LES TROIS BERNOUILLI
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bord à Francfort , et un peu plus tard à Bâle où elle ne tarda pasà s’élever aux premières charges de la Répu îque.
Le 25 décembre 1654, Nicolas Bernouilli, a***”*la comdes comptes, devient père d’un premier enfant, nomme Jacques,qui commença la lignée des savants août les travaux *lo ,en élevant si haut le nom de cette famille, donneren la pmière impulsion à l’enseignement de 1 ana vse tianscei
Ce n’était pourtant pas un savant qu’on voulait faire de Jacqi .
Bernouilli. Son père, ledestinantau ministère e 0 iseie ,
lui fit commencer le cours ordinaire des études cassiques, ^
lequel il ne paraît pas qu’il ait obtenu de succès éc atan s. Pses humanités, suivies d’un cours de philosophie sco as îquil prit ses grades dans l’Université de Bâle , et y étuàialal ieo o„ie.
Pendant qu’il s'efforcait ainsi d’obéir au vcen de ses paren s,quelques figures de géométrie tombées par hasard sous ses yeux, uirévélèrent sa véritable vocation. Dès ce moment, sans maître,presque sans livres, et s’enfermant aux heures qu’il peut déroberaux autres études, il s’applique, de toutes les forces de son esprit,5. celte science nouvelle; car il est obligé de la suivre à 1 insu etcontre la volonté de sa famille. Par cette raison même, elledevient chez lui une passion, et une passion si forte qu’elle devaitbientôt vaincre toutes les oppositions.
Comme pour faire allusion à sa désobéissance, Jacques Ber-nouilli avait pris pour emblème Phaêton conduisant le char duSoleil, avec cette devise vlmiio pâtre siclera verso.
Cependant la résistance que le père avait d’abord opposée à lavocation de Jacques ne dut pas se prolonger longtemps, car nousvoyons celui-ci, dès l’âge de vingt-huit ans, prendre son essor, par-courir successivement la France , la Hollande et l’Angleterre. Cesvoyages qui se prolongèrent de 1G7G à 1680, un jeune hommene pouvait les faire à ses propres frais. Jacques Bernouilli avaitdonc obtenu l’acquiescement de son père.
Durant ces pérégrinations, Jacques Bernouilli ne perdait pasde vue ses études de prédilection. 11 était sorti de Suisse par Ge nève , et pendant le séjour qu’il fit dans cette ville, il fit un mira-cle et une bonne action : il apprit à lire à une jeune fille devenueaveugle deux mois après sa naissance.
A Bordeaux , il composa des tables gnomoniques universelles.
Comme il s’était occupé de bonne heure d’astronomie, le premier