LES TROIS BERNOÜILLI
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sont très-courts, mais il n’en est presque aucun qui ne sp recom-mande par son importance scientifique.
Dans le calcul intégral que son oncle et son père avaient ensei-gné les premiers et si grandement développé, tant pai leui ensei-gnement que par leurs écrits, Daniel introduisit encore des per-fectionnements et des découvertes d’une importance égale à cellesdes parties de ce calcul déjà trouvées avant lui.
Le génie de Daniel Bernouilli n’éclata pas moins dans la phy-sique et dans les mathématiques appliquées que dans 1 analysepure. Dans son premier mémoire sur la mécanique, il donne unedémonstration, aussi simple qu’ingénieuse, de la fameuse loi duparallélisme des forces. Dans un autre mémoire sur la relation descentres de gravité d’oscillation et du centre des forces, il démontreque les oscillations d’un corps, quelle que soit la forme, sont lesplus courtes qu’il est possible lorsque le point de suspensioncoïncide avec le centre des forces qui déterminent cette oscil-lation.
Daniel Bernouilli n’a traité que deux fois des problèmes d’as-tronomie physique. Une question mise au concours par 1 aca-démie des sciences de Paris, avait pour sujet l’inclinaison desorbites planétaires. Son mémoire fut couronné, mais celui de son
père le fut également. C’est le prix dont on voit Jean Bernouillisi préoccupé dans la lettre citée plus haut. ne P ar oimajamais à son fils de l’avoir partagé avec lui.
Daniel n’a laissé qu’un seul grand ouvrage, son laieiiy 10dynamique. Tous les efforts des géomètres les plus î us res uxvii e siècle, qui s’étaient occupés de la théorie du mouvement^ eslluides, n’avaient guère abouti qu’à faire un peu mieux connaîtreles phénomènes dont on cherchait l’explication et les questionsqu’il y avait à résoudre. C’est à Daniel Bernouilli qu était réservél’honneur de donner, le premier, cette théorie d’une manièregénérale, et d’après des principes, sinon rigoureux, du moinsfondés sur des hypothèses qui paraissaient devoir peu s’écarter de
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L’un de ces principes est celui de la conservation des forcesvives, principe qui souffre des exceptions, mais seulement poul-ies cas où la loi de continuité cesse d’avoir lieu dans les phéno-