: sienee morale pouvoit être représentée par dischiffres comme le sont des grandeurs nia^ic-matiques.
L’évidence morale , qui résulte des circons,tances d’un fait n’a point de consistance indé-pendante, mais elle est la suite de ces mêmes'circonstances; chaque fois.elle se modifie parl’ensemble des faits coïncidents ; elle croit ous’affoiblit en proportion de cette influence in-1 directe. La validité d’un individu, commefaisant partie de la preuve ne sauroit être tou-jours la même, et il seroit absurde de la repré-senter ipvariablemcnt par des chiffres.
Il est impossible de déterminer d’avance lavaleur de ces probabilités morales. Les combi-naisons des circonstances d’un fait peuvent va-rier à l’infini; on ne peut les prévoir toutes;il est absolument au dessus des forces humai-! nés de déterminer leurs relations et leur in-! fluence réciproque sur tous les cas. Cés ob-i servations prouvent non seulement l’incertitudeI et l'insuffisance de la théorie de~Ja preuve jus-I ques à présent en usage dans les procès criminels,j mais encore l’impossibilité absolue de déterminerdes régies généralement applicables. Elles démon,trent incontestablement, qu’il ne reste d’autresrégies à établir sur les preuves du délit quecelle d’exiger une sentence séparée sur le fait pris