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Tome I.
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ELOGE

On sait que le caméléon des an-ciens se nourrissait d’air et prenait lateinte de l’étoffe dans laquelle on l’en-veloppait; il était l’emblème de cesgens qui changent à chaque instantde caractère et d’opinions par fai-blesse ou par intérêt. Perrault ob-serva trois caméléons ; il ne trouvaque des animaux qui vivaient long-temps sans manger, comme la plu-part des reptiles, qui se nourrissentd’insectes , et dont la peau changeaitcomme change celle des hommesavec leur régime ou leurs affections.

Dans la salamandre, qui est ineom- jbustible , selon Aristote, Perrault ne Ivit qu’un lézard , qui, si on a la bar- jbarie de le jeter au feu , y résiste iquelque temps, parce qu’il découledes glandes qui aboutissent à sa peau,une liqueur assez abondante. I

Le pélican enfin est une espèce ;d’oiseau de proie aquatique. Au des- (sous du bec et de la partie antérieure jdu cou, est un sac membraneux qui