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protection qui est un des plus beaux;traits de la vie de ce Monarque. Des-préaux prétendoit que chaque demi-iiecle, & presque chaque lustre , auroiíbesoin d’une Comédie nouvelle sur cetobjet, lì intéressant pour l’instruction&la vindicte publique ; en eftet il n’y auroitpas à craindre , íi le Peintre étoit dignedu sujet, que les portraits se ressem-blassent , tant l’hypocrisie est habile àchanger de forme , audacieuse & entre-prenante quand elle se croit protégée,souple Sc insidieuse quand elle craintd’être reconnue , humble & rampantequand elle se voir démasquée. Mais sichaque siecle abonde en Tartuffes ,chaque siecle n’a pas un Molière ; il estplus difficile à la Nature de produire ence genre des Peintres que des Originaux.On pourroit être étonné , d’après cesréflexions, qu’un sujet cle satyre si favo-rable & si fécond ait été négligé parDespréaux , qui en a traité de bienmoins importans. Il y a quelque appa-rence que la supériorité de la Comédiede Molière le détourna d’un travail sipropre à exercer fa verve; on voir mêmequ’il résista sur ce point aux sollicitationsde ses amis. Un d’entr’eux, qui aimoit