272 ÉLOGE
Condamine avait à choisir entre deuxchemins ; l’un sûr et bien connu,mais plus long; l’autre plus co#t,mais dangereux, et que presque per-sonne n’avait encore tenté : c’était ce-lui de la rivière des Amazones. M. dela Condamine le"préféra, suivi d’unseul domestique, Métis. Il se rendità Borja, en descendant le Pongo ;c’est le nom d’un détroit où ce fleuveimmense, resserré par une chaîne demontagnes , se précipite entre deuxrochers coupés à pic. Il faut s’aban-donner, sans gouvernail, à la rapiditédu courant, sur un radeau flexible,formé par des claies de lianes, et qui al’avantage de pouvoir être entraînécontre les rochers sans se briser. L’ha-bitude n’a point encore familiarisé lesIndiens avec les dangers de ce pas-sage. Ceux qui accompagnaient M. dela Condamine, prirent leur route parterre : il resta seul avec son domes-tique. Heureusement, c’est son ex-pression , il passa sur son radeau la