très-difficile. Ildoit sa guérison à un tel Médecin , à un telremède. C’est de Dieu seul qu’il doit attendre1 guérison *
GUÉRISSABLE, adj. des deux genres. Qu’onpeut guérir, qui n’est pas incurable. Ce maln’est pas guérissable.
GUÉRITE, s. f. Petite loge, petit réduit oitune sentinelle se met à couvert contre les in-jures du temps. Un boulet de 'canon donnadans la guérite, et tua la sentinelle.
On dit proverbialement et figurément, Ga-gner la guérite , pour dire, S’enfuir.
Guérite, se dit aussi De certains petits ca-binets ouverts de tous côtés, qu’on fait quel-quefois au haut des maisons pour y prendrel’air, et découvrir de loin. Il a fait faire unspetite guérite au haut Je sa maison.
GUERRE, s. f. Querelle, différent entredeux Princes, entre deux Souverains, qui sepoursuit par la voie des armes. Guerre san-glante. Guerre juste. Guerre injuste. Longueguerre. Guerre étrangère. Guerre d’outre-mer.Gens de guerre. Le métier de la guerre,'iLeslois de la guerre. Le droit de la guerre. Ruse deguerre. Munitions de guerre et de bouche. Pré-paratifs de guerre. Machine de guerre. Place deguerre. Conseil de guerre. En temps de guerre.Vaissèau de guerre. Vaisseau armé en guerre.C’est un grand homme de guerre. Les malheursde la guen*e. Les fruits de la guerre. Avoirguerre. Avoir la guerre. Déclarer la guerre.Entreprendre la guerre. Soutenir la guerre.Entretenir la guerre. Ces deux Princes sont enguerre, en guerre ouverte, se font la guerre.Aller à la guerre.' Allumer la guerre dans unEtat. Porter la guerre dans le cœur d’un pays .Savoir bien la guerre. Entendre bien la guerre,fart de la guerre , la guerre de campagne , laguerre de siège, la guerre de chicane. C'est unhomme qui entend bien la guerre, gui a legénie de la guerre. Faire la guetre à outrance.Faire la guerre à feu et à sang.
Ou appelle Guerre Sainte, La guerre quis’est faite autrefois contre les Infidèles pour .reconquérir la Terre-Sainte.
On appelle Guerre civile, et guerre intestine',La guerre qui s’allume entre les peuples d’uamême État.
On appelle figurément, Foudi-e de guerre ,Un grand homme de guerre, qui a fait de
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