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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE

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thicaire du roL de Danemark, qui lavait envoyé à Linné , pouren nommer les plantes. Linné publia le résultat de .son tra-vail sous ce titre de Flore de Ceylan : Flora Zeylanica sistensplantas indicas Zeylonæ insulæ quæ olim, 1670-1677, lectœ fuere àPaulo Hermanno, professore botanico Leydemi; demumpost 70 annosàGunthero orbiredditœ, Ilolmiæ 1747, in- 8°.

En même temps que la Flore de Ceylan, parut la relation dunvoyage que Linné avait exécuté lannée précédente, pendant labelle saison, dans le Gottland occidental.

Quand le grand naturaliste suédois fut nommé professeur àUpsal , le jardin botanique ne contenait pas plus de 50 plantesexotiques. Sa correspondance avec les principaux botanistes delEurope , lui en procura bientôt un grand nombre dautres. Onpeut voir combien ses soins enrichirent le jardin en peu dannéesen jetant les yeux sur le catalogue dit jardin dUpsal , quil publiasous ce titre : Hortus Upsaliensis, èxhibens plantas exoticas hortoUpsaliensi Academiœ, à Carolo Linnœo illatas ab anno 1742 in annum1748; additis differentiis, synonymis, habitationibus hospitiis,rariorumque descriptionibus in gratiam studiosœ jnventutis.Holmiæ 1748, ùi-8°. (Jardin dUpsal , contenant les plantes exo-tiques apportées an jardin de lacadémie dUpsal , par Charles Linné ,depuis Vannée 1742 jusqu'à lannée 1748, avec les synonymes, leslieux quelles habitent, ceux dans lesquels on les cultive, les descrip-tions de celles qui sont les plus rares pour faciliter les progrès de lajeunesse studieuse .)

A cette époque, Linné remplissait avec un grand éclat, le rôlepour lequel la nature lavait formé. Il possédait de riches collec-tions et une vaste bibliothèque. Il professait avec ardeur et avecsuccès. Il avait une femme quil aimait tendrement, des enfantsqui grandissaient heureusement sous ses yeux. Grâce à sa puissanteimpulsion, la botanique était cultivée à Upsal avec une ardeursans égale, et ses élèves se comptaient par centaines.

On faisait de fréquentes excursions dans les environs dUpsal ,pour trouver des plantes, desinsectes, des oiseaux. Les herborisa-tions avaient lieu les mercredi et samedi de chaque semaine. Onpartait à laube du jour, pour ne revenir qu a la nuit. Les élèvesrentraient en ville, portant des fleurs sur leurs chapeaux, et,précédés des instruments dherborisation, ils accompagnaient leurprofesseur jusquà sa demeure.