ï> E DesPR-ÉAUX. 51faire éclore tout ce' qu’il cachoit, de-wandvìt de soins & de culture. Je luiai appris j disoit-il , à faire des versdifficilement. II avoir mieux fait encore,êc peut-être plus qu’il ne croyoit ; il luia Voit appris à faire difficilement des vêtsfaciles • car cette facilité, íl délicieusepour l’esprit Sc pour l’oreille, est un des' Principaux charmes que la lecture deRacine fait éprouver. Cependant il estdans la Poésie un autre mérite, qui n’a8 ll ere moins de prix que la sévere Sccorrecte facilité du Disciple de Des-preaux ; c’est cette espece d’abandon Scde négligence heureuse , qui sembleraire naître les vers librement, & poura 'níì dire d’eux-mêmes, fous la plumedu Poëte, comme une belle fuite d’ac-Cords fous la main d’un Musicien qu!prélude de génie. Ne seroit-il pas facile,o après ces principes , de comparer en-rcmble nos trois plus grands Maîtres en® e sie, Defpréaux, Racine Sc M. deoltaìre ? ( Je nomme ce dernier, quoi-< l Ue vivant, (x) car pourquoi se refuserau plaisir de voir d’avance un Grand
Août Ct ^°§ e a cté lu à la Séance publique du
C jj