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Tome premier. A - K.
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emploi lui vaut par an mille francs, et haïe aubout.

HAILLON, s, m. £H s’aspire.) Guenillon.Vieux lambeaux de toile ou d'étoffe. Vieuxàaillons. Couvert de vieux haillons , de mé-dians haillons. Que voulez-vous faire de ceshaillons ?

HÀÏNE , s. £ (H. s’aspire.) Passion qui faithaïr j inimitié. Haine invétérée. Haine mortelle.Haine implacable. Haine enracinée. Vieillehaine. Haine couverte. Haine déclarée. Avoirde la haine pour, quelqu’un. Porter de la haine« quelqu'un. Nourrir de la haine contre quel-qu'un. Il a dissimulé sa haine. Couvrir , cachersa haine. Entretenir une haine secrète. Conce-voir de la haine. Encourir la haine de quel-qu'un. Prendre quelqu'un en haine. Avoir qnehqu'un en haine. Celq engendre la haine dansles familles. L'Evangile nous défend d'avoir dela haine poiu' notre prochain 9 même pour nosennemis.

On appelle La haine du prochain, La hainequ’on a pour son prochain.

On dit, qu 'Un homme a la haine du public-,de tout le monde , pour dire, qull est l’objetde 1 p haine publique.

On dit aussi y Avoir de la haine pour le vice,pour le péché , pour le mensonge , pour la flat-terie.

En haine. Façon de parler adverbiale. Paraversion, par ressentiment, par animosité, parvengeance, Il fait cela en haine d’un tel, enhaine de ce qu'on lui a refusé telle chose.

Haine , signiûe aussi quelquefois simple-ment, Aversion , répugnance : La haine de:procès ■ mais en ce sens- il n’est pas d’un usagesi étendu que le verbe Haïr .

On dit, Haïr le froid ; maÎ3 on ne dit pas.La haine du froid , etc.

HAINEUX s EUSE. adj. (H s'aspire.) Quiest naturellement porté à la haine. Caractèrehaineux.

HAÏR. v. a. (H s’aspire.) Je hais , tu hais,il hait j nous haïssons,vous haïssez, ils haïssent.Je haissois. J'ai haï. Je haïrai. Je haïrois. Queje haïsse. Haïssant. Vouloir mal à quelqu’un.Haïr scs ennemis. Haïr son prochain. Haïrquelqu’un sans raison, sans sujet. Haïr quel-qu'un à mort, le haïr à la mort , le haïr mor-tellement Haïr les méchaîis.Je le haissois biencordialement.

Haïr , est de deux syllabes à l’infinitif, ett'écrit avec deux points sur 1*1. Il retient lamême prononciation et la meme orthographedans tous les temps, excepté dans les trois per-sonnes singulières de l’indicatif, et dans la se-conde personne singulière d.e l’impératif, où iln’est que d’une syllabe, et où il s’écrit sans lesdeux points. Je hai , ou je hqis. Tu hais. Il}\ait. Hai ou hais le péché, si tu veux te sauver.

On dit proverbialement : Haïr copime Inpeste , haïr compte la mort, pour dire, Haïrextrêmement.

On dit aussi : Haïr le vice. Haïr le péché.Haïr, Vcrrew. Ilaïr le piensonge 7 pour dire.

4 voû en horreur. *

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Haïr, signifie aussi, Avoir de l'aversion,avoir de la répugnance. Ilaïr les complimens,les façons, les cérémonies. Ilaïr les livres. Ilaïrle travail. Haïr à travailler. Ilaïr la solitude.Il hait naturellement le vin, il n'en sauroitboire.

On dit aussi De toutes les choses dont onreçoit quelque incommodité, qu'On les hait.Ilaïr le froid. Ilaïr le chaud.

Haï , Ïe. participe.

HAIRE. s. f. ( H s’aspire.) Espèce de petitechemise faite de cric ou de poil de chèvre, quel’on met sur la peau par esprit de mortification. etde pénitence. Rude hairc. Porter la haire, cfr.

HAÏSSABLE, adj. des ?. genres. Qui menti 1d'être liai, qui inspire la haine. Il sc dit égale-ment Des personnes et des choses. C'est unhomme fort haïssable. Les procès sont bienhaïssables.

HA if

HALAGE. s. m. (H s’aspire.) L’action dehalcr, de tirer un bateau. Il faut sur le borddes rivières qu’il y ait un espace, un cheminpour le halage.

HALBRÀN. s. m. (H s’aspire.) Jeune canardsauvage. Ragoût de halbrans , potage de hal-brans,

HÂLBRENÉ, ÉE. adj. (H s’aspire.) Quiest fatigué, mouillé, déguenillé, en mauvaisordre, en mauvais équipage. Je suis tout hal-brené. Il est figuré, et est emprunté de la Fau-connerie , où il signifie Un oiseau de proie quia quelques plumes rompues. Il est vieux, et utse dit au figuré qu’en plaisanterie.

HALE. s. m. (II s’aspire.) Certaine cons-titution de l’air, chaude et sèche, et qui faitimpression sur le teint, en le rendant brun etrougeâtre ; sur les herbes à la campagne, en lesflétrissant; et sur le pain, sur la viande, en lesdesséchant. Le grand haie. Il fait un grandhaie. Aller au hdle, Les femmes craignent lehdle, sont siïjettes au hdle. Elle ne sort point àcause du hdle , de peur du hdle. Cela garde duhdle. Le hdle dessèche îa viande. Le hule faneles herbes.

HALEINE, s. f. T,’ air attiré et repoussé par ■les poumons. Avoir Vhaleine bonne. AvoirVliflleine douce copime un enfant. L'haleinemauvaise , Vhaleine forte , Vhaleine puante.Haleine aiqre. Haleine de malade. Haleinevineuse. Cela adoucit Vhaleine , rend V haleinedouce. Cela gdte Vhalcine. Ternir un verre , unmiroir avec son haleine. Prendre haleine.Reprendre haleine.

Il se dit aussi De la faculté de respirer. Perdrehaleine. Retenir son haleine. Courir à perted’haleine. H y a dans ce livi'e des périodes «perte d'haleine. Etre hors d'haleine, Se mettrehors d'haleine, etc.

On dit, Avoir beaucoup d'haleine, pourdire, Avoir la faculté d’être un temps considé-rable sans respirer. Il faut qu un plongeur aitbeaucoup d'haleine. Il a peu d'haleine , pointd'haleine.

On dit ? Boire un grand ôoup tout d'une

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haleine, pour dire, I.e boire sans reprendrehaleine.

On dit aussi d’Un homme qui p£ut parlerou courir longtemps sans s'essouffler, qu Tl abeaucoup d’haleine.

On dit encore, Réciter un discours toutd’une haleine , pour dire, Le réciter sans sereposer, et sans que la mémoire bronche.

On dit dans le même sens, qu’C/it cheval abeaucoup d'haleine. C’est un cheval d'haleine.

On dit aussi figurément, Tout d’une haleine,pour dire, sans intennission. J'ai écrit quatregrandes paqes tout d’une haleine.

On appelle Courte haleine , Une respirationbrève et fréquente. Il a la courte haleine.

On dit figurément, Faire des discours, tenirdes discours a perte d'haleine , pour dire, Fairedes discours vains et vagues, et d’une longueurimportune.

On dit encore figurément, Une affaire, un■ouvrage de longue haleine, pour dire, Uneaffaire de longue discussion, et qui demandebeaucoup de temps. Cela est de longue haleine.

On appelle figurément, Haleine de vent ,Un petit souffle de vent. Il ne fait pas unehaleine de vent.

En haleine. Façon de parler adverbiale,pour dire, En exercice, en habitude de travail-ler, de courir, etc. Il faut tenir les soldats enhaleine. Quand on veut être bon chasseur, ilfaut se tenir en haleine. Et figurément on ditaussi, Tenir quelqu'un en haleine, pour dire,Le tenir dans un état d’incertitude mêlé d es-pérance et de crainte.

On dit, Mettre un cheval en haleine, le te*nir en haleine, pour dire, Le monter souvent,le faire travailler. Et on dit, üonner haleine àson cheval , pour dire, Le mener quelque tempsau pas après l’avoir mené au galop.

On dit aussi, 5e mettre en haleine, pourdire, Travailler h acquérir par l’exercice uneplus grande facilité de faire quelque chose, Eton dit a peu prèj dans le même sens, 5e teniren haleine , pour dire, S’entretenir dans l'haLi*tude de faire quelque chose: et ces deux phrasesse disent également des exercices du corps et deceux de l’esprit.

On dit encore dans ce sens, Etre en haleine ,pour dire, En train de faire quelque chose. Hfaut achever cette besogne , tandis que les ou-vriers sont encore en haleine.

IIÀLENÉE. s. f. L’air qu’on souffle par labouche en une seule respiration, lorsqu’il estaccompagné d’odeur. U se prend ordinairementen mauvaise part. Il m’a donné une halenèe devin, d’ail, une dangereuse halenèe.

HALENEE. v. n, (H s’aspire.) Sentir 1 ha-leine de quelqu’un. Je ne Veus pas pl uS ^ a ~Icné, que jevh bien qu'il avait pris du vin. Ilest populaire.

Il se dit aussi Dos chiens de chasse, quiprennent 1’qdeur, le sentiment d une hêle. Visque ses chiens curent hulené la bête.

Ou dit figurément et familièrement îl aient rquelqu’un, pour dire,Découvrir ce qu'il a dan*l'iluie, recounoitre son foilaie. Dès que ces fri-