ij4 Éloge
Poésie ni pour l’Eloqnence des talefl 5distingués i il pouvoit au moins, pa fune efpece de dédommagement , f eparer de l’étude profonde qu’il avossfaite de la Langue des Démosthenes &des Homeres , & s’extasier fur le 5 'beautés cachées que la connoissance decette Langue lui faifoit découvrir dansles Philip piques & dans YIliade. L'acLmiration de la plupart des Erudits poufees grands Hommes , quelque just equ’elle soit en elle-même , est souveti £moins dictée par la persuasion que p^l’amour-propre ; il seroit peu flatteu*pour eux d’avoir passé plusieurs annéesde leur vie à approfondir une Langu®ancienne, pour ne voir dans un grandEcrivain qui a parlé cette Langue, q l ’ eles traits frappans de génie qu’íl oauxyeux les plus vulgaires; ils-veulestjfparoître entendre finesse à tout, & refsemblent à ce Voyageur, qui, encontant toutes les merveilles qu’il avoi £vues dans ses courses , difoit à ceu^qui en paroissoient étonnés : foU seroye ^ donc que saurai fait le totfdu Monde , pour ne voir que ce 4^vous aver^ vu fans sortir de chK