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Tacite n’a fait qu’indiquer , la plusgrande partie dts Speóîateurs auroitpu ne pas entendre l’Àuteur, & quela beauté du tableau eût été perduepour eux. On peut croire que Racinea très-bien fait de donner à )a penséeprofonde de l’Historien , l’étendue né-cessaire pour être saisie par la multi-tude. Je me rappelle à cette occasion,qu’un Philosophe ayant assisté à la pre-mière représentation de la Tragédiede Rome sauvée , de M. de Voltaire,donnoit, en présence de l’Auteur, lesplus grands éloges au beau récit quefait César du combat qui met fin àla conjuration ; il étoit enchanté sur-tout de la justice rendue par César àtous ceux qui se sont signalés danscette action ; mais il auroit désiré ,ajoutoit-il, que M. de Voltaire eûtretranché ce vers ;
Pernrectcz que César nc parle point de lui.
On auroit dû , selon ce Philosophe,laisser au Spectateur le mérite de s’ap-percevoir de cette noble réticence,& d.'en tenir compte au Héros fansrçuil prît le foin den avertir. Certai*