DE PERRAULT. 12.1
s’ouvre dans le bec, et où cet oiseaupeut conserver les poissons qu’il aenlevés , et les rendre ensuite à sespetits. De la les anciens imaginèrentque lorsque ses petits manquaient denourriture, le pélican s’ouvrait l’es-tomac et les nourrissait de son sang. .Les peintres lui ôtèrent la poche etlui donnèrent la figure d’un aigle ; safigure naturelle leur paraissait tropignoble. Les pères tendres, les roisbons, ou appelés tels, étaient com-parés sans cesse au pélican ; et commesi tout cela n’eût pas encore été assez•Merveilleux, quelques écrivains dessiècles d’ignorance , avaient avancé( lans des ouvrages sérieux, que le pé-lican ressuscitait ses enfants morts,€ n les arrosant de son sang.
Qu’un vrai philosophe est heureux,lorsqu’il peut détruire de telles ab-Sl| rdités, qui paraissent indifférenteselles - mêmes, mais qui, entou-rât les hommes d’erreurs et de mer-v cilles, les disposent à en adopter det. 6