d’ O L I V E T. 1 8 ;d Oliver, eut l’avantage de connoître1 illustreDespréaux. II ailoit voir souventte Poëte célébré dans la retraite d'Au-îeuil; il recueilloit avidement ses le-çons j il étoit là comme un Disciple de^ytliagore, pendais dicemis ab ore ;immobile & dans le silence , écoutantce grand Maître avec une espece deI vénération religieuse (i). Aussi adopta-t-il sans réserve toute la sévérité de sesjugemens littéraires. Peut être avoit-il,comme son Oracle', le goût plus aus-tère que si n (z); son esprit ressembloita ces palais sains & vigoureux, qui ex-priment avec force & goûtent avecplaisir le suc des viandes pleines desubstance, mais qui ne savent ni dis—■ tinguer ni apprécier des alimens plusdélicats ; peut-être, après tout, ne per-dent-ils pas, autant qu on le croit, àêtre privés de cette subtilité exaltée &fugitive , souvent plus propre à énerverle goût qu’à le raffiner.
(i) Voyez la peinture que M. l’Abbéu^Olivet a faite lui-même [ Hist. de l’Acad.fil, p. 267] de son attention respectueuseai >x discours de Defprèaux.
C 2) Voyez les Notes fur l’artide de Def-préaux.