La vûcne peutfaireconnaî-tre l’é-tendue.
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mes , que toutes nos âmes, à un certain â-ge, portent des distances , des grandeurs ,des situations, nous font penser, qu’il n’ya qu’à ouvrir les yeux, pour voir de la ma-niéré dont nous voyons. On se trompe;il y faut le secours des autres sens. Si leshommes n’avoient que le sens de la vûe, ilsn’auroient aucun moyen pour connaître l’é-tendue, en longueur, largeur, A profondeur;& un pur Esprit ne pourroit jamais la con-naître, à moins que Dieu ne la lui révélât.11 est très-difficile de séparer dans notre en-tendement l’exteníion d’un objet d’avec lescouleurs de cet objet. Nous ne voyonsjamais rien que d’étendu , & de-là noussommes tout portez à croire , que nousvoyons en effet l’étendue. Nous ne pou-vons guère distinguer dans notre ame cejaune que nous voyons dans un Louis d’or,d’avec ce Louis d’or dont nous voyons le jau-ne. C’est comme, lorsque nous entendonsprononcer ce mot Louis d'or y nous ne pou-vons nous empêcher d’attacher , malgrénous, l’idée de cette monnoye au son quenous entendons prononcer.
Si tous les hommes parloient la même
Lan-*