Band 
Tome sixieme.
Seite
113
JPEG-Download
 

D E M A R r V A U x. r T Jniains le bien qu’on vouloic lui faire,sor-tout quand il soupçonnent que lavanité pouvoit en être le principe. 11avoit besoin d aimer &. d’eílimer sesbienfaiteurs ; ce n’étoit qu’à ce prixqu’on pouvoit espérer de l'être : maispersonne au/fi ne savoir recevoir avecplus de grâce , quand on avoit obtenuson attachement & son estime. Dansl me maladie qu’il eut, M. de Fonte-tielle , craignant qu’il ne souffrît à lasois la douleur & l’indigence, &sachant qu’il étoit homme à souffrirsans se plaindre, lui apporta cent louis,& le pria de les recevoir; M. deMarivaux prit cette somme les larmes*ux yeux , mais la lui remit aufîì-tôt :•so sens, lui dit - il, tout le prix dev otre amitié , & de la preuve touchantelue vous m'en donneJ'y répondraic omme je le dois & comme vous le'uérites^ ; je regarde ces cent •louisc ornme reçus , je m en j'uis servi, &J t vous les. rends avec reconnoijjance.

En recevant avec tant de délicn-tç ffe les bienfaits de ses amis, il leurfaisoit un autre honneur dont il lesh'geoit dignes ; il ne se croyoit pasobligé à plus de ménagement pour