Band 
Tome I.
Seite
211
JPEG-Download
 

DE M. FONTAINE. 211

tager aux autres le sentiment qu’ilsont de leurs forces ; mais souvent ilsn’ont pas cette avidité sans cesse re-naissante qui jouit chaque jour dusuccès de la veille, en préparant ce-lui du lendemain, qui veut maîtriserl’opinion publique , mais qui nous enfait dépendre; sentiment qu’on de-vrait peut-être appeler une faiblesse,si ce n’était pas à cette faiblesse qu’ondoit tout ce qui a été fait d’utile auxhommes. Cette passion pour la gloireétait presque un ridicule aux jeux deM. Fontaine ; aussi n’a-t-on de luique des essais. Le calcul intégral estle seul objet qui l’ait occupé long-temps ; et peu de géomètres y ontfait d’aussi grands pas.

On sent que M. Fontaine devaitdédaigner les louanges, surtout cel lesqui tirent tout leur prix du rang de ce-lui qui les donne; il était même in-sensible aux honneurs littéraires. Laseule chose qui ait paru le flatter futson entrée à l’académie des sciences;