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sent la marche. C’est ce qui a faitdire à un de ses Critiques , dans unRoman où il fait parler une Taupeavec le style de Marivaux : Avan-çons , Taupe , mon amie ; des faits ,
& point de verbiage.
Ce défaut d’action néanmoins se |fait plus supporter dans ses Romans ,que dans ses Pieces, parce que fac-tion , dans un Roman, n’est pas exigée javec la même rigueur qu’au Théâtre;parce que le plaisir du Spectacle tientplus à l’interêt & au moment, celuides Romans à la réflexion & aux dé-tails; parce qu’ensin la lecture n’exigepas, comme le Théâtre , une attentioncontinue , qu’elle se quitte & se re-prend comme on le veut, sans étude& fans fatigue; que son principal mé-rite est de faire sentir & penser, &■qu’on ne peut refuser ce dernier élogeaux Romans dont nous parlons (t).
Aussi prend-on assez de plaisir à cettelecture , pour regretter que ni Ma-rianne , ni le Paysan parvenu , n’aientété achevés par l’Auteur. On a fort
(i) Voyei la Note (s).