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eux, qu’il n’en auroit eu s’il avoir été,à leur égard, libre de loure obliga-tion. Un jour , dans une dispute., ils’emporia assez vivement contre M-Helvetius , dont la méraoire eft fichere aux Lettres & à la vertu , &dont il recevoir une pension depuisplusieurs années, M. Helvétius essuyacette sortie avec la tranquillité la plusphilosophique , 6c se contenta de dire,quand M. de Marivaux fut parti :Comme je lui aurois répondu , fì j e ■ne lui civois pas l'obigation d'avoirbien voulu accepter mes bienfaits ( i ) /Cette liberté de M. de Marivauxavec ses amis, n'étoit pas en lui fesse tde l’orgueil , qui ne se sent obligéqu a regret, mais de l’eslime réelledont il étoit pénétré pour eux. II avoitle cœur fi peu fait pour l’ingraiitude,qu’il croyoit même impossible dêtreingrat, du moins au tribunal de sonpropre cœur. les ingrats ont beat*faire , dit-il dans un de ses Ouvra-ges , leur conscience ne fçauroit ít s tingrate de concer-t avec eux ; elle a