Band 
Tome sixieme.
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D F. M A R (UU tïier au Théâtre , & d’autant plus sin-gulier , qu’il est bien différent à la lec-ture. Le Spectateur rit souvent d'asièzbonne foi dans ces Scenes si étrangesde Valets &. de Paysans, parce qued un côté il y a toujours dans ce q u'ilsdisent le genre desprit & de finesíèdont ces personnages font susceptibles,& que de 1 autre, le langage singu-lier dont ils se servent, aidant le Spec-tateur à mieux sentir cette finesse,lui laisse pas le temps de s’apper-'t^voir qu’ils ne parlent ni en Paysanstt en Valets ; mais à la lecture, onne voit plus que le défaut de naturelde vérité de ce langage; & si lespectateur rit un moment aux chosesils disent, le Lecteur, il faut I a vouer,f, lt un peu plus long temps de ce queAuteur leur fait dire.

Néanmoins, h travers ce jargon si^tortillé, si précieux, si éloigné dej? Nature , M. de Marivaux a lu con-ter un mérite dont on doit lui sa-v °ir d’autant plus de gré, qu’on lef r °>roit incompatible avec un pareila ‘ 1 g í 'ge,& qu’il est môme peu cora-nill, i dans nos Auteurs dramatiques,^'ctcju’ils parlent une Langue plus na-.

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