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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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LES TROIS BERNOUILLI

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bord à Francfort , et un peu plus tard à Bâle elle ne tarda pasà sélever aux premières charges de la Répu îque.

Le 25 décembre 1654, Nicolas Bernouilli, a****la comdes comptes, devient père dun premier enfant, nomme Jacques,qui commença la lignée des savants août les travaux *lo ,en élevant si haut le nom de cette famille, donneren la pmière impulsion à lenseignement de 1 ana vse tianscei

Ce nétait pourtant pas un savant quon voulait faire de Jacqi .

Bernouilli. Son père, ledestinantau ministère e 0 iseie ,

lui fit commencer le cours ordinaire des études cassiques, ^

lequel il ne paraît pas quil ait obtenu de succès éc atan s. Pses humanités, suivies dun cours de philosophie sco as îquil prit ses grades dans lUniversité de Bâle , et y étuàialal ieo oie.

Pendant quil s'efforcait ainsi dobéir au vcen de ses paren s,quelques figures de géométrie tombées par hasard sous ses yeux, uirévélèrent sa véritable vocation. Dès ce moment, sans maître,presque sans livres, et senfermant aux heures quil peut déroberaux autres études, il sapplique, de toutes les forces de son esprit,5. celte science nouvelle; car il est obligé de la suivre à 1 insu etcontre la volonté de sa famille. Par cette raison même, elledevient chez lui une passion, et une passion si forte quelle devaitbientôt vaincre toutes les oppositions.

Comme pour faire allusion à sa désobéissance, Jacques Ber-nouilli avait pris pour emblème Phaêton conduisant le char duSoleil, avec cette devise vlmiio pâtre siclera verso.

Cependant la résistance que le père avait dabord opposée à lavocation de Jacques ne dut pas se prolonger longtemps, car nousvoyons celui-ci, dès lâge de vingt-huit ans, prendre son essor, par-courir successivement la France , la Hollande et lAngleterre. Cesvoyages qui se prolongèrent de 1G7G à 1680, un jeune hommene pouvait les faire à ses propres frais. Jacques Bernouilli avaitdonc obtenu lacquiescement de son père.

Durant ces pérégrinations, Jacques Bernouilli ne perdait pasde vue ses études de prédilection. 11 était sorti de Suisse par Ge­ nève , et pendant le séjour quil fit dans cette ville, il fit un mira-cle et une bonne action : il apprit à lire à une jeune fille devenueaveugle deux mois après sa naissance.

A Bordeaux , il composa des tables gnomoniques universelles.

Comme il sétait occupé de bonne heure dastronomie, le premier