DE MaSSIILON. ifqui méprisoit ses ennemis, le nomma àl’Evêché de Germons, il voulut de plusque la Cour l’entendît encore une fois ,6c l'engagea à prêcher un Carême de-vant le Roi, alors âgé de neuf ans.
Ces Sermons , composés en moinsde trois mois, font connus fous le nomde Petit Carême. C’est peut-être , sinonle chef-d’œuvre , au moins le vrai mo-delé de l’éloquence de la Chaire. Lesgrands Sermons du même Orateurpeuvent avoir plus de mouvement & devéhémence j l’éloquence du Petit Ca-serne est plus insinuante & plus sensible ;de le charme qui en résulte augmenteencore par i’intérêt du sujet , par 1cprix inestimable de ces leçons simples& touchantes, qui destinées à pénétreravec autant de douceur que de forcedans le csleur d’un Monarque enfant,semblent préparer le bonheur de plu-sieurs millions d’hommes, en annon-çant au jeune Prince qui doit régnerfur eux, tout ce qu’ils ont droit d'enattendre. C’est-là que l’Orateur metíous les yeux des Souverains les écueils6c les malheurs du rang suprême ; lavérité fuyant les Trônes , & se cachantpour les Princes mêmes qui la cherchent j