Band 
Tome sixieme.
Seite
193
JPEG-Download
 

D’ O L r V E T. 193tifan, Tétât noble d’Homme de Let-tres. Peut-être auíïï (car pourquoi tairece motif? ) , peut-être M. T Abbé d’O-Uvet, instruit par ses Confrères d u peude considération dont les Lettres jouil-Lient alors à la Cour d'Efpagne , vou-lut , fan; oser trop ie dire, imiterPétrarque , qui dédaigna avec un nobleorgueil de paraître à la Cour de Phi-lippe de Valois , parce que le Monar-que avoir pour les Lettres , non feule-ment l’indifférence dont tant de Rois°nt été coupables, mais une haine donc*1 avoir l’ineptie & la mal-adresse de ieglorifier ; quoiqu’ayant donné fur luil ant de prises par ses fautes & par sesrevers, il eût le plus grand intérêt defie pas offenser des hommes qui dé-voient , par leurs Ecrits, le livrer à laPostérité. Ce Roi, íì peu considéré parelle, if avoir pas même la misérablefinesse de ce Tyran de Syracuse, quifi diíbit : J’cntretiens à ma Cour desfi Philosophes & des Beaux - esprits ,fi non que je les estime, mais parce quefi je veux être estimé à cause de la fa-fi veur que je leur montre (1) «.

( 1) Voyez la Noce {d).

Tome VL

I