de Marivaux. 79maniéré supérieure, la fierté noble& courageuse de la vertu dans l’in-fortune , & le tableau consolant dela bienfaisance & de la bonté dans uneame pure & sensible (t). L’Auteurn’a pas dédaigné de peindre jusqu’àla sottise du peuple ; sa curiosité sansobjet, fa charité fans délicatesse , soninepte & offensante bonté, sa duretécompatissante; & rien n’est peut-êtreplus vrai dans aucun Roman , que lapitié cruelle de Madame du Tourpour Marianne, à qui elle enfonceinnocemment le poignard à force dese montrer sensible pour elle. 11 fautpourtant convenir que M. de Mari-vaux , en voulant mettre dans ses ta-bleaux populaires trop de vérité, s’estpermis quelques détails ignobles, quidétonnent avec la finesse de ses autresdesseins ; mais cette finesse , qu’onnous permette ici un terme de l’Art,demande grâce pour ses bambochad.es ,& le Peintre du cœur humain effacele Peintre du peuple. Nous avoueronsen même temps , que les tableaux
I) iv
(1) Voyez h Note (-).