7$ Eloge
homme , n’eít à si bon marche' que
le génie.
Ces Romans de M. de Marivaux,supérieurs à ses Comédies par l’inté-rêt, par les situations, par le butmoral qu’il s’y propose , ont sur toutle mérite, avec des défauts que nousavouerons fans peine, de ne pas tour-ner , comme ses Pieces de Théâtre,dans le cercle étroit d’un amour dé-guisé, mais d’ofírir des peintures plusvariées , plus générales, plus dignesdu pinceau d’un Philosophe (i). Ony voit les rafíînemens de la coquet-terie , même dans une ame neuve& honnête ; les replis de l’amour-proprejusque dans le sein de l’humiliation ;la dureté révoltante des bienfaiteurs,ou leur pitié , plus humiliante encore;le manège de i'hypocrisie, & sa mar-che tortueuse ; 1 amour concentré dansle cœur d une dévote , avec toute laviolence & toute la fausseté qui enell la fuite ( 2 ) : enfin , ce qtîe M.de Marivaux a fur - tout tracé d’une
(i) Voyez U Note (o).(i) Voyez !a Noie (p).