ití Éloge
de ses ennemis. Déjà l’Eglise & la Na-tion le nommoient à l’Episcopat ; l’envie,presque toujours aveugle fur ses vraisintérêts, auroit pu, avec une politiqueplus raffinée , envisager cette dignitécomme un honnête moyen d’enfouirles talens de Maffillon , en le reléguant‘à cent lieues-de Paris & de la Cour ;elle ne porta pas fi loin fa dangereusepénétration , & ne vit dans l’Episcopatcpi’une récompense brillante dont il luiimportoit de priver l’Orateur qui enétoit digne. Elle sit pour y réussir undernier effort, & jouit du triste avan-tage d’obtenir au moins un succès pas-sager; elle calomnia les mœurs de Mas-ííllon, & trouva facilement , suivantl'usage , des oreilles prêtes à l’entendre ,& des aines prêtes à croire. Le Souve-rain même, tant le mensonge est habileà s’iníinuer auprès des Monarques lesplus justes, fut, sinon convaincu, aumoins ébranlé ; & ce même Prince , quiavoir dit à Maffillon qu 3 il voulait l’en-tendre tous les deux ans 3 sembla craindrede donner à une autre Eglise l'Ora-teur qu’il s’ctoit réservé pour lui.
Louis XIV mourut ; & le Régent, quiJaonoroit les talens de Maffillon, &