4 S. ÉLOGE
d’étude aux jeunes Eleves en Poésie ;c est fur les vers de Deipréaux qu ilsdoivent ,si l’on peut parler de la forte ,modeler leurs premiers estais, pour feplier de bonne heure à cette correction,si nécessaire ; comme les jeunes Eleves£n Peinture, pour acquérir la précision& la pureté du dessin, doivent se for-mer sur des figures dont les contourssoient austères, 5c les muscles forte-ment exprimés.
Despréaux , fondateur 5c chef del’Ecole Poétique Françoise , eut dansRacine un Disciple qui auroit suffipour lui assurer l’immortalité, quand ilne l’auroit pas d’ailleurs si bien méritéepar ses propres Ecrits. De bons juges ontmême prétendu que le Disciple avoirsurpasse le Maître. C’est une questionsur laquelle nous nous abstiendrons deprononcer ; il n’appartient de fixer lesrangs entre les Grands Hommes, qu’àcelui quia le droit de fe placer au milieud’euxl Nous dirons seulement que Des-préaux , inférieur ou égal à son Eleve ,conserva toujours fur lui cet ascendantqu’un amour-propre brusque & naïfdoit prendre sur un amour-propre timide& sensible } car celui de Racine- étoit
de