Éloge
Avant sa retraite philosophique , M*Destouches avoit été reçu à sAcade" 1mie(i).ílenéroit d’autant plus digne,qu® Ises lauriers dramatiques, loin de se flétrirfur fa tête au bout de quelques mois(- comme fur tant d’autres ) y avoientété affermis par le temps j que le Parcterre, alors moins indulgent, ne faisoitpas, comme aujourd’hui, grâce à tout Zqu’ensin les applaudiffemens n’étoientencore ni aux ordres , ni aux frais desAuteurs ; & l’Académie , en adoptantM. Deítouches , ne fit que joindre sonsuffrage à celui des Juges vraimentéclairés, qui est à ses yeux la feule pierrede touche de l’estime publique, & qu'ellene confond pas avec ces réputations deSociété, de Journaux & de Province,faites pour languir & pour mourir dansie cercle étroit qui les a vues naître.
Le nouvel Académicien employa teloisir dont il jouilfoit dans fa solitude,à fortifier par de nouveaux Ouvrag eSles droits qu’il avoit acquis aux h° n "neurs littéraires. Le premier fruit de celoisir fut le Philosophe mané , qui eutun succès presque fans exemple. H en
(i) Il succéda à Campistron le 15 Août I 7 1 »'