DE ROBERVAL. 53
Voir été son ennemi plutôt que sonrival. Pourquoi faut - il que tantd’hommes, faits pour contribuer auxprogrès des sciences, perdent à com-battre un homme supérieur, les for-ces qu’ils ne devraient employer quecontre la résistance de la nature?Pourquoi faut-il qu’ils sacrifient si mi-sérablement à une petitesse d’amourpropre, l’intérêt des sciences et celuide leur véritable gloire ?
Roberval mourut en 1676. Ses ou-vrages , recueillis par l’abbé Gallois,son ami, sont imprimés dans les an-ciens mémoires de l’académie. DansSes méthodes, presque toujours obs-cures et embarrassées, on ne peut ce-pendant méconnaître l’empreinte dugénie.
Malgré un. amour-propre facile àblesser, et qui ménageait peu celuides autres, Roberval eut des amis.Sans parler du père Mersenne, qui,»ie pouvant avoir de réputation parbd-même, voulait mêler son nom à