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Tome premier. A - K.
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grands exploits et donné des preuves d’une■valeur extraordinaire.

On appelle Flambeau de la guerre , Celuiqui est cause de la guerre.

Aller à la petite guerre , C’est aller en petitetroupe butiner en Pays ennemi.

Faire bonne guerre , C’est garder dans laguerre toute riiumanité et toute l'honnêteté ■<jue les lois de la guerre permettent.

On dit aussi figurément, Fairebonne guerre ,à quelqu'un, pour dire, En user honnêtementet sans supercherie dans la discussion des in-terets qu’on a à démêler avec lui, quoiqu’on lepoursuive vivement.

On dit : qu’l/ne chose est de bonne guerre ,pour dire, qu’Elle est conforme aux lois et aux ;usages de la guerre. Et figurément on le dit Detoutes les actions de la vie civile, où Ton prendses avantages, sans blesser aucune des bien- .séances et des règles que l’honnêteté prescrit.

On dit aussi figurément dans le jeu, dans lecommerce, dans les affaires, que Quelquechose n'est pas de bonne gueire, pour dire,qu'il y a de la surprise, de la mauvaise foiè

y ont de guerre , C’est le nom que chaquesoldat prend en s’enrôlant. On le dit aussi d’Unnom suppose que l’ou prend pour se déguiseret s’empêcher d’être «onnu.

Il se dit aussi figurément Des sobriquetsqu’on donne par plaisanterie.

On dit, que Le fort de la guerre est enquelque endroit, en quelque Pays, pour dire,que C’est là qu’on fait les plus grands effortscontre les ennemis.

Ou dit proverbialement, que La guerrenourrit la gueire , pour dire, que Ce qu’onprend sur les ennemis sert à entretenir les•innées.

On dit proverbialement, Gueire et pitié nes’accordent point ensemble.

On dit aussi proverbial. Qui terre a, guerre a ,pour dire, que Quand.on a du bien, on a desaffaires, des procès.

Qn dit proverbialement et figurément, A hguerre comme à la gueire , pour dire, qu'il fauts’accommoder au temps où l’on est, quelquefâcheux qu’il puisse être.

On dit figurément, Faire la guerre d Vœil ,pour dire, Observer avec soin toutes les démar-ches de ceux avec qui on a quelque chose à dé-mêler, afin de profiter des conjonctures.

Ou dit encore, Faire la guerre à quelqu’un,pour dire, Prendre à lâche de le contrarier. 71parle toujours le langage desaProvince, faites-lui-en un peu la guerre. Comme j 3 ai su qu’il«l/oit dans ce lieu-là, je lui en ai'bien fait laguerre.

On dit figurément et familièrement, qu’O/ia fait une chose de gueri'e lusse, pour dire-,qu’On l’a faite après avoir long - temps résisté.

// s’est long - temps refuse « cet arrangement jw/m de guerre las$e, il y a consenti.

Guerre, se dit aussi en pariant Des bêtesqui en attaquent d’autres pour en faire leurproie. Le loup fait la guerre aux biebis. Le re-nard. fait la guerre aux pontes.

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21 se dit encore figurément dans les chosesmorales, et plus généralement De tout ce qui aquelque air de combat. Il faut faire la guerre dses passions. Il y a guerre perpétuelle entre l’es-prit et la chair, entre les sens et la raison , etc.

Guerre. Nom d’un jeu qui se joue sur unbillard.

GUERRIER, TERE. adj. Qui appartient àla guerre. Actions guerrières. Travaux guer-riers. Exploits guerriers.

Il signifie aussi, Qui est propre à la guerre.Courage guerrier. Humeur guerrière. Nationguerrière.

On dit, qu 'Un homme a Vair guerrier , himine guerrière , pour dire, qu’il a l’air, lemaintien, la contenance d’un homme de guerre.

Il est aussi substantif, et signifie, Qui faitla guerre, et qui s’y plaît. C'est un grand guer-rier. Les plus fameux guerriers.

On le fait aussi substantif dans le féminin,en parlant d’Une Amazone. La vaillante guer-rière.

GUERROYER, v, n. Faire la gueixe. U estvieux

GUERROYEUR. s. m. Qui fait la guerre. Ili-st vieux.

GUET. s. m. La fonction d’un soldat mis ensentinelle, ou d’une troupe de gens de guerrequi fait la ronde pour empêcher les surprises desennemis, et pour la sûreté d’une Plac«*, d’uneVille. Celui qui faisoit le guet au haut du bef-froi. Asseoir le guet. Poser le guet. Être auguet. Guet à pied, à cheval. En cette Ville , cesont les Bourgeois qui font le guet. Sa chargeVexempte de guet et de garnie, i es Archers duguet. Le Chevalier du guet. Le Lieutenant duguet.

On appelle Mot du guet , Le mot qui sedonne à ceux qui font le guet, afin que ceuxdu même parti se puissent reconnoître.

Guet , se prend aussi pour Ceux qui font leguet, qui composent le guet. Le guet vient depasser. Le quel a pris celte nuit tant de vo-leurs. On cria au guet.

On dit figurément d’Un hoijimequi est dansun lieu d’où il observe te-rrui se passe, qu*7lest au guet , qu’il a l'œil au guet , qu'il a l'o-reille au guette t que Des gens se sont donné lemot du guet , pour dire, qu’ils sont d’intelli-gence ensemble.

ïl se dit en parlant De quelques animaux.Ce chat est cm guet d'une souris. Ce chien aboieà propos, il,est de ti’ès-bon guet

On appelle Le guet , chez le Roi, Le déta-clmuent des Gardes du Corps qui demeure,près de la personne du Roi pour le garder.

Cn appelle Droit de guet et garde , Le droitqu’ont certains Seigneurs de faire garder leursChâteaux ou leurs Villes par leurs vassaux.

GUET-APENS, s. masc. Embûche dresséepour assassiner quelqu’un, ou pour lui fairequelque grand outrage. Ce n'est point une ren-contre ni un duel , c’est un guet-apens. On Vatué de guet-apens. Il vient de l’ancienne façonde parler, Guet apptSnsé, pour dire, Guet pié-fiièditê.

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Il se prend aussi figurément pour Tout des-sein prémédité de nuire. C'est une affaire qu'ilm'a faite de guet-apens. On prit le temps de sonabsence pour faire juger son procès , c'est unguet-apens , un vrai guet-apens.

GUÊTRE, s. f. Sorte de chaussure qui sertà couvrir la jambe et le dessus du soulier. Gué-*tre de grosse toile. Guêtre de treillis, etc . Por-ter des quétres au lieu de boties.

On dit figurément et populairement, Tirerses quètres , pour dire, S’en aller. Il a tire sesguêtres. Allons , tirez vos guêtres.

On dit aussj familièrement De quelqu’unqui est mort dans quelque occasion, qu’7l y alaissé ses guêtres.

GUÊTRER. v. a. Mettre des guêtres à quel-qu’un.

GüÉTné, ée. participe.

On appelle par ironie, Juge guêtre, Un Jugede Village qui porte des guêtres.

GUETTER, v. a. Épier, observer à desseinde surprendre, de nuire. Les voleurs guettentles passans. Il y a des Sergens qui le guettent.On sait tous les endroits oà il va, on le guette.On le surprit sur le fait, car on le queitoit. Lesassassins le guettaient. Le chat guette la souris.

U signifie figurément, Attendre quelqu’un àun endroit où il ne croit pas qu’on le cherche,ou l’attendre simplement à un endroit où il doitpasser. Je guette ici un tel Juge pour lui pré-senter un Placet. Il gueltoit son débiteur pourlui demander de l'argent

On ne se sert de ce mot Guetter , que dansle style familier.

Guetté, ée. participe.

GUEULARD, s. ni. Celui qui a l’habitudede parler beaucoup et fort haut. C’est un franc!J ■ '

GUEULE, s. fëm. C’est dans la plupart desanimaux à quatre pieds et dans les poissons,ce qu’en l’homme on appelle Bouche. La gueuled'un bœuf . d'un chien, d’un loup, d'un lion ,d'un brochet, d'un crocodile , etc. Grandegueule. Gueule béante. Le lion emportoit saproie dans sa gueule. Il oiwrit une grandegueule. Il avoit la queule ouverte pour l'e» -gloulir.

On dit figurément et proverbialement, Met-tre, abandonner quelqu'un ù la gueule du loup»pour dire, Exposer, abandonner quelqu’un aun péril certain.

Gueule , se dit aussi quelquefois De l’homu e,populairement et par mépris. 71 a une vilainegueule, lia la gueule fendue jusqu'aux oreille

On dit proverbialement, qu Un homme estvenu la gueule enfarinée, pour dire, q u ** estvenu inconsidérément, et avec un ai r C0Q "fiance.

On dit, Donner sur la gueule a une per-,sonne, lui paumer la gueule , P oar dire, Luidonner un souiilet, un coup de poing dans levisage. U est populaire.

On dit populairement d’Un homme qui estgrandcrieur,qu’7l a toujourslagueule ouverte .

On dit aussi proverbialement ,71 en a mentipar la gueule , par sa gueule. Il est b»*.