DE DESPREAUX. 67
la bonne chere , & qui se piquoit de s’yconnoître , sachant qu’il travailloit à laSatyre du Fejlin lui représenta très-sé-neusetnent que ce n’ctoit pas là un sujetfur lequel il dût plaisanter. Choìjìjjtxplutôt les hypocrites lui disoìt-il avecchaleur , vous aure\ tous les honnêtesgens pour vous j mais pour la. bonne chere jc roye^- m oi j ne badines point là dejfus .
Dans cette même Piece adressée à^foliere , fur la difficulté de trouver lari me , si le fond n’est pas assez digne decelui à qui elle étoit adressée , les dé-tails contiennent des leçons dont futi-lité doit faire oublier le peu d’intérêt dusujet. On y trouve sur-tout deux Versbien remarquables. Despréaux dit enparlant d’un bon Ecrivain ,
Et toujours mécontent de ce qu’il vient de faire,
H plaît à tout le monde St ne sautoir fe plaire.
Poilà j lui répondit Molière, me d splus grandes vérités que vous ayeç jamaisdites. Molière avoir bien raison. L’Áu-teur le plus justement applaudi surpren-choit beaucoup & peut-être humilieraitses Cenjeurs les plus acharnés , s’il fai-ìoit lui-même la critique sévere de sesOuvrages. Combien d’endroits foibles